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 Le marché aux esclaves

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L'Oracle
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MessageSujet: Le marché aux esclaves   Dim 13 Sep - 15:32



Mesdames et Messieurs, je me présente : Jim, je serai votre guide pendant cette petite excursion plus ou moins officielle dans les rues froides et sombres d’Abellion ! Nous sommes en ce moment même dans les galeries marchandes, un ensemble de rues avec plein d’échoppes et de magasins plus ou moins recommandables où vous pourrez soulager votre bourse de quelques pièces d’or ! Faîtes d’ailleurs attention, de nombreux voleurs rôdent dans la foule... enfin trêve de pensées déprimantes, suivez-moi ! Oui madame, nous reviendrons après pour faire les boutiques, mais pour l’instant j’aimerais vous présenter l’une des attractions principales de la ville ! Il me semblait que c’était à droite après le serrurier… je ne me rappelle pas de ce forgeron, peut-être un nouveau ? Oh excusez-moi, je pensais à voix haute ! Bien, continuons. Ici vous avez une magnifique avenue bordée de magasins, de ce côté une rue avec quelques marchands et… ah voilà enfin ! Mesdames et Messieurs, bienvenue au marché des esclaves, une attraction que vous ne verrez nulle part ailleurs !

Pour la petite histoire, la place où se déroule cet évènement se nomme la place de Jack ! C’est en rapport avec un criminel qui égorgeait ses victimes d’une manière plutôt barbare, horrible n’est ce pas ? Et bien il fut attrapé ici même et exécuté aux yeux de tous, c’est ainsi que la place obtint ce nom prestigieux ! Hein ? La place des Frairies ? Excusez-moi monsieur, mais qui est le guide ici ? Sans doute un ivrogne qui vous a dit ça, bref, suivez-moi !

Oui, il y a énormément de monde, une foule compacte, mais il reste encore de la place. A votre droite, un magnifique étalage d’humains en cage, apparemment bon marché : hommes et femmes, il y a tout, pour tous les âges ! Au regardez par là, Dans ces cages se trouvent des créatures étranges, celles qui hantent notre forêt ! Je reconnais là un lycanthrope, un elfe ici, et même quelques fées, incroyable ! Ne vous inquiétez pas, ces créatures sont sous l’influence magique de perles rarissimes, retrouvées par deux explorateurs il y a un moment maintenant, des perles qui permettent de contrôler les créatures, pratique non ? Bien, je vais maintenant vous laisser ici, j’ai quelques emplettes à faire, n’hésitez pas à vous promener et à acheter quelques esclaves, il y a des dizaines d’étals, avec des marchandises très variées à des prix pouvant parfois être très intéressants !

Pour les quelques âmes sensibles qui n’apprécient pas le désespoir et le désarroi émanant des esclaves vendus, je vous conseille la taverne du loup pendu, juste à côté. Mesdames et Messieurs, à tout à l’heure, et amusez-vous bien au Marché des Esclaves !

* * * * *

Les prix pour les esclaves peuvent varier en fonction de la qualité de l'individu : pedigree, race, robustesse, beauté, compétences etc. Un très bon esclave est hors de prix pour la majorité des gens. Mais si vous avez quelques économies, n'hésitez pas à investir, que ce soit pour la compagnie, pour les tâches ménagères, pour travailler, et plus si affinités ! Il y en a pour tous les goûts...

ps : Natanakin tient à préciser qu'il est déjà vendu !

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William Heaven
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Lun 14 Sep - 20:30

C'est un William passablement énervé qui déboula au marché des esclaves, encore furieux de son altercation précédente avec ce maudit mécréant. A cause de lui, il n'avait pas de quoi s'offrir à manger, et il était affamé...sans compter son maître qui lui avait ordonné de venir ici. Mais l'endroit était plaisant : une foule suffisamment dense pour permettre à quelques bourses d'êtres fauchées, et une ambiance qui lui rappelait une version plus humaine de l'enfer. Les esclaves enchaînés, mis en cage, gardés sous l'influence de divers charmes...humains et créatures unis dans la même détresse, ou le même sadisme selon de quel côté de la barrière nous nous retrouvons. Parfait, il se sentait comme chez lui, mais l'heure n'était pas encore venue de profiter, il fallait d'abord se remplir les poches.

Se faufilant dans la foule, il observa longuement autour de lui à la recherche d'une proie facile...et il en vit une ! Sans doute un nobliau, vu l'air supérieur qu'il arborait ainsi que ses vêtements tape à l'œil qu'il portait. Et l'imprudent portant trois bourses d'or à sa ceinture, à la vue de n'importe qui un tant soit peu intéressé, et ce ne sont pas les deux gardes de l'homme qui l'empêcherait de soulager ce riche individu de quelques piécettes. S'approchant tranquillement, il glissa lentement sa main vers le sol et envoya une discrète flammèche vers les bourses d'or. Elle passa à côté, mais la deuxième qui lança juste après fit mouche et brûla net la cordelette fixant l’une des bourses à la ceinture du noble. Laissant avancer sa cible, le démon se rapprocha ensuite et ramassa le fruit de son méfait, inspectant ce qu’il avait gagné : largement de quoi le nourrir quelques jours et s’offrit quelques extras, peut-être même un esclave ? Ce serait amusant, il aurait enfin une cible officielle en cas de grosse colère à calmer…oui enfin si c’est pour casser son jouet juste après l’avoir acheté…

« Bien, maintenant, allons faire le tour des étalages ! »

C’est donc d’une humeur un peu plus joyeuse que se retrouva pourvu William qui en profita pour faire ce qu’on pourrait appeler du lèche-vitrine. L’un des étals vendait exclusivement des humains, hommes et femmes, d’une très grande beauté à des prix exorbitants, mais surtout pour le plaisir des yeux. L’air effrayé de cette jeune demoiselle lorsqu’elle croisa son regard intéressé lui mit du baume au cœur, si tenté qu’il en ai un. Plus loin, des créatures agenouillées sur une estrade, chacune portant un collier où brillait une étrange perle dont l’aura laissa dans la bouche de William un goût métallique amer, très dérangeant. Elfes, hybrides de tous genre, fées et autres créatures improbables, il y avait de tout, à des prix très variés. Il se surprit même à aller inspecter la marchandise, discutant avec le tortionnaire, enfin le marchand, à propos de ces produits, que ce soit pour la qualité ou le prix. Non vraiment, il s’amusait bien ici, c’était comme en enfer mais en moins violent. Il se remémora avec nostalgie les jours de grandes arrivées, lorsque les âmes défuntes arrivent en enfer pour servir de friandises aux démons venant faire leur « marché ». C’était la belle époque.

Plus loin, il repéra un homme vendant de la viande apparemment presque fraîche cuite à la broche. Que voulez-vous, dans toute fête foraine, il y a de la nourriture en vente ! Il s’empressa, avec sa nouvelle « fortune », de s’acheter un demi poulet bien rôti qu’il s’empressa de dévorer avec une rage qui en fit pâlir plus d’un aux alentours. Se léchant les babines avec satisfaction, le ventre un peu moins bruyant, il retourna à son marché, allant d’étal en étal, observant les êtres désespérés qui attendaient d’être vendues à quelques porcs et autres sadiques…ou peut-être à de gentilles personnes ? Mais quelle personne à l’âme pure viendrait acheter un esclave après tout ?


*Sûrement pas moi, hé hé hé…bon, et si je m’achèterais une fée ? Nan, à la moindre flamme ça disparaît en un clin d’œil, mauvaise idée…un humain ? Trop fragile, il y en a déjà plein dans la rue…hum, j’aime tellement faire les magasins comme ça ! *

Il faut dire qu’il semblait être comme dans un poisson dans l’eau, mais il n’était pas le seul apparemment…
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Pryde
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Mer 16 Sep - 23:43

Pom pom pom. Une espèce de type étrange avec un rubis incrusté dans le front se fraie un chemin au milieu des passants, panier au bras, l'air passablement réveillé mais d'une humeur joyeuse. Visiblement, c'est un jeune homme qui vient faire son marché. Pour sa femme peut-être ? Seulement, il a dû se tromper d'endroit. Ici, ce n'est pas un simple marché. C'est le marché aux esclaves...

Qu'à cela ne tienne, le voilà dans la première allée, promenant son regard bordeaux sur les marchandises présentées par ces souriants exportateurs. Il hausse un sourcil et s'arrête à la vue de toutes ces cages. Il lui revient un instant à l'esprit le moment où c'était lui qui se trouvait derrière les barreaux, lui, produit de luxe, sur un coussin, entre deux plaques de métal et quatre grilles... Il se rappelle de ses voisins, qui n'avaient pas autant de chance. Ils étaient semblables à toutes ces pauvres créatures entassées dans des cages ou liées entre elles par des chaînes de fer.

Est-ce que cela l'apitoie ? Est-ce que ce souvenir est douloureux pour lui ? Il penche légèrement la tête de côté, et ses yeux sombres restent figés sur l'enclos en face de lui. Peut-être a-t'il simplement oublié. Enfin... il faudra se contenter de ce court instant de ce qui pourrait être de l'émotion, avant que Pryde ne reprenne son chemin, décidé à trouver cette fois un vrai marché... et ne s'arrête quelques pas plus loin.

La fascination ouvrit grand ses yeux et sa bouche.

La table accessible aux visiteurs était recouverte de velours rouge -et les dieux savaient combien Pryde aimait le velours rouge- mais ce n'était pas ce qui lui avait fait oublier toute idée de partir. Non, c'était quelque chose de bien mieux qui l'intéressait... sur la table, trois petites cages et deux bocaux abritaient des choses scintillantes. Plusieurs petits êtres fées semblables à des lucioles, minuscules femelles dénudées qui se cognaient contre les parois, s'agitaient fébrilement dans les bocaux.
Dans les cages, trois bestioles. La première était en tous points comparable à une peluche d'ours, et ses petits yeux noirs fixaient avec appréhension le gros visage du jeune homme collé à la grille. La seconde, une chenille d'un vert éclatant, immobile. Quelque chose de blanc remuait entre ses pattes, ou plutôt... elle était en train de tisser. Quant à la troisième... c'était noir. La forme en elle-même était indéfinissable, puisqu'il semblait que des dizaines de petites pattes sortaient constamment de son corps pour s'y refondre aussitôt. Mouvante, toujours mouvante. Seuls trois petits points blancs dans cette mêlée d'appendices remuants laissaient deviner des yeux.

C'était la dernière chose qui avait capturé l'attention de Pryde.

Pom pom pom...
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Eden Ael'dha
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Dim 20 Sep - 20:39

Il lui en fallait toujours plus, même si elle en avait déjà bien assez.

C'était l'unqiue raison qui l'avait poussé à quitter ses draps ardents. La veille, Eden avait réussi l'exploit de soudoyer Sa Majesté afin de pouvoir sortir seule, et guère de menaces suffisait à sa domestique pour la remettre sous son contrôle ignoble. Les quelques lueurs matinales qui se faufilaient à travers les rideaux de satin de sa chambre avaient suffit à lui faire ouvrir les yeux. Alors, lorsque Liana vint la tirer de son sommeil une énième fois et qu'elle fût renvoyer en dehors de la pièce aussi vite qu'elle était venue, la Demoiselle sortit de son nid douillet et s'atella à ses occupations primaires.
C'est ainsi qu'après avoir prit un bain au lait d'ânesse - certes faux, cependant il fallait lui faire croire qu'elle valait le plus luxueux des soins, sinon c'était la maison de Griffon entière qui allait en patîr-, s'être parée de sa plus ravissante bague et avoir revêtue la robe bourgeoise réservée exclusivement à ces sorties illicites qu'elle partit en trombe de la grandiose demeure qui ne portait point son nom fictif. Elle insista sur le fait d'y aller par ses propres moyens. La Dame des Enfers avait donc favorisé la marche à la voiture tirée par des chevaux d'un blanc immaculé de celui qu'elle appellait Père qui, soit dit en passant, se maudissait d'avoir passé l'âge d'être son mari. Bien sûr, c'était sans compter sa délicatesse légendaire qui refusa d'être accompagné à maintes reprises par les valets de la maisons, les esclaves mâles et les passants, compagnons de voyage de l'astre du Jour qui feignait se dévoiler au nouveau matin. Au final et ce, malgré la fatigue, la faim, la soif et les mains baladeuses, l'artifice parvint à destination. Le marché aux esclaves. Enfin!
Lorsqu'elle aperçut, une fois sortie de la route qu'elle avait longé durant la plupart du trajet, la foule compacte sur la place de la ville, un soupir de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres fines. La belle avait retrouvé la civilisation, après avoir traversé d'un pas rapide les ruelles vides propres à cette heure matinale. Abellion, même sous ses airs de place sainte propice à la plaisance et à l'exaltation, n'était vivante qu'en son sein et les rues aussi éloignées du centre marchand étaient destinées à recueillir et à loger le bas peuple, les vauriens et autres prostituées. Abellion était un croisement de peuples, de races. La ville idyllique et suspecte à la fois. Cependant, quelle cité ne possède point de mystères, et ces énigmes, elles étaient sûrement l'interêt d'habiter ici.
Fière de sa performance, la fille d'En-Bas se mêla à la foule croissante, évitant soigneusement tout contact avec les corps étrangers crasseux et couverts de sueur. Ses pieds contournaient les flaques d'eau, reste d'une précédente averse, manquaient de peu d'être écrasés par certains manants sans aucune gène. Son visage est crispé de dégoût. Voiçi le vrai visage d'Abellion. Le centre n'est guère plus raffiné que la banlieue, et le mythe du luxe tombait bien bas. Les dires sont mensongers, maintenant, la fleur en était convaincue. Cela ne la perturbait pas pour autant. Habituée à revêtir les affaires des passants, le simple fait d'avoir comme enveloppe tissée une robe lui appartenant la réconfortait dans son illusion si chimérique soit-elle. Ses bottines de cuir rencontrèrent plus d'une fois des obsacles étrangement inconnus. Elle baissa son regard saphir pour regarder les pavés décrochés, tentant de garder sa grâce caractérielle, avec néanmoins un certain succès. Le peuple l'entraînait dans le courant plus qu'elle n'avançait par elle-même. Faire demi-tour allait être fastidieux, pourtant point irréalisable. Son minois aux traits fins se redressa à l'entente d'un sifflement suspect. La noire chercha de tout côté, secouant son visage interrogateur, dévissant sa nuque dépourvue de riches parures qui n'auraient fait que la rendre plus magnifique encore, bien que cela soit impossible. Personne n'avait l'air de s'être interressé à sa magnificence, pas un instant. Elle n'était, parmis ces gens sans valeurs aucunes, qu'une bourgeoise. Une jeune fille à marier, destinée à l'élevage de sa progéniture non désirée. Une enfant indésirable. Un parasite, une bouche en trop à nourrir. Les gens ne savaient rien du peuple qui les encerclait. Pris au piège dans une farandole d'inconnus. Ne pas se fier aux apparences. Quelqu'un l'avait aperçu, s'était incliné face à sa beauté mutante, artificielle. Il était peut-être déjà parti. Eden ne s'en soucia pas plus longtemps, fixant une rue au hasard, se frayant un chemin à coups d'épaule à travers la paroie que formaient les villageois aveuglés par leur couloir défini.
Toujours autant de monde. Le Bellâtre lui avait imposé un labeur infernal, diabolique, qu'elle assumait avec une réverence et un respect louable. L'artifice poursuivit sa route, se limitant à quelques fonctions vitales. Inhalation, progression, suppression. La belle devenait Plante. Un défi, survivre à cette prolifération assomante. Et finalement, telle l'écume salissante s'échouant sur la grève de galets noirs, La damoiselle trouva un refuge. Les galeries marchandes, encore plus impénétrable que sa chair dure comme le marbre.

Si le couloir funèbre du fleuve aqueux était l'océan, celui de la marée humaine était cette rue. La vie y prospèrait mieux que partout ailleurs. Le bruit y avait encré son trône, les oiseaux qu'ils étaient y avaient fait leurs petits. Eden, restée adossée contre un mur poreux après y avoir été projeté, observa cet environnement avec curiosité. Elle remarqua des mandiants pieds nus partager leur maigre butin, un petit freluquet au visage sale faire les poches d'un damoiseau allègre qui n'avait en rien l'impression d'être soulagé de la bourse qui était plus grosse que ses deux mains jointes. Suite à cette scène, la dauphine se décrocha de son perchoir et tituba vers l'avant, avant de s'engager à nouveau dans le flux charnel. D'ici, la belle aperçut deux damoiselles de son âge tenant compagnie à un jeune homme qui n'avait accepté de les tenir auprès de lui qu'après avoir descendu une ou deux chopes d'hydromel. Jusqu'ici, rien de bien mauvais n'avait attiré son oeil. Et quand elle arriva face au terminal, la mélancolie qui regnait dans cette zone la contamina. Un vague à l'âme contagieux, une asthènie soudaine, mais une jouissance extrême. Le plaisir divin, l'extase à son sommet. Jamais autant de souffrances ne l'avait émue à ce point. Revivante dans cette armée psychasthènique, Princesse s'enfuit de sa prison psychédélique pour atterir face à un visage hypocondriaque.
La Vierge de Fer, prise au dépourvu, recula de quelques pas maladroits. Il était enfermé là, comme le chien qu'il était. La bête face à la belle. Vitalité décroissante, elle lui tourna le dos, et aperçut ce champs de cages. Les animaux à l'interieur pleuraient leur malheur. Implorant les bourses régéneuses de les sortir de la maison en pain d'épice qu'ils avaient franchit sans bien se renseigner. Sentiment de compation, certains offraient à des mains gantées ravies des pièces dorées qui crochetaient le cadenas fixé à ces barreaux. Sans savoir, les détenus se cachaient derrière leur sauveur, qui deviendrait dans si peu de temps leur geôlier. Ils regretteront leur cage qui n'était finalement pas si noire. Etaient-ils conscients de leur situation? Avaient-ils offert le consentement? Nul ne le savait, mais cette vérité n'aurait point surprit la belle, toujours au même endroit. Quand elle daigna se décrocher, un rictus mauvais s'afficha sur son charmant visage. Voici donc le marché aux esclaves.
Elle aurait pu y passer la journée. Elle adorait ça. Se faisant aborder sans cesse, complimenter à chaque pas, la démone aurait pu repartir avec derrière elle tous les esclaves en vente. Malgré tout, elle resta stoïque face aux charmes des vendeurs corrompus par l'argent et les remercia gentillement de ces réductions alléchantes sans en profiter pour autant. Les esclaves eux même la suppliait, à genoux sur les pierres grises de la rue, de les acheter, de les sortir de l'Enfer, en échange de services corporels et même indécents. Profitant de ses occasions pour offrir le peu de charme qu'elle se permettait face à ces rustres, ces êtres sans chasteté, c'était avec un sourire qui n'avait rien de virginal qu'elle repartait, ayant en tête l'idée d'avoir comblé les désirs angéliques de miséreux et de gueux qui jamais ne retrouveraient telle perle. De leur côté, ces mélancoliques divaguaient à cette Sainte, cette fille de Dieu qui leur avait offert ces quelques instants de bonheur. Conscients d'avoir perdu le joyau le plus précieux qu'ils leur avait été de voir, ils la redessinaient, négligeant leur sort malsain.
Les femmes, ces fleurs fanées soumises au châtiment écclésiastique, ces poupées de chiffon désenchantées devenues marchandes, ces chrysalides qui n'atteindraient point le stade insecte, cette catégorie partaient vite. Nouvelle preuve de la perversité, du vice de ce peuple citadin. Lorsqu'elles oyaient la voix cristalline de la femelle libre, enchanteresse, confronté à celle du mâle, dominante, rauque, elles s'approchaient des barreaux de leur prison de verre. Humilliées, oubliées, elles priaient pour que cette soeur leur rende ce qu'elles avaient perdu. Puisant dans leurs dernières forces, elles l'imploraient en silence, lui conferrant leurs douleurs perpétuelles lorsqu'il s'approchait. Invoquant tous les Saints pour que cette mélodie paradoxale porte ces fruits. Malheur! une nouvelle fois, le serpent avait étouffé l'arbre naissant, et le fruit ne pouvait croître. L'Idylle s'éloignait, sans grande compassion à leur sujet. Les voilà humilliées, oubliées, et trahis, condamnées à décliner dans les bras d'hommes qu'elles n'aimeraient jamais.
L'Anthéchrista poursuivit sa route, jetant un coup d'oeil à chaque étalage, ne cessant en rien son manège distrayant. La foule se désépaissit, elle fût enfin entièrement libre de ses mouvements. Lorsqu'une créature lui parraissait convenir, rien ne l'empêchait d'aller lui parler, puis de discuter de son coût avec le charmand vendeur qui ne se faisait pas prier pour admirer sa robe au décolleté provocant. Ils négociaient en bons amis, repartaient sans plus de mots, simulant de "repasser plus tard", promettant sans grande valeur. Le temps passait, la foule se dissipait, les cavités se vidaient, elle n'avait toujours rien dépensé.

Jusqu'à cet instant. Quand la belle se retrouva face à elle, l'osmose entre les deux fût instantané. Eden n'avait fait que tourner la tête, décalant ses yeux translucides vers d'autres étalages. Puis elles se virent. Amour dérsoire, innatendu. Bloquant le passage de certains, ils la bousculèrent et passèrent en l'injuriant. Elle n'en avait que faire, car après l'avoir miré la seconde qui suivait, les messes-basses cessèrent, et les faux-fuyants prenaient leur place. Sans s'en rendre compte, l'artifice mécanique ne les écouta pas une seconde, avançant progessivement vers elle. Elle, une créature sublime. Vêtue d''une robe courte, déchirée de part en part, ses yeux émeraude fulminant derrière le fer blanc. Le fusionnement entre les deux êtres fût réciproque. Autant l'une, enchaînée par des liens invisibles, pouvait s'en dépêtrer aisément, autant l'autre suppliait pour pouvoir en faire de même. À autant avancer, la Vierge Satanique se retrouva face à la prison de verre de sa dulcinée. L'autre, bestiale, déposait ses mains moîtes sur les barreaux froids, murmurant des paroles inaudibles. Eden, curieuse, ne su quoi répondre à une telle prestance. Elle l'observait, des pieds à la tête, la décryptant sous toutes ses coutures. Révélation promptue, instinct soudain, dépendance primaire. Eveillée, la rose noire interpella le vendeur, un mâle légèrement en dessous de la moyenne de taille pourtant agréable à regarder, qui se pressa pour venir servir une si charmante créature. Autoritaire mais juste et polie, la femme du Malin obtint ce qu'elle avait demandé. Il lui demanda de patienter quelques instants, revint avec un tonneau et l'invita à prendre place. Le remerciant sans aucune tonalité dans la voix, elle ne se fit pas attendre. Assise devant l'étrangère, ses moindres faits et gestes fûrent observés.

Eden en voulait toujours plus. Même si elle en avait déjà bien assez.
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Pryde
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Mar 29 Sep - 20:21

Pom pom pom. Un grand sourire étirait le visage de Pryde qui tenait dans sa main sa nouvelle trouvaille. Qu'était-ce donc là ? Une espèce récemment découverte dans la sylve maléfique, avait dit le vendeur, extrêmement difficile à attraper. Cette créature se glissait dans les zones sombres et il était pratiquement impossible de l'y distinguer. Les trois yeux blancs regardaient fixement le visage de l'acheteur, et l'un d'entre eux clignait de temps à autre. Les bras mobiles de la créature continuaient à se déformer, se reformer et fourmiller comme des rayons insaisissables, signe qu'elle était en bonne santé. Elle se nourrissait exclusivement de moisissures et de champignons.

Le jeune homme ravi plaça la chose sur son épaule, laquelle alla se lover contre son cou dans l'obscurité rassurante de ses cheveux noirs. C'était un contact étrange, à la fois chatouillant et doux... Une très belle pièce pour sa collection. Il lui ferait une belle cage avec une souche pourvue d'un trou bien confortable où il pourrait loger en toute sécurité et être heureux...

Ah, finalement, il faisait bon s'être perdu ici. Malheureusement, ce stand semblait être le seul à vendre de petites choses semblables, les autres se concentrant sur les créatures humanoïdes capables d'exécuter la plupart des tâches et de subvenir aux besoins divers et variés de leurs maîtres.

Pryde jugea qu'il serait peut-être instructif de se promener encore un peu sur cette place abondante en serfs et en seigneurs, jouant entre désir, haine, angoisse, espoir et détresse, abondante en barreaux de fers et en chaînes mordantes, abondante en misère et en pièces d'or... s'acheter des choses de compagnie devrait être moins sordide, se disait l'homme. Ce devrait être joyeux et délicat. Une cueillette dans un champs. Une jeune albinos dans un cimetière.

Tout à coup, quelque chose de mou glissa le long de son torse, entre sa tunique sombre et le satin de sa peau, puis s'agrippa le long de son pantalon jusqu'au sol. Déconcerté, Pryde vit sa toute nouvelle acquisition se couler à toute allure sur le sol, entre les pas des badauds.

-Non ! Tu vas te faire écraser !

Il se lança à sa poursuite. La chose, qui n'avait pas encore de nom, s'insinua jusqu'à une jeune femme assise et grimpa le long de sa robe à l'aide de ses dizaines de petits bras. Rapidement elle fut arrivée au corsage, et se nicha sur l'épaule de ladite demoiselle.

Pryde l'avait suivie tant bien que mal et se retrouva face à l'hôte de sa chère bestiole noire. Lui qui avait une tension assez peu élevée avait du mal à gérer les situations où un temps de réaction minimal aurait été nécessaire. Il ne se préoccupa pas de l'humaine mais se pencha pour observer avec fascination sa créature danser parmi les longs cheveux nuit, et se complaire dans ce qui semblait un meilleur abri que sa propre chevelure.

Il murmura, sans trop avoir l'air concerné :

-Je suis désolé, elle m'a échappé...

Pas d'émerveillement devant ce doux visage, devant cette silhouette si joliment découpée, devant ces airs angélique. En fait, il l'avait à peine vue, son attention toute entière étant réquisitionnée par sa chose.

-Je précise que la demoiselle est Eden ! x) -
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Eden Ael'dha
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Dim 11 Oct - 0:47

Ses yeux algues resseraient l'étau dans lequel les siens, baie-bruns, étaient plongés depuis une seconde éternelle.

Le fer rouillé de la cage n'empêchait point le contact charnel entre le duo charismatique. Elles le rêvaient, vaquant à des désirs et à des pulsions qu'elles ne soupçonnaient guère. La soumise murmurrait toujours des pières incompréhensibles, alors que la belle la décryptait dans son intégralité. Ses haillons se décousaient à vue d'oeil, et lorsque que ses doigts griffés agrippaient sauvagement les barreaux, ses jambes nues se rapprochaient de l'Idylle qui lui faisait face, pour finalement rencontrer la feraille glacée de sa cellule. Elle, ne perdait rien de ce spectacle honteux, dégustant chaque acte avec délice et envie. Gourmandise se délectait de son être, la dévorant goulûment, morceau par morceau. L'Autre agissait comme si de rien n'était. Être miré de la sorte devait l'intriguer, et elle jouissait d'attirer ainsi l'oeil d'une si jolie créature. De ce fait, elle se tût un instant. Elle laissa sa tête tomber sur son épaule, observant curieusement son public. Le soudain silence ne dura pas. Le bruit de fond couvrait sa voix rauque, agressive. Sa sauvagerie l'étranglait à distance. Des monologues coupés, une respiration saccadée, et une auditrice particulièrement attentive. Elle ne comprenait pas un traître mot de ce que la bête tentait de lui transmettre. Chaque bribe qui s'évadaient d'entre ses lèvres fines parvenaient à ses oreilles encore plus floues que les dialogues du fond. Après quelques secondes, elle s'arrêta à nouveau. La Princesse la coupa avant qu'elle ne reprène ses tirades fascinantes.


-Tu n'es pas d'ici, je me trompe?

Elle ouvrit de grands yeux. Visiblement, elle avait entendu, mais ne savait pas comment manifester sa réponse. La petite fixa nerveusement la Sainte trônant avec grâce sur le tonneau de bois. Pour seule réponse, un hochement de tête aprobatif. Il suffit à décrocher un sourire radieux à la demoiselle. Celle-ci voulut démarrer une conversation, trancrire par la même occasion la barrière des langues, étirant son pouvoir jusqu'aux signes, ne tenant plus compte de la parole. Une domination digne du plus grand des conquérants, qui jamais n'avait vu le jour. C'était à elle de l'instaurer. Il n'y avait pas besoin de le répéter.

-D'où viens-tu? D'Abellion?

Comme un coup de massue sur son crâne, l'inconnue tressaillit, s'affaissa dans le sol, tomba de toute sa hauteur contre les pavés décollés de la rue en laissant échapper un gémissement bestial, animal. De surprise, la dauphine se redressa sur son fauteuil, s'approcha de la prisonnière, appuyant ses coudes sur ses cuisses à moitié découvertes. Elle lui murmura un " Tout va bien?" si discret qu'il s'envola et disparut dans le chahut général. L'Autre tenta de se relever, mais préféra rester à genoux, lui répondant par un rictus gêné. La noble Satanique la regarda de haut, savourant avec plus d'entraint que jamais sa position de soumission. Réagrippant les barreaux de sa cage avec une puissance et une brutalité surprenante, elle déblattit un flot de paroles incongrues, frivoles. La Vierge de Fer reconnut tout de même le mot "Agnosia", en déduisant que c'était de là qu'elle provenait. La démone l'observait pendant qu'elle reprenait sa tirade. Sa musculature était inopinée pour une femme, et la force qu'elle déployait afin de secouer sa cage demeurait pour le moins impressionante. Malheureusement, suite à cette exitation journalière, le vulgaire morceau de tissu qui la préservait du haut du buste à mi-cuisse commencait à glisser sur sa peau de pêche, hâlée et égratignée de toute parts, laissant malencontreusement son sein se dévoiler. La belle lui fit quelques signes, mimiques en tous genres, pour lui faire comprendre sa posture intolérable et obsène, que la bête s'amusa à immiter sans comprendre. Néanmoins, quand elle finit par deviner ce que l'Anthéchrista voulait lui faire voir, son regard de jade étourdi se posa sur sa poitrine mise en évidence par inadvertance, bien que peu protubéante. Elle lâcha les cylindres de fer l'espace d'un court instant, le temps qu'il lui fallut pour remonter ses oripeaux provoquants de manière à redevenir un minimum descente, puis glissa ses index fins à travers la petite fente que lui accordait les barreaux. Mendiante non soupçonnée, envieuse de Liberté dépourvue du don de parole. L'héritière n'avait aucune idée de ce sentiment qui la submergeait progressivement. Pitié, désir, osmose, ou tout simplement curiosité. Rien ne lui permis d'affirmer la présence d'un tel sourire sur son minois délicat. L'Autre le remarqua, et s'etira dans sa bulle sans en tenir compte. Elle murmurait à nouveau ses plaintes vides de tous sens, murmures incessants, longues complaintes douloureuses et gémissements dansés à la perfection. Quelques mots parvenaient quand même à être décrypter, soit par déduction, soit par la gestuelle qu'elle déployait pour se faire comprendre, pour établir un contact. Ainsi, La Sainte parvint à apprendre les termes "kahé", cage, "Eikipamé", qu'elle traduisait par être enfermé, capturé, et "sestaguhar" ou un terme aproximatif qu'elle attribuait à l'étrange, le surnaturel, l'extraordinaire. Fallait-il l'avouer, la noble lucifériènne n'avait que faire de sa langue trop "sestaguhar" pour être comprise. Mais, l'Être en lui-même était fascinant, et tout ce qui pouvait s'en approcher la ravissait. Alors elle l'écoutait.
C'est alors qu'elle s'arrêta. Les écrits vocaux s'entrechoquèrent quelques instants dans l'esprit de la Vierge, jusqu'à ce que ses pupilles pomme la lâchèrent. Absence de présence, la vérité lui fut ahurissante. Ne pas la regarder était ignoble. Se priver d'une telle beauté était inconsevable. Sans refléchir, elle s'apprêta à se retourner pour observer ce qui était plus magnifique qu'elle. Cependant, une complainte bien connue la rapella à l'ordre. L'étrangère reclue s'était à nouveau précipité sur le fer froid, le secouant avec haine, ne cèdant point à ses plus bas insticts. Colère était de la partie, dirait-on. L'Infante voulut lui demander ce qui la mettait dans un tel état. Malheureusement, elle sentit un contact encore plus glacé que le fer de la cage sur sa jambe. Quelque chose chapahutait sur sa peau de nacre. Un insecte, sans doute. Mais bientôt, le Messie sentit sa présence le long de son corsage. Plus aucune réaction de la part des deux femelles. Stoïque face à l'inconnu. Soudain, ses cheuveux cendre se soulevèrent un instant. Pas un bruit n'émanait du binôme. Un mot, que l'inconnue osa prononcer.


-Intrusian.

Transparent. Le rideau noir continuait sa danse, s'emmêlant autour de l'être invisible parmi le voile fin. La princesse, prisonnière malgré elle de cette illusion, retira ses pupilles écorce du visage de la victime, et se trouva face à cette étrange petite bête qui batifollait sur son épaule nue. Une créature entièrement noire, muni de plusieurs bras, et d'yeux au nombre de trois. Sortit du commun d'Abellion et de ce ridicule village de pêcheurs, non loin. Elle en déduit qu'elle provenait, elle aussi, d'Agnosia. Comme la plupart des esclaves de ce marché, sûrement. L'Autre, toujours reclue dans son enclos, resta figée sur cette apparition, et lorsque la belle abandonna un instant la nouvelle venue pour se préoccuper d'elle, cette dernière ne la regardait toujours pas. L'impératrice se jura d'assouvir les pulsions de Colère une fois l'intrus chassé. Néanmoins, l'osmose entre les deux "Agnosiennes" se montra surprenante. Comme s'ils étaient des amis de longue date, les complémentaires s'échangeaient avec calme et silence le plus subtil des language: le language occulaire. Elles auraient pu poursuivre ce jeu innocent une éternité. Malheureusement, leur souverraine en décida autrement. Une sainte horreur d'être mise à l'écart. Ces monstres sans grâce quelconque n'étaient point assez évolués afin de comprendre qui était leur maître. Misérables êtres insignifiants. N'obtient ce qu'il désire que ceux qui s'affirme en temps que régent. La régence commence ici.
La minuscule Shiva n'en fut point surprise pour autant, et c'est avec entrain qu'elle tissa les cheveux ardoise de son hôte. La créature ne siffla mot, observant les deux déesses libres comme le zéphyr glacé qui s'était levé entre-temps. Quant à l'Eden, elle s'interrèssa à cette si petite chose qui dansait avec charme sur sa peau perlée. Ses iris lactés contrastaient avec son ensemble suie. Ainsi, sa chorégraphie sensuelle se poursuivit, jusqu'à ce que l'héritière vienne poser la main devant elle. Shiva, comme l'avait appellé la noble, cessa son jeu, intriguée. La prisonnière en fit de même. Sans s'en rendre compte, sa présence l'avait énervé, et malgré son tempérament calme, son instinct sauvage n'était guère oublié. La fille de Lucifer souhaitait la prendre dans sa main. Le règne allait débuter. Enfin.
C'est alors qu'un énième personnage accourut vers le trio. N'y avait-il aucun repos possible?
Un homme. Ou, ce qui lui avait tout l'air d'être un mâle. De taille tout à fait convenable, guère désagréable à l'oeil. Pourtant, il parraissait éssouflé. Et cela avait tout l'air d'être en rapport avec Shiva. Il ne fixa que la noiraude, qu'elle avait déjà oublié depuis son arrivée à lui. Lui, très certainement son possésseur.


-Je suis désolé, elle m'a échappé...

Ce fut terminé. Il s'entêta à ne voir que Shiva. Elle devint pour lui le Messie, il renia pour elle sa foi d'antan. Pauvre fou. Le Messie était bien devant lui, et il ne s'en rendait compte. Cruel attention qu'eut son Dieu païen à son égard. Il se délectait de le voir souffrir de son incompréhension. Mesquin attentat à sa foi, dont il n'avait conscience. Que seul le Christ cultivait aux côtés du Grand.
Son minois angélique évita soigneusement son regard vide. L'Autre n'y prêta pas la moindre attention, profitant de la situation pour cohabiter de manière assez pascifique avec l'entité fondatrice du monde nouveau. Le Paradis Inanimé adressa un sourire radieux au mâle, prenant soin de ne pas le regarder dans les yeux. Il ne le méritait point.


-Ce n'est rien, ne vous en faites donc pas.

La ramenant à l'ordre, la sauvage réagrippa ses liens ferailleux et les secoua avec puissance. La Sainte oubliée se tourna vers elle, ne prenant point le temps de vérifier l'état du Christ étranger. La bête ne disait mot, et peut-être la présence de l'homme la gênait-elle. Certes, voilà l'hypothèse la plus probable sur sa présence ici. La crainte de la race inconnue. Oui, cela ne pouvait être que cela.
Quoi qu'il en fut, Eden ne se laissa point corompre par toutes ses attaques nuisibles. Il fallait ruser pour prendre le pouvoir, et dominer son royaume d'une main d'acier. Mettre hors d'état de nuire ses adversaires, les uns après les autres. Cela commençait par la plus vulnérable. Son regard perçant sa chair zèbrée, ses yeux bruns consumant ses iris de jade appeurés, elle lui posa la question fatale, qui exigeait une réponse claire.


-Suis-je distraite! J'ai omis de te quémander ton nom!

Déchéance absolue de la part de l'Autre. Son murmure finit de l'achever. Abellion et sa langue eurent raison de sa personne. Un esclave en plus était gravé sous ses ordres.

-Z... Zonne... Sonne.

Un rapide hochement de tête aprobateur. L'étrangère rendit les armes, tandis que le tyran poursuivit l'écatombe. Ne s'interrèssant plus à l'Autre, elle fit de nouveau face à l'homme dont elle ne connaissait que l'ignorance. Shiva serait de la partie aussi, ou du moins, elle l'espèrait de tout coeur.

-Et vous, comment vous nommez-vous?

[Nouvelle machine conséquence,
Vous brûlez à travers toute votre essence,
Refuge des heures supplémentaires,
Peu importe...

Vous avez atteint la fin de la ligne.

L'esclave devient le maître.]
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Pryde
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Mar 27 Oct - 1:00

L'humaine ne semblait pas lui en vouloir. Se retrouver face à un humain qui cherchait des histoires finissait souvent d'une manière assez violente, car celui-ci s'énervait de voir Pryde indifférent, incompréhensif ou tout simplement sur sa planète habituelle. Les humains et autres races dérivées étaient des espèces fort susceptibles.

Sur le point de cueillir sa chère et tendre nouvelle acquisition, il songea un instant à observer sa porteuse au cas où celle-ci montrât un semblant d'excentricité physique. Deux bras, certainement deux jambes, banalité extrême. La seule chose qui distinguât cette jeune femelle du reste de la masse était éventuellement son aura suffisante. Et peut-être son visage de poupée de porcelaine. Le jeune homme de soixante dix printemps était insensible à son charme, puisqu'elle n'était qu'une humaine comme une autre, sans originalité, sans couleur, sans saveur. Ce n'était pas comme sa chère Rebecca, cette fleur sauvage dont la peau était si blanche qu'on croyait pouvoir la froisser. Ni comme cet enfant doté d'un membre supplémentaire pour lequel il s'était plu à coudre des vêtements. C'était une humaine comme on en trouvait partout grouillant dans la ville.

Mais quelque chose intriga Pryde. C'était l'effet qu'elle semblait produire sur les autres humains grâce à son arrogance et au jeu subtil de ses regards, de son attitude, de sa posture, comme le manipulaient si bien les demoiselles habiles à plaire au beau monde. La façon dont elle exerçait sa subtile autorité sur le commerçant et l'autre humaine dans la cage était fort intéressante. Malheureusement, il n'était ni le lieu ni l'heure pour s'attarder à étudier les comportements, surtout lorsqu'une de ses créatures se promenait en liberté dans les cheveux d'une dame, laquelle paraissait tout à fait susceptible de partir avec si tel était son caprice du moment. Il tendit donc le bras délicatement, pour attraper la chose entre ses doigts et la délivrer de la coiffure nuit de cette poupée hautaine.

Pryde, on ne touche pas les gens comme cela. Surtout les nobles. Surtout les femmes nobles. Tu vas encore t'attirer des problèmes. Tu n'aurais pas pu simplement le lui demander ?

Si des petites voix venues d'on-ne-sais-où se promenaient parfois dans sa tête, il était vraiment rare qu'il suive leurs conseils. Aussi un sourire naquit-il sur ses lèvres lorsqu'il reposa la bête sur sa propre épaule, au chaud, en sécurité.

-Je n'ai pas vraiment de nom, finit-il par répondre. En vérité, il ne voyait pas l'utilité de divulguer pareil secret à cette petite d'homme. Je vous remercie. Passez une bonne journée.

Il s'inclina légèrement et tourna les talons sans accorder plus de temps à cette courte entrevue. Le moment était venu de continuer sa route et trouver, peut-être, un nouveau colocataire, avant de retourner à la maison et d'installer la petite boule de pattes noires. Belle journée. Pom pom pom.

[Désolé, Pryde a voulu partir, l'est pas super bavard ce machin là uu' Mais ça ne t'empêche pas de le rattraper si le cœur t'en dit <3]
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L'Oracle
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Jeu 29 Oct - 11:23

Ah, l'ambiance est joyeuse sur le marché aux esclaves ! Le temps est doux, on fait des affaires, de nouvelles petites merveilles qui s'assortiront très bien avec le salon, de charmantes créatures dociles avec lesquelles s'amuser un peu, des défouloirs vivants et des domestiques infatigables, de toutes races, toutes couleurs, et toutes origines comme une faune bariolée si riche en potentiel. Bénies soient les guerres et les rafles, bénies soient ces nouvelles marchandises, ces choses venues d'ailleurs pour nous servir ! Car il est dans leur nature d'êtres inférieurs de servir les plus forts, c'est là leur destin, ainsi que l'ont décidé les étoiles.

D'aucuns préfèrent se trouver à manger. D'autres de petites bestioles poilues. Et certains s'offrir une exquise douceur exotique. Les acheteurs sont des milliers peut-être... Tout semble aller pour le mieux, comme chaque fois que de nouvelles caravanes amènent une main d'œuvre toute fraiche et vivace.

Mais cette fois, ce n'est pas comme les autres années. Il semble soudain que quelque chose ne tourne pas rond. Le ciel parait moins bleu, moins gai, moins certain. Un vent froid s'immisce dans les cols et dresse les poils des bras. Serait-ce l'approche du mauvais temps ? Les conversations, qui avaient baissé, reprennent avec un peu moins d'enthousiasme. Ce mauvais pressentiment collectif a refroidi les ardeurs et l'on commence à présent à se méfier.

Plusieurs formes indistinctes, blanchâtres, comme des nuages de fumée, se meuvent au dessus de la foule. Elles dérivent lentement, mais il semble que dès qu'on les regarde, elles disparaissent, aussi les sent-on plus qu'on ne les voit, et cette présence est inquiétante, sordide. Tout le monde n'en a pas encore pris conscience. Certains les ignorent en feignant l'indifférence, les plus craintifs commencent à s'éloigner. Les fantômes, c'est un phénomène tout récent. Quelques années au plus. On ne les connaît pas, on ne sait pas comment s'en débarrasser, ni établir avec eux de communication. Une aura de danger émane de ces créatures insondables... mais les affaires sont les affaires. Il faut continuer à vendre, on ne va pas se laisser perturber par quelques courants d'air, n'est-ce pas ?

Et tout à coup, les esprits ont disparu. On pousse des soupirs de soulagement, et la bonne humeur semble reprendre le dessus. Les pièces continuent allègrement à changer de mains, des esclaves de maîtres, et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Jusqu'à ce qu'un hurlement à vous glacer le sang, bientôt suivi par d'autres, se fasse entendre dans un coin du marché. Que s'est-il passé ? On s'approche, on se bouscule, on murmure, afin d'apercevoir un petit bout d'évènement. Des cris, des lamentations, c'est constamment le lot du marché aux esclaves. Mais cette fois, c'est différent. Et cela appelle la curiosité des Abellinois qui se pressent vers la chose, abandonnant toute transaction.

Une esclave, une femelle, git éventrée sur les dalles déjà poisseuses de son sang. Le coupable ? Une autre esclave, qui se retrouve un poignard à la main, sans trop savoir comment. Elle a l'air de tout juste se rendre compte de son geste et tremble violemment. Un rire lugubre résonne tout à coup, venu d'on ne sais-où...
Et puis des scénarios semblables semblent se répéter un peu partout dans divers endroit de la gigantesque foire. Les victimes sont des bourgeois, des esclaves, des promeneurs, sans distinction. Des cages se mettent à vibrer, puis retrouvent l'instant d'après le calme du métal. Des chaînes sont défaites. Des portes ouvertes. Des bourses s'envolent et sont dispersées dans les airs, répandant des pluies de pièces d'or sur les acheteurs. Et partout, encore, toujours, ces rires mauvais, terrorisants. Quelquefois un chanceux peut repérer une silhouette blanche et transparente d'un homme ou d'une femme en train d'accomplir son méfait. Et s'il vient à croiser son regard...

C'est la panique dans le marché aux esclaves. Les clients courent en tous sens, se marchent dessus, pendant que les commerçants hystériques essaient de rassembler la marchandise. Des esclaves point encore vendus se trouvent mêlés à la foule. Un acheteur est enfermé par mégarde avec des esclaves. Il semblerait que maintenant, les fantômes s'amusent à faire rentrer le plus grand nombre de personnes dans une cage vide pour les y enfermer ensuite. La meilleure solution est sans doute de se cacher sous un étal en priant pour qu'un chemin se dégage jusqu'à la sortie...

Comment allez-vous faire pour vous en sortir ?

William se retrouve enfermé à double tour dans une cage de fer, avec plusieurs autres passants.
Un homme armé d'un couteau, regard fixe, s'approche d'Eden et de Pryde qui n'est pas très loin. Il donne des coups au hasard autour de lui. Tranche et lacère.


Bonne chance à tous ! Ou peut-être pas. Hé hé hé...

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William Heaven
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Ven 30 Oct - 1:24

Il flânait d'étal en étal, des heures durant, observant les esclaves d'un air amusé sans pour autant en acquérir la propriété. Il allait et venait, bousculant sans vergogne riche et pauvre, ignorant les protestions et les injures. Il ignorait totalement la foule, perdu dans son propre monde où résonnent en échos les cris de détresses des esclaves. Cela le rendait...presque nostalgique. Son cher et tendre enfer lui manquait malgré tout, sans doute le mal du pays, qui sait. Néanmoins...oui, quelque chose n'allait pas. Son enfer brûlant de destruction et de désespoir devenait lugubre...pas comme il aimait. Le ciel s'obscurcissait et, partout sur la place, les gens semblaient de plus en plus oppressés. Quixos, quelque chose ne va pas en ce lieu, une puissance s'approche. Oui, il pouvait le ressentir...et le ton presque...inquiet de son maître, le démon de la Colère, ne le rassurait pas du tout. Au bout d'un moment, l'atmosphère se détendit, et la populace reprit ses activités comme si de rien n'était.

*Ce n'est pas bon...c'est comme si nous étions dans l'œil d'un cyclone...que dois-je faire maître ?*

Mais son cher maître ne répondait plus, ou du moins il ne pouvait plus entendre sa voix. Quelque chose perturbait son esprit, coupant le lien entre lui et le seigneur de la Colère. La marque sur son corps le brûlait, comme si elle présentait le désastre à venir. Et c'est à ce moment que le chaos se déchaîna : des cris, fusant les uns après les autres, un mouvement de foule, la panique et...des fantômes. Il était des dizaines, non des centaines même, tournoyant partout, possédant certaines personnes pour les pousser à des actes les plus barbares. Un esclave, armé d'un couteau, passa à côté de William qui l'envoya voltiger plus loin. Comme s'il allait se laisser avoir par quelque chose d'aussi faible ! Malheureusement, il aurait mieux fait de se taire : face à lui, une forme brumeuse prenait forme, semblant soudain plus solide.

"Alors, tu veux te mesurer à moi, faible et pitoyable esprit ? Approche !"

Il tendit la main et une boule de feu se propulsa vers le fantôme qui, d'une simple torsion de son corps, l'esquiva simplement. Lâchant un ricanement à en glacer le sang humain (car n'oublions pas que William est un démon tout à fait calme et sain d'esprit), la forme brumeuse se lança sur le démon et fit preuve d'une force tout à fait anormale qui projeta William dans une des grandes cages d'acier destinées aux esclaves. Sauf qu'elle était à présent pleine de gens de divers horizons, enfermés à double tour tout comme lui. Là, c'était tout à fait inacceptable.

"Mais que se passe t-il ?"
"Le jugement dernier !"
"Nous sommes finis, les morts se lèvent, ils réclament vengeance !"
"Je ne veux pas mourir, sortez-nous de là !"
"Au secours !"
"Non !!!"
"FERMEZ-LA PATHÉTIQUES HUMAINS !!!"

Un hurlement de rage, des cris, des os brisés. Voilà les merveilleux sons qui s'échappaient à présent de l'une des cages à esclaves. La plupart des gens ne faisaient pas attention, préférant fuir ce chaos, mais certains remarquèrent que le degré de violence était nettement plus élevé à cet endroit. L'acier argenté était maintenant teinté du rouge provenant du sang d'innocents enfermés, ainsi que quelques nuances de couleurs selon la teinte des organes des êtres humains. Les bruits se calmèrent et, au bout d'un moment, la serrure de la cage se mit à fondre, un main enflammée l'étreignant avec force. Quelques instants après, la porte s'ouvrit à la volée, laissant s'échapper les très rares prisonniers encore vivants, suivis par un William dont les bras et les vêtements étaient recouverts de sang. Il en dégoulinait même de sa bouche, témoignant de l'usage de celle-ci dans le massacre qui venait d'avoir lieu dans cette macabre cage de métal. Les yeux du démon étaient entièrement rouges vifs, tous ses membres tremblaient de fureur. Il leva son épée et, d'un geste rageur, décapita quelqu'un qui tentait de s'enfuir en passant trop près de lui.

"La douleur, le désespoir, la peur, la joie...ces sentiments ici ne sont rien. Seul compte la Colère !"

Il s'élança à travers la foule et se projeta sur l'une des personnes devenues folles, sans doute possédées par un esprit. Sa lame lui transperça la gorge et, l'instant d'après, le démon s'éloignait vers un autre endroit de la place, envoyer valser quiconque s'approchait de lui. A certains moments, quelques esprits s'élançaient vers lui dans l'intention de s'emparer de son corps. C'était sans compter le caractère impitoyable de William qui n'hésitait pas, dans ces moments là, à utiliser les badauds proches de lui comme bouclier aux attaques spectrales. Bien sur, ces boucliers humains mourraient ensuite promptement de sa main. Finalement, les choses devenaient amusantes. Il allait tout brûler ici. Tout détruire. Ces esprits, ils étaient faits de colère aussi...ils seront ses compagnon de jeu en cette belle journée. Dansons, amis, dansons et mourrons, si ce n'est déjà fait !

Enfin...enfin un terrain propice pour un champ de haine, de fureur et de colère. Allez Quixos, montrons-leur l'étendue de notre pêché !
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Eden Ael'dha
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Dim 22 Nov - 18:31

Un frisson. Lui traversant l'échine. Sursaut. Discretion. Elle tourne la tête violament. La brume s'efface. Tout est dans ta tête.

Il est parti. Quoi qu'il advienne, la princesse ne le laisserait pas filer aussi facilement. Elle n'avait pas apprécier son attitude. De plus, le changement brutal de température n'avait fait que la rendre davantage hors d'elle. En parlant de cela, d'où venait cet air glacé? La belle tremblait comme une feuille. L'atmosphère avait brusquement changé. Tout le monde l'avait ressentit. Sonne, dans sa cage, déjà perturbée par le départ soudain de Shiva, resta sans voix. Ses doigts glissèrent le long des barreaux de fer. Elle croisa les bras sous sa poitrine, s'aggrippa les épaules, et se mit à trembler. L'Anthéchrista la regarda avec désinterêt. Elles n'étaient que deux à avoir ainsi froid. Puis bientôt, plusieurs personnes ressentir le caprice du ciel. La démone tenta de l'oublier en repensant à l'affront de l'homme. La laisser. Ici, sans plus de mot. S'en aller, en ne répondant qu'à moitié à l'une de ses exquises interrogations. Son nom importait peu. Il n'y avait que Shiva. Shiva, cette chose noire si petite, ce mutant muni d'un trio occulaire victime de la sècheresse. Et lui. Arrivé à temps, et devenu nouveau propriétaire d'une si magnifique créature. Une beauté rare, si étrange. La Dame de Lucifer en aurait fait l'éloge des jours durant. Si le froid ne l'avait pas maintenu aussi longtemps dans ses draps. Une température qui était loin de lui déplaire. Au contraire, la chaleur l'exaspèrait. Le froid, était robuste et combattif. Imatériel, matériel. Au gré de son envie. Malgré tout rare, et repoussant de part sa différence. Elle l'aurait pleuré des nuits durant. Si seulement l'autre lui avait obéit.
Sensation de disgrâce. Elle se releva, se dirigea vers le garde-clefs qui retenait l'Agnosienne. Lui souriant, lui déclarant de sa voix la plus cristalline son désir d'acquérir. Il lui rendit son sourire, rougit comme une infante à qui l'on aurait fait un compliment. Puis, après une formule de politesse demandant à Sa Magesté d'accorder quelques minutes de son temps si précieux, il partit chercher son trousseau de clefs. Elle, seule devant les cages, soupira. Le froid ne l'affectait plus. Un zephyr. Glacé. L'effluve qu'il lui portait. Sensuelle. Quand elle rouvrit les yeux, sortant de sa transe, la chaleur ambiante la fit pleurer. Des larmes refroidies. Honneur au froid.

Les gens allaient et venaient. Eden le cherchait des yeux. Elle le ferait enfermer dans les cachots de la Maison du Griffon.
La chaleur s'était à nouveau installée. Le peuple reprennait ses affaires, les esclaves étaient partiellement sauvés, les nobles étaient dépouillés des quelques pièces qui pesaient dans leurs poches. Tout était... À vrai dire normal. Exactement. La situation était parfaitement normale. Observant avec interêt son environnement. La masse compacte grouillait à la manière d'un nid de chenilles. Dans la foule, lui et sa bête. Elle, retenue par la sauvage. Quoi de plus perturbant lorsqu'on sait que la plaie est elle-même enfermée. Belfegora n'en fut pas moins révoltée, mais que faire. Si ce malheureux lui faisait perdre sa promise, l'hémoglobine n'en serait que plus libre. Conclusion hative. Maniaque. Non, nerveuse. Indigne d'un tel châtiment. Il finirait sa vie dans un cage, pendu au barreaux, écartelé, et ses entrailles serviraient de médiocre pitance pour ces messieurs de l'aristocratie dévoués à la suculante nourriture étrangère. Attendre. Tout n'était que patience. Sa Seigneurie cru préférer mourrir qu'attendre une minute de plus.
Sous une impulsion passagère, Princesse pivota vers la cellule de sa future disciple. De nouveau suspendue au fer. Un minois si peu inquiet. Sur le marché, de plus en plus de passants. Tous aussi naïfs les uns que les autres. Des enchaînés, certains se mêlant aux Sangs bleus en espèrant leur soustraire quelque sous. Toujours un des marchands hurlant la provenance de son produit à en crever les tympans. La belle songea à lui faire manger ses yeux préalablement arrachés. Patience. Comme dirait n'importe qui, chaque chose en son temps. Les gueux. La fille du Griffon n'était certes pas n'importe qui. La fille des nobles se devait d'être servie en un claquement de doigts. Parce qu'elle s'appellait Eden. Et Eden était une divinité. Apostrophée. À ses dépends, ses globes virèrent derrière son épaule. Le bonhomme, un anneau entre ses griffes épaisses, la sifflait, la conviant à venir le rejoindre en face de son lot, visiblement intrigué. Elle se retourna. Lui répondit par un sourire radieux. C'n'était pas trop tôt.
La démone se raprocha en esquivant les potenciels clients, devant les cages alignées, observant avec un oeil expert la marchandise. Aucune excuse pour la retenir plus longtemps ici. Certains bougres, à la vue de ses jambes nues, cherchèrent à attirer son attention en usant de leurs meilleurs stratagèmes. Stoïque. Avançant, tout droit. Jusqu'à se retrouver face à sa cible, tout sourire. Il s'éclaircit la voix, lui annonce qu'il lui ferait un prix pour l'achat d'une pierre magique, désignée par un coup de menton en direction de l'étalage, ayant pour but de calmer les fureurs de l'Agnosienne, soit disant prêtresse d'un culte mystèrieux avant sa capture périlleuse. La fille de Mephisto se contenta d'hocher la tête. Pourquoi cherchait-il à l'influencer, alors qu'il savait très bien qu'elle allait lui soutirer un de ses produits. La mentalité marchande ne vallait guère mieux que celle des pouilleux et des mendiants, et c'est avec un signe catégorique d'époussetage que la belle lui fit comprendre son désinterêt pour cette pière blanchâtre si peu suspecte, mais dont elle ne voyait rien de particulier. Comme quoi un vulgaire caillou vallait son pesant d'or et un bon prix pour une créature qui ne montrait pas plus d'entousiasme à être sorti de l'Enfer que si l'on lui avait annoncé la crise politique qui regnait sur un pays entier. Enfin, cette métaphore n'était, heureusement, que fictive, et l'idée d'avoir à grapiller dans l'argent de la Maison du Griffon s'effaça de son esprit. Le gentilhomme souleva avec peine le trousseau de clefs. Et à vue d'oeil, il y en avait pour une demi lune avant de trouver celle qui crocheterait la serrure de la femelle.
L'idée de le perdre, lui et Shiva, était impensable. L'Attente n'était plus de ce monde, et en voyant le regard implorant de la prénommée Sonne pendue aux barreaux rouillés de sa prison, Eden réalisa que prendre son mal en patience ne lui apporterait que la pensée ignoble d'avoir faillit à sa tâche. L'homme à l'accent du sud déclara n'avoir jamais eu de temps pour trier ces clefs, et que cela ne l'étonnerait point que certaines n'ouvrent des geôles détruites ou inutilisables. Il rit de bon coeur en tirant l'un des crochets en dehors de l'amas, l'essaya dans la serrure, attirant le regard anxieux de l'animal. Un râle, une seconde tentative. La demoiselle soupira, et fit volte-face. Où était-il... Qu'était-il advenu de lui. La vague de visages lui servait de protection. Bouclier, fallait-il le reconnaître, utile. Vraiment impénétrable. Trahison, traîtrise... Espèrons-le. Belladonna posa une main sur son front perlé de sueur. Il n'y a pas cinq minutes, l'hiver s'était approprié la place, et voilà que maintenant la chaleur était telle que certaines dames s'évanouissaient dans les bras de ces messieurs. Un coup de tête à droite, à gauche. Diable, où était-il passé. Soudain, son regard devient d'acier. À nouveau, un corsage se rebella. La comère s'écroula sur le torse bombé d'un sieur particulièrement révulsé par cette atteinte à la personne. Sous son poids, il effectua quelques pas de recul. Un trou béant dans la foule se forma alors. Et même de dos, la Vierge de fer n'avait aucun mal à l'identifier.
La faille se combla tellement vite qu'Eden eut peine à croire qu'elle l'avait réelement aperçu. Bien sûr que si. Sa vision est indiscutable et possède un taux d'échec négatif. Un sourire feint. Demi tour. Hésitante, elle stoppa l'action du vendeur, attirant à la fois son attention et celle de la fleur. Déclara vouloir la mettre de côté, qu'elle reviendrait plus tard. Il acquiessa d'un hochement de tête, elle lui sourit faiblement. Il la regarda partir en crachant ses glaires visqueuses sur le sol. Suspendant l'anneau au crochet fixé sur l'étalage de bois en face de la cage de la vendue. Un hurlement strident. Sonne leva les yeux vers la foule. Cèdant à la panique. Elle l'avait sentie. L'homme la laissa tomber, retournant au soin de ses autres bêtes. La proie gémissait, quand une ombre blanche prit la fuite devant ses yeux émeraudes. Elle les referma prestement, les rouvrit aussitôt. Plus rien. Tout est dans ta tête.


Le froid lui dévorait la peau, et un nuage frileux s'échappait d'entre ses lèvres mutilées qu'elle pinçait avec ses crocs machinalement. La fille des Enfers était dans la foule, bousculée, balancée, à contre sens du movement de groupe. Le retrouver. Il ne devait pas être loin. Ce hurlement... La panique avait gagné le peuple. Et la horde qui fonçait sur eux en témoignait. Jouant de sa souplesse pour esquiver les corps aglutinés, contournant les inertes éffondrés au sol, faire abstraction de ceux ayant trouvés refuge sous un étal et attendant que cela cesse. Eden n'était pas de la partie. Il fallait le rattraper. Ignorant ce qui se tramait. N'ayant pas la moindre envie de le découvrir. Mettre la main dessus, repartir, couper le fil qui le retenait à la vie. Instinct. Devoir.
Puis son corps se souleva. Ses pieds ne touchent plus terre. Elle bascule en avant. Et elle se retient à un passant. Tombé sur son dos. La dauphine se retira. Quelle imprudence! Il aurait pu être n'importe qui! Quel blasphème! Sans plus de mot, elle le poussa légèrement. Les passants, affolés, ne contribuaient pas à la facilité de la recherche, et elle craignait davantage de ne pouvoir partir sans se faire remarquer par le pauvre homme qui devait être encore surprit d'avoir sentie une masse inconnue sur ses épaules.Diantre, qu'était-il arrivé de si étrange pour provoquer une pareille folie. Elle replaça une de ses mèches noires derrière son oreille, et reprit son souffle. Décidément, ce n'était pas son jour, et elle espèrait que Sonne n'était pas en liberté, en train de suivre le mouvement comme un vulgaire mouton de panurge. Imprévisible. La protégée du Très Grand n'avait point confiance en nul autre qu'elle et son paternel indirect. S'eloigner. Fuir. Avant qu'il ne se retourne et la retienne plus longtemps.
Virevoltant. Il fallait reprendre les recherches. Néanmoins, de plus en plus d'obstacles se mêlaient à sa débacle. Tables renversées, panique croissante. Bestiaux et peuple s'entremêlaient dans une macabre farandole, et se confondaient mieux qu'il n'y parraîssait. Guettant une faille. Un brêche dans le mur qu'ils formaient tous ensemble. Comme s'ils avaient chacun décidé de lui faire perdre son objectif des yeux. Le plus grand geste de solidarité qu'elle n'avait jamais vu. Finalement, une colision se déclara. Deux enchaînés s'embrochèrent. Au sens propre du terme. Comment avaient-ils récupérer ces fourches, où étaient leur propriétaire. N'y prenant guère attention, ni à ces questions ni aux cadavres jonchant le sol. Entreprenant de courrir. Courrir, sans s'arrêter. Jusqu'à l'avoir entre ses mains. Cherchant à poser son pied devant l'autre. Retenue par une sensation de lacération.
Une dague à la main. S'il n'avait été armé, il n'aurait été qu'un ivrogne de plus à bousculer. Il se rapprochait hostilement. Ne lui inspirant aucunement confiance. La belle préfèra ne pas bouger. Simplement repoussée vers l'arrière par les amas de chair ambulants, tentant vainement de quitter ce lieu régenté par une entité qui les effrayait. L'autre, visiblement peu concerné, faisait partir des coups sans interêt. Et le plus surprenant était sans doute sa capacité à atteindre les fous autour de lui. S'il cherchait à la piéger et qu'il y parvenait, il était certain qu'il n'aurait aucun mal à trancher sa chair tendre. La belle recula. Passant sa main langoureusement sur la cuisse. Jubilation. Danger. Elle ne ressentait autant d'exitation que lorsqu'elle se savait dans une mauvaise posture. Sentant l'effluve de la brise gelée lui susurer son extase. Sa toison ténèbres épousait sa cambrure et ses formes imposantes. Lui se rapprochait négligement, poursuivant son système d'attaque aléatoire. La noble s'avança. À quelques mètres, dégaina sa lame noire. S'apprêtant à lui trancher le cou. Mais bousculée par l'un des fuyards. Déséquilibrée. Il lui porta un coup, qu'elle para avec difficultés. Repoussée. Tombant à nouveau sur quelqu'un. Le toucher du vêtement lui était familier, et elle constata qu'elle s'était retenue à la même personne qu'auparavant. Sans grands regrets, Eden se redressa. Jetta un coup d'oeil à ce pauvre homme.

Ses pupilles se rétractèrent. Elle l'avait rattrapé.


[J'attends en regardant ces vieux séniles gouverner, je les écoute sans jamais me sentir concerné.
J'aimerais stopper l'attente mais je reste hyper zen.
J'attends qu'ils s'étouffent en bouffant leurs bretzels.
Je suis né bling bling Colanne et Dretzel.
Egoïste je suis pas là pour ceux qui voudraient de l'aide.
J'attends que ma main se tende toute seule, juste un instant de doute.
J'attends le dernier moment pour réagir.
J'attends de toucher le fond pour quitter le navire.

J'attends.]
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Pryde
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Ven 4 Déc - 20:16

Oh, mais... Il semblerait que la foule gronde au loin. Que les enfants s'agitent. Que les poils se hérissent. Que la douce atmosphère mercantile se soit transformée pour approcher l'aura dangereuse de la sylve maléfique.

Un homme arrive en courant dans l'allée et bouscule Pryde qui n'a pas eu le temps de s'écarter de son passage. C'est le prémice d'une houle pernicieuse, de vagues d'effroi et de tourbillons de violence. Il est bientôt suivi par d'autres ; une femme qui emmène au loin ses petits, un vieillard inquiet.

Un cri lugubre déchire indéfectiblement les festivités. La petite chose sur son épaule s'est rétractée. Pryde n'est plus dans son état de calme habituel ; la cadence s'est accélérée, il faut observer, analyser, réagir. Ses yeux bordeaux fouillent les environs à la recherche de quelque chose d'anormal, mais rien, rien que des humains inquiets, des esclaves, des cages et quelques autres espèces.

Continuer à marcher pour s'éloigner de cette ambiance malsaine ? Dans quelle direction ? Petite chose à pattes ne saurait l'aider. Petite chose à pattes préfère rester tapie dans ses cheveux et goûter au réconfort de leur noirceur dans se préoccuper du reste.

Un soupir franchit les lèvres de Pryde, qui n'aime pas sentir les battements de son cœur aussi rapides. Un gros homme passe près de lui en jurant : “Des fantômes, des fantômes ! Ils sont revenus !”
Tiens donc. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas croisé d'esprit... la dernière fois remontait certainement au cimetière, lors de sa rencontre avec Rebecca, chère et douce Rebecca. Il ne savait guère s'y prendre avec ce genre de créature ; sa tactique consistant principalement à parler avec calme pour essayer de les maintenir en paix. Son instinct lui dictait qu'encourir leur courroux nuisait véritablement à ses chances de survie. Les esprits étaient une chose irréelle, incontrôlable. Il ne pouvait ni les enfermer, ni les faire brûler.

Le temps était venu de tirer sa révérence.

Le jeune homme fit un pas dans une direction au hasard... et ce fut l'ouragan. Un déferlement de cris, de gens, d'armes, de courses, de panique et de terreur l'ensevelit sans qu'il ait pu l'éviter. Il était à présent dans l'antre de la folie. Quitter ce lieu avant qu'il ne soit trop tard... Mais comment ?
Il aperçut du sang sur le pourpoint d'un homme, des lames dans les mains des passants, des chairs tranchées, des objets flottant dans les airs. Rien n'allait plus. Ce climat mouvementé qui nécessitait une concentration parfaite le déstabilisait complètement. Il lui fallait quitter immédiatement le marché avant de perdre le contrôle de lui-même et blesser un de ces animaux courant et gémissant autour de lui.

Il fut bousculé. Malmené. Et le hasard poussa dans ses bras la poupée de tout à l'heure. Surprise. Devant, à quelques pas, le danger approchait, armé d'une dague peu aimable. Qu'était-il sensé faire ? Bon, réagissons. Il saisit la demoiselle par la taille et la cala à cheval sur son épaule -celle où n'était pas petite chose à pattes- une main sur son dos pour la maintenir en place comme une espèce de gros paquet ; parce qu'elle était encombrante, qu'il fallait bien en faire quelque chose, et qu'elle avait droit au semblant d'un infime soupçon de sympathie pour l'avoir laissé récupérer sa bestiole- avant de reculer pour s'éloigner de la bête. C'était toujours mieux que de rester planté là sans rien faire.

L'un recule, l'autre avance. Le fer s'approche. Pryde bute contre une table, manque de perdre l'équilibre. Les gens s'écartent. Il ne peut se retourner pour trouver un chemin, de peur que l'autre n'en profite.
L'héritier des Dalhiegans s'énerve. Être acculé ainsi titillait dangereusement sa tension et ses instincts primaires.

Le petit manège du chat et de la souris dura quelques affreuses minutes encore, puis Pryde n'y tint plus et concentra fixement son regard sur l'assaillant. Ce dernier poussa un gémissement lugubre. Sa peau prit une teinte rosâtre. Il fumait. Et il finit par s'effondrer au beau milieu du chemin.

-Bon, ça, c'est fait.

Sans lâcher la jeune fille, il put enfin se retourner et chercher une issue dans ce bazar ambulant, dans un état d'excitation contenue.
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William Heaven
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MessageSujet: Re: Le marché aux esclaves   Mer 17 Fév - 1:50

Dans ce chaos ambiant, il était difficile de savoir qui provoquait le plus de décès malheureux : les esprits maléfiques, ou le démon enragé qui se déchainait au milieu de la foule paniquée ? Ce dernier, en effet, semblait réellement s’amuser, faisant voltiger son épée tout atour de lui, attrapant de temps à autre un humain à portée de main pour s’en servir comme bouclier. Entièrement recouvert du sang de ses victimes, William arrêta un instant sa frénésie meurtrière, évaluant la situation autour de lui. A ses pieds, une bonne dizaine de cadavre. Près de lui, plus un seul humain vivant, la foule paniquée ayant vite compris qu’il était aussi dangereux que la menace spectrale. Au-dessus de sa tête, plusieurs esprits s’approchaient, ayant remarqué que le démon n’avait plus de boucliers humains disponibles.

« Bien…il est temps de tirer ma révérence…il faut savoir se retirer lorsque les choses se compliquent ! »

Habituellement je t’aurais châtié pour avoir adopté une telle lâcheté au combat…mais ces fantômes sont trop nombreux, le temps du divertissement est terminé. Oui en effet, il fallait maintenant partir. William s’élança en avant, esquivant du mieux qu’il pouvait les esprits qui étaient bien décidés à lui faire subir le même sort qu’à tous ces pauvres humains qui avaient péri sous sa main.

« Tsss, dire que je m’amusais ! Et ces satanés fantômes qui ne veulent pas me lâcher…bon, il est temps de les duper un peu. »

C’est vrai après tout, les fantômes, malgré leur nature surnaturelle, se servent plus ou moins de leurs sens, aussi une petite diversion pouvait marcher. Se concentrant, sans cesser sa course, William tissa le cheminement de son illusion et, au détour d’une petite ruelle, la projeta derrière lui. Coup de chance, les esprits s’arrêtèrent, perturbés par l’illusion. William allait pouvoir gagner un peu d’avance, même s’il savait que cela ne durerait pas aussi longtemps que si l’illusion avait été lancée contre des humains. Il courait donc toujours, jusqu’à rejoindre un mouvement de foule, où, cette fois-ci, il ne fit pas de massacre, se contentant de bousculer avec une extrême douceur démoniaque les badauds malencontreusement placés sur son chemin. Il bouscula même vieillarde, qui n’eut le droit à sa part qu’à un léger coup d’épaule ainsi qu’à un gentil nom d’oiseau. Continuant son chemin, le démon bouscula un homme à l’allure peu aimable, accompagné d’une demoiselle à l’allure plus noble, ils avaient l’air presque aussi démoniaque de lui même ! En même temps, dans un marché aux esclaves… les insultant également au passage, William ne s’attarda pas et continua à fendre la foule avec une légèreté et une subtilité toute relative.

*Ils ont de la chance que je les étripe pas tous comme je l’ai fait tout à l’heure…j’ai encore envie de me défouler un peu…*

Tiens, un autre esprit fonçait vers lui, sauf que cette fois, les boucliers humains étaient nombreux. Il attrapa un jeune garçon à côté et le brandit devant lui, l’esprit se retrouvant à l’intérieur, le possédant sans vraiment le vouloir. Sans la moindre once de remord, il projeta son pauvre « bouclier » plus loin, puis reprit sa route. Oui, après tout, un démon n’avait que peu de considération envers les humains, quel que soit leur âge.
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Le marché aux esclaves

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