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 Bouh.

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Killian
۩ Apprenti exorciste ۩

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MessageSujet: Bouh.   Lun 8 Déc - 0:18

[suite de Allumez le feu ]

Killian se retint de sauter sur le garde qui avait frappé son amie pour le lui faire regretter, et envoyer dans son entrejambe un coup magistral. Il fallait éviter d'envenimer les choses et risquer de se retrouver dans une situation pire que celle-ci... Comment osaient-ils être violents avec une fillette sans défense, eux qui étaient grands et forts? Ils devraient en répondre à Dieu lorsque leur jugement viendrait! Le blondinet se confortait dans cette idée tout en lançant des regards assassins aux gardes. Ils iraient brûler en enfer, oui, bouillir dans les chaudrons infernaux avec des petits oignons et des courgettes!

Il capta les regards en coin que lui adressait Lulubeth et essaya de lui transmettre des encouragements. C'étaient eux les gentils dans l'histoire, donc, par définition, ça seraient eux qui vaincraient!

On fut bientôt à l'entrée de la maison abandonnée, dont Killian avait entendu parler... et pas de la meilleure façon qui soit. Pour l'instant, mieux valait ne pas inquiéter sa compagne, et si cela pouvait nuire aux autres, tant mieux! Alpha le protégerait au moins de quelques mésaventures, quand bien même il n'était pas à l'abri.

Tous entrèrent dans ce vieux bâtiment aux parquets grinçants. Méfiant, l'adolescent entraîna son garde pour se trouver auprès de Lulubeth. Tout était pour le moins silencieux, jusqu'à ce qu'un hurlement suraigu fasse bondir tous les humains présents dans la pièce. Une harpie? Une banshee? Ou peut-être n'était-ce que le vent? Le cri avait semblé venir de l'étage... Pétrifiés, les gardes n'osaient plus faire un seul geste, attendant nerveusement de voir si autre chose allait se passer.

Quelques minutes plus tard, comme rien ne bougeait dans l'obscurité, ils se détendirent un peu, mais... la porte qui menait dans la pièce suivante oscilla lentement, pour se fermer... toute seule. Les rumeurs concernant les étrangetés de Saint Thomas se confirmaient pour les gardes, qui n'avaient pas fini d'en voir de toutes les couleurs... Pour les enfants, c'était différent, ils commençaient à y être habitués, surtout Killian dont le quotidien était de taper la discussion aux fantômes qui croisaient son chemin. Le choix de gardes ne venant pas du village même était peu judicieux, sachant que les revenants se faisaient un plaisir de traumatiser tous les gens originaires de l'extérieur...

Des murmures se mirent à courir; mais l'on n'osait rien encore affirmer. Il y avait forcément une explication rationnelle. Tout à coup, un des livres qui gisait sur une étagère poussiéreuse se souleva dans les airs et se mit à flotter sous le nez des hommes de loi. “C'est l'oeuvre du démon!” Et tout plongea dans une grande confusion: une dizaine de livres fusèrent à travers la pièce; quelques gardes se mirent à hurler en criant, et essayèrent de sortir; malheureusement la porte d'entrée refusait de s'ouvrir. Les missels pourchassaient chacun des vivants présents dans la pièce.

Ils essayèrent sur Killian et Lulubeth, mais ceux-ci restaient d'un calme olympien, aussi on les laissa tranquilles au profit de ces autres humains si facilement impressionnables. Des rires espiègles retentissaient dans la pièce sans pour autant que les entités daignent se montrer. Un des gardes, essayant d'échapper à une Bible agressive, crut bon de monter au premier étage... et ses hurlements redoublèrent d'intensité. Les pages volaient à travers la pièce, l'on essayait de pourfendre les ouvrages batailleurs, sous les yeux de deux jeunes gens pliés de rire, qui ne tarderaient pas à profiter de cette échauffourée pour filer à l'anglaise... cependant, la porte daignerait-elle s'ouvrir pour eux?
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MessageSujet: Re: Bouh.   Mar 9 Déc - 21:51

Lorsque le petit groupe entra pour de bon dans la maison dite hantée, Lulubeth sentit des frissons parcourir sa colonne vertébrale. Voilà qu’elle tressaillait dans un environnement qu’elle connaissait pourtant si bien ! Elle tenta de se rassurer en la présence de Killian qui lui parut lointain, tout ça parce que ces gusses les retenaient prisonniers. La petite fille aux cheveux dorés et ondulés ne cessa pas de s’inquiéter de ce qui allait advenir d’eux. Toutefois, malgré les étranges courants d’air hurlant dans les corridors de la bâtisse endommagée, elle finit par se sentir à son aise, et cessa de vouloir anticiper tout ce qui allait se passer. Elle ne voulait plus se torturer l’esprit pour l’heure, car ce qui comptait plus que tout, c’était sa liberté. Comme l’idéalisait son prince charmant, ils n’étaient pas en tort, ou du moins pas totalement, et ne méritaient que la libération pour avoir fait une bonne action. Après tout, n’avaient-ils pas libéré une femme qui avait été accusé arbitrairement, et cela sans qu’une preuve irréfutable ne soit trouvée ? De toute sa vie, c’était bien la chose dont Lulu pouvait être fière. D’ailleurs, un petit air grave et fier s’afficha sur son visage, tandis qu’elle mordillait convulsivement l’oreille de son chat en peluche. Désormais baveuse, elle aurait voulu avoir les mains libres pour pouvoir s’attaquer à une autre partie de son anatomie, que ce fusse l’autre oreille, ou son petit museau élégamment cousu des mains d’un artisan prodige.

Heureusement pour elle, l’occasion de dévorer Spinel allait devenir de plus en plus possible, puisque des évènements chroniques égarèrent la concentration des soldats de plomb. Les hommes de loi commencèrent à paniquer, à partir du moment où un cri strident rompit le pesant silence qui s’était installé. Le chant des courants d’air cessa subitement, rendant la fillette perplexe au milieu des adultes qui paniquaient à n’en plus pouvoir. La tension était palpable, et bien que la demoiselle avait l’habitude, elle sentait son cœur battre la chamade. Son rythme cardiaque s’accélérait indubitablement et chaque battement provoquait un écho assourdissant, se répandant jusqu’à ses tempes. Son sang ne fit qu’un tour lorsque des objets commencèrent à se mouvoir, puis, sentant une étrange présence aux alentours, elle voulut murmurer un : « Le chat il sait ! », phrase signifiant qu’elle pressentait quelque chose d’anormal. Elle se contenta donc de la penser, incapable d’ôter sa peluche de sa bouche pour pouvoir se permettre de la scander sur un ton suspicieux.

Ses sourcils se froncèrent lorsqu’une porte branlante se mit à bouger de son propre chef, engendrant le terreur des soldats. Lulubeth quant à elle, lança un regard discret en direction de Killian qui ne semblait pas bouger d’un pouce. Drôlement rassurée par son self control, elle le suivit dans son initiative et décida de ne pas broncher, de ne pas me montrer ne serait-ce qu’une once de peur dans son regard. Son corps et son cœur se détendirent, alors que leurs kidnappeurs faisaient deux litres d’huile. Pendant qu’elle touchait le Nirvana auprès de son prince bien aimé, des livres commencèrent à fuser dans la pièce, se soulevant de leur lieu initial pour s’attaquer violemment à des proies de choix. Les enfants demeurèrent impassibles, comme si ils n’étaient pas physiquement là et que leur coquille de chair demeurait vide de tout sentiment. Tout à fait calmes, cette sagesse leur permettrait probablement de se faire apprécier des entités, qui loin de les faire sortir de leurs gonds, purent en revanche, provoquer une panique générale chez les autorités. Lulu ne put s’empêcher de commencer à rire, encourageant intérieurement les entités à poursuivre leurs initiatives, lesquelles lui arrachèrent un sourire. Effroyable erreur ! A peine ses lèvres s’entrouvrirent-elles que sa peluche tomba sur le plancher.

Cependant, elle n’eut pas à s’apitoyer durant des heures puisque non loin de là, une petite dague mal affutée se détacha de sa place de départ, chutant brusquement sur le plancher, et se laissant traîner par une force invisible jusqu’aux pieds de la fillette. Pendant ces minutes d’interrogation extrême, la cacophonie redoublait, alors que les soldats se faisaient lamentablement persécuter par des entités dont ils n’avaient jamais soupçonné l’existence. Lulubeth considéra sagement l’arme contondante, luisant face à ses petons. Doucement, elle s’agenouilla et agrippa l’arme dangereuse de ses petits doigts boudinés, dignes d’un enfant âgé d’au moins cinq ans. Elle tourna la lame vers les chaînes qui liaient ses poignets et repéra un cadenas minuscule, enfoui sous des maillons de fer. Méticuleusement, elle parvint à faire traverser la lame vieillie dans cette forêt de métal, et constata que cette dernière était encore suffisamment aiguisée pour servir de clef. Il ne lui fallut que quelques secondes pour percevoir d’une oreille attentive un léger clic, qui lui parut presque inaudible dans tout ce tintamarre. Alors qu’elle s’affairait à cette lourde tâche, des meubles se cassèrent la figure, et des hommes apeurés se recevaient des tonnes d’ouvrages en pleine figure. Certains demeurèrent assommés, d’autres après avoir tenté une fuite au premier étage, se reçurent des tomes d’encyclopédie si conséquents, qu’ils furent propulsés en arrière, tête la première. Tant de cruauté ne fut heureusement pas exercée sur les bambins.


« Ca y est Killian-chou ! A moi de te sauver ! »

Les chaînes s’écroulèrent sur le sol tandis que les entités achevèrent de s’occuper des derniers rescapés. Lulu accourut jusqu’à Killian, prenant Spinel en dessous de son bras droit. Elle s’occupa de délier les chaînes qui le tenait prisonnier, après quoi elle déposa un tendre baiser sur le nez de son compagnon. L’agrippant par la main, elle considéra que le câlin ne serait pas pour maintenant. En effet, l’un des soldats qui avait survécu et continuait de subsister, avait conservé toutes ses capacités physiques. Braquant une arme quelconque sur les chérubins, Lulubeth s’interposa entre lui et Killian, désireuse de se rendre utile après tout ce que l’apprenti exorciste avait fait pour elle. Les esprits allaient-ils faire preuve de solidarité, tandis que l’agitation s’aplanissait ?
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Killian
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MessageSujet: Re: Bouh.   Dim 21 Déc - 12:46



Tandis que la cohue suivait son cours avec une désorganisation exemplaire, Killian avisait les différentes options qui s'offraient à lui, son visage paré d'un masque désinvolte. Il semblait que tous les volets encore en place s'étaient brusquement fermés, plongeant la pièce dans une semi-obscurité terrifiante pour tous ces pauvres mortels qui voyaient de plus en plus d'ombres se faufiler partout. C'était un jour de fête: depuis combien de temps une si belle bande d'humains impressionnables n'avait-elle pas mis les pieds au coeur du repère des esprits maléfiques?

On avait remarqué le gamin aux cheveux blonds. On le haissait de loin, sans oser s'en approcher de trop près. Il avait sur lui quelque chose qui exhalait comme une aura épouvantable dont on ne se risquerait pas à tester les effets. Mais, contrairement aux adultes présents dans la maison, persuadés d'avoir affaire aux pires entités envoyées par le Démon, lui et l'autre fillette restaient calmes, en retrait, et pas le moins du monde intimidés. Si l'exorciste n'intervenait pas, et semblait même s'amuser du sort des malheureux, peut-être le fallait-il considérer comme un allié? Sottise, les exorcistes étaient la plus répugnante des sortes d'humains, et tous devaient expirer longuement et dans d'atroces souffrances! On lui règlerait son sort après, n'est-ce pas... Des dizaines de morts contre un seul misérable agent de Dieu... et la fillette, qui l'accompagnait, devait mourir aussi! Ils devraient tous mourir! La folie du sang envahissait bientôt les coeurs; les pages des missels déchiquetés voletaient lentement vers le tapis usé, et un silence pesant s'installa sur les épaules des soldats effarés.

Pendant ce temps, Lulubeth avait réussi à trouver le moyen de les libérer tous les deux de leurs chaînes. Elle eut droit à un grand sourire à la fois reconnaissant et encourageant. Décidément, ces deux petits aventuriers allaient bien ensemble! Main dans la main, ils n'eurent pas tôt fait d'exprimer leur joie qu'un nouvel obstacle se dressa devant eux. Mince, quoi, ne pouvaient-ils pas être tranquilles cinq minutes?

L'homme qui se dressait devant eux devait être moins sensible que les autres aux phénomènes paranormaux et, poussé par son devoir, se forçait à tenter de reprendre en main la situation. La première étape qui était de remettre sous clé les deux captifs serait certainement aussi ardue que la première fois. En effet, le soldat avait encore à l'esprit le souvenir douloureux des dents d'un blondinet plantées dans son bras.
Sans perdre de temps, Lulubeth s'interposa entre Killian et l'agresseur, sous les yeux consternés de ce premier. Inconscience, ou suicidaire? Il l'interpella d'un ton indigné:


-Hey, c'est moi l'homme ici, c'est moi qui dois te protéger!

Homme, homme, tout est relatif; mais il n'y avait pas de doute que d'eux deux c'était lui qui possédait le plus de gènes masculins. Sans perdre de temps, il fonça tête baissée dans le ventre du gaillard qui ne s'y attendait absolument pas. Plié en deux, celui-ci ne vit pas les gamins s'enfuir et se réfugier sous une table dans un coin du salon. Toutes les portes et fenêtre étaient fermées à présent, coupant court à toute tentative de fuite. Une attente engoissante alourdissait l'atmosphère. On avait cessé d'essayer de se battre contre l'invisible; et l'invisible avait cessé d'harceler les soldats. Quelque chose allait arriver. Quelque chose de bien plus terrible que tout ce qu'ils avaient vu jusqu'à présent.

Un grincement sinistre annonça soudainement une nouvelle arrivée, faisant brusquement sursauter les humains. Et puis elle apparut. Une jeune femme, parée d'un sourire qui avait l'air bienveillant. Ses doux yeux bleus se posèrent sur chacun d'entre eux dans la pièce, semblant les sonder de l'intérieur. Une longue crinière blanche flottait autour d'elle tel un halo vaporeux, et sa robe... mon Dieu, sa robe, c'était la toilette des mariées... qu'elle était belle... oubliant presque la méfiance, on s'approchait d'elle pour l'admirer, pour se plonger avec bonheur dans son regard d'azur comme dans un lac à l'eau claire et pure, et s'abandonner dans sa présence merveilleuse... une si jolie jeune femme ne pouvait faire de mal à une mouche, n'est-ce pas?

Crispé, Killian amena lentement son amie à se reculer avec lui le plus loin possible, et lui fit signe d'un silence le plus total. Il ne fallait pas qu'elle les voie. Il ne fallait surtout pas qu'elle les voie. C'était déjà trop tard pour les soldats. Le jeune exorciste prit son amie contre lui et mit une main sur ses yeux innocents.

De l'autre côté de la pièce, on s'extasiait de moins en moins. Plus de regards admirateurs, et encore moins lubriques. Passé l'émerveillement de la douce apparition, on remarqua avec effroi que ses pieds nus ne touchaient pas le sol...
On découvrit sa pâleur cadavérique... les taches rouges sur son vêtement... et l'objet qu'elle tenait négligemment dans une main...

L'un des soldats, plus hardis que les autres et qui ne semblait pas avoir remarqué leur inquiétude, passa une main au travers du corps du spectre. La demoiselle tourna lentement la tête vers lui. Et violemment tout passa du rêve au cauchemard: les yeux bleus devinrent plus rouges que les braises de l'Enfer, le tisonnier qu'elle tenait s'échauffa jusqu'à l'incandescence et son sourire angélique se transforma en une hideuse grimace qui laissait sentir l'étendue de sa fureur et de son sadisme.

Qui a osé profaner la demeure des âmes maudites?

La phrase résonna longtemps dans l'air. Les soldats auraient voulu reculer, tétanisés. Killian ferma les yeux, et le carnage put commencer.

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