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 Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)

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Viktor Reichert
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MessageSujet: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Mer 7 Oct - 0:39

Une nouvelle soirée mondaine. Encore. Il faut croire qu'il n'y en avait jamais assez. Oh, c'était un moment important, certes, car tout le gratin était présent. Même le Prince devait, à un moment ou à un autre, se montrer selon certaines rumeurs, ce qui donnait une bonne raison à un régent influent, c'est à dire Viktor, de se montrer. Une magnifique calèche s'arrêta devant les portes du palais, et celui qu'on nommait à voix basse "Diestro" descendit calmement pour se diriger d'un pas tranquille et assuré vers l'intérieur, n'accordant pas à un regard aux nobles et domestiques qui le saluaient. Comme souvent depuis quelque temps, il était seul : ni cavalière, ni garde du corps, ce qui faisait jaser toutes les commères avides de rumeurs croustillantes, et donnait un léger espoir à tous les prétendants à un statut élevé qui, dans leur folle naïveté, pensaient pouvoir attirer l'attention du régent et devenir, le temps d'un soir, son compagnon ou sa compagne du moment. Bref, malgré sa discrétion parfaitement voulue, Viktor ne pouvait passer inaperçu. Il traversa de longs couleurs luxueux, jetant des regards plutôt indifférents aux divers portraits ornant la galerie, chacun représentant un ancien prince, ou un quelconque héros servant de modèle à tous. Après un moment à marcher, il arriva enfin devant une immense porte dorée qui, lentement, s'ouvrit sur une vaste pièce grouillant d'activité. Alors qu'il faisait un pas à l'intérieur, le chambellan, qui jusqu'ici était resté tapis dans l'ombre, apparu soudainement et annonça d'une voix surmontant le brouhaha général :

"Sir Viktor Reichert, Régent et Seigneur de la Maison du Dragon !"

Immédiatement, toutes les conversations se turent, et seule la douce musique d'ambiance jouée par le talentueux orchestre de ce soir se faisait encore entendre. Voilà, l'exercice commençait, encore le jeu des mondanités et des ronds de jambes, il en avait presque la nausée. Quelques pas supplémentaires, et un discret sourire s'affiche sur son visage, signe que tout le monde pouvait retourner à ses conversations. Immédiatement, le brouhaha général apparu de plus bel, et de nombreuses personnes se présentèrent à Viktor. Nobles et moins nobles, hommes et femmes à marier, courtisans et courtisanes de toute sorte, parfaits inconnus...tant de personnes qui, aux yeux du régent, n'apparaissaient que comme des ombres fugaces qui, d'ici quelques minutes, auront déjà disparu de sa mémoire si sélective. De polies salutations, quelques compliments, un hochement de tête, et on passe à la personne suivante. Il lui fallut un bon quart d'heure pour se défaire de cette foule avide d'attention de la part d'une quelconque source de pouvoir. Si fatiguant.

"Notre cher Prince ne nous fait pas encore l'honneur de sa présence ?"
"Pas encore Messire Reichert, sa...sa majesté le Prince devrait arriver d'ici une heure ou deux, je pense."
"Je vois. Mais n'oubliez pas votre statut. Pour vous, c'est Seigneur Reichert."
"Oh je...je suis désolé Seigneur Reichert, je vous prie de m'excuser pour mon impolitesse..."
"Ce n'est rien, vous participez à une soirée mondaine pour la première fois n'est ce pas ? Renseignez-vous bien sur la manière de vous adresser à chaque individu. Les autres nobles ne sont pas aussi compréhensifs que moi."
"Je...vous remercie infiniment pour vos conseils et votre compréhension, Seigneur Reichert. Bonne soirée à vous."
"A vous aussi mon ami."

Il s'éloigna plus loin, laissant le jeune noble rêveur à l'évocation du "mon ami". Offrir quelques vains espoirs n'était pas un mal en soi après tout. Viktor déambula un moment dans toute la pièce, saluant avec un peu plus d'insistance les membres de sa propre maison, ainsi que le Régent de la Maison du Griffon, présent lui aussi. C'était jusqu'ici la seule personne ayant un statut équivalent au sien qu'il rencontrait. S'approchant de l'individu, il s'inclina en même temps que ce dernier et échangea quelques politesses. Bien sur, un noble un peu trop naïf ne verrait pas le duel de regards entre les deux régents qui, visiblement, n'étaient pas en très bons termes. La discussion dura quelques minutes, puis Viktor s'éloigna, cette fois-ci vers l'orchestre. Très doué, il aimait beaucoup, cela permettait d'oublier tous les cancans qui jasaient autour de lui. Il savait d'or et déjà que de nombreuses personnes ici devaient critiquer le fait qu'il portait sa rapière à la vue de tous, et dans une soirée comme celle-ci. Mais le Prince lui faisait suffisamment confiance, et faire parler de lui ainsi l'amusait.

"Voulez vous quelque chose à boire mon Seigneur ?"
"Hum...ne serait-ce pas ce fameux millésime venu des régions du sud dont j'ai tant entendu parler ? Les vignobles centenaires il me semble ?"
"Celui-là même mon Seigneur."
"Parfait, j'ai hâte de goûter cette merveille. Merci. Oh non, ne partez pas mon cher."

Sa coupe de vin à la main, il retînt le serviteur d'une main à la poigne ferme sur l'épaule et, lentement, goûta le fameux cru. Délicieux, exquis même. Il lui faudrait féliciter l'artisan auteur de cette merveille. Une fois la première gorgée, il savoura le délicieux nectar en prenant tout son temps, retenant toujours le pauvre serviteur visiblement gêné de ne pouvoir servir les autres invités. Une fois fini, le régent reposa la coupe et libéra son otage improvisé, avant de reprendre sa déambulation à travers la pièce. Nouvelles salutations, nouvelles politesses, nouveaux visages. Il arriva jusqu'à l'une des grandes fenêtres et observa un instant la nuit étoilée, seul, oubliant le lieu où il se trouvait. De l'autre côté de la vitre, un rouge-gorge s'arrêta, le regarda un instant et fit quelques rapides acrobaties sous ses yeux avant de repartir. Un fin sourire éclaira son visage à la vue de son compagnon animal officieux. Mais la légèreté de son cœur retomba rapidement lorsqu'il sentit quelqu'un qui l'observait, quelqu'un de proche. Hum, être dérangé à un moment pareil ? Enfin, il devait s'y attendre à une soirée mondaine comme celle-ci. Se retournant avec lenteur, il posa son regard froid sur la personne qui semblait vouloir, comme tant d'autres, échanger des politesses avec un individu influent.
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Florentin Des Romances
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MessageSujet: Re: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Jeu 8 Oct - 23:22

Il était une fois, dans un château en ruine de la contrée de Saint Thomas, un homme qui s’était préparé avec beaucoup de soins pour une soirée très spéciale…


Ses gestes, d’abord maladroits et imprécis, retrouvèrent peu à peu leur assurance d’antan. La mémoire du corps se révélait. Ses mains lavaient sa peau, peignaient ses cheveux, enfilaient ses vêtements dans une danse parfaite. Debout, face au miroir, Florentin s’était longuement observé. Puis, lorsqu’il rencontra le regard de son reflet, ses lèvres s’étirèrent en un mince sourire, ses yeux s’allongèrent en deux fentes émeraude et il plaça son masque. Le subterfuge était parfait et le rôle lui allait comme un gant. Le crime serait d’une élégance sans pareille. Lorsque cet homme quitta les lieux, il laissa derrière lui Florentin des Romances pour devenir un ange de vengeance dissimulé le baron Chevalier.

Arrivé dans le quartier riche d’Abellion, il emprunta les rues les moins fréquentées et se glissa derrière une immense bâtisse. Cet endroit puait le luxe et la corruption. Mais il n’y prêta pas garde. Il s’assura qu’aucun garde ne l’observait et, enroulé dans une cape aux couleurs de la nuit, il s’envola, atterrissant quelques secondes plus tard sur le toit de la demeure. Un brouhaha ambiant s’élevait déjà. Les festivités avaient commencées. Cela n’arrangeait pas son affaire mais il s’en accommoderait.

Agilement, il se glissa par une fenêtre du troisième étage et y abandonna sa cape. La main sur la poignée de la porte, Florentin inspira profondément, évacuant la peur. Il avait une mission, un but. Et il ne s’en détournerait pas si facilement. Premièrement, il devait savoir où en était la caste nobiliaire. Qui était avec qui. Qui s’était rangé aux côtés du Prince. Ce que l’on racontait sur la petite série de meurtres qui avaient déjà eue lieu. Et surtout, il devait le trouver… Lui… pour qu’il paie enfin.

Déterminé, il fit tourner la poignée et se lança dans un immense couloir. Il ne tarda pas à trouver la salle de réception et se fit présenter comme Ludwig Chevalier, fils unique du Baron Chevalier, revenant tout juste d’un long voyage.

Que le spectacle commence.


Florentin ne tarda pas à se souvenir du jeu des mondanités. L’homme au masque ne tarda pas à faire jaser. C’était un garçon très poli ma foi. Un excellent danseur, d’une galanterie étonnante, et surtout, il ne manquait pas de charme ! Et ce masque qui le rendait si mystérieux ne gâchait en rien sa beauté, car au vu de son sourire, ce devait être un jeune homme fort attirant.

Mais toute cette courtoisie n’était que foutaise. Du vent, un mensonge brodé de fil de soie. Lui n’avait qu’une idée en tête. Et c’est alors qu’il faisait danser une jeune femme dont il n’avait pas même prit la peine de retenir le nom qu’il le vit enfin. Lui. Viktor Reichert. Ayant trop pris à cœur sa comédie, il ne l’avait même pas vu arrivée. Il s’excusa auprès de la dame. Un baisemain et une courbette plus tard, notre jeune homme avait à son tour gagné la fenêtre et observait le régent de la maison du Dragon. Il se saisit d’un verre qu’il ne porta pas à ses lèvres et attendit de pouvoir planter ses yeux dans les siens. Il le dévisagea, un sourire aux lèvres.

- Bonsoir mon seigneur. Je crains que nous n’ayons pas encore eu l’honneur de nous rencontrer. Je suis Ludwig Chevalier, le fils du Baron.

Contenir sa haine lui fut plus aisé qu’il ne l’aurait cru. Il n’eut aucune difficulté à jouer son rôle. Mais malgré tout, une lueur de défi teintait son regard.
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Viktor Reichert
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MessageSujet: Re: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Sam 10 Oct - 0:31

Qui était-ce ? Il lui disait quelque chose. Un noble sans doute, visiblement jeune. Des atours vestimentaires plutôt convenable, mais trahissant le fait qu'il ne s'agissait pas d'un individu de rang aussi élevé que lui. Enfin, s'il possédait le statut d'un régent, Viktor l'aurait immédiatement reconnu. Ce qui était remarquable était le masque qu'il portait...bon, il est vrai qu'il s'agissait d'une mode populaire chez les nouveaux nobles, mais le seigneur de la Maison du Dragon trouvait cela simplement ridicule. Même si cela avait un charme certain, le ne pouvait le nier. Mais revenons à ce jeune homme qui se présentait sous le nom de Ludwig Chevalier, fils du Baron du même nom. Tiens, il ne souvenait pas d'un fils...enfin, le Baron était si peu présent, cela n'avait que peu d'importance après tout.

"En effet mon cher. Viktor Reichert, comme vous vous en doutez." Il inclina légèrement la tête en avant, le bras relevé contre son torse. "Je suis enchanté de vous rencontrer Sir Chevalier. Votre visage m’était familier, même si mes souvenirs me jouaient quelques tours. Comme vous portez-vous en cette belle soirée ?"

Les politesses d'usage, rien de plus, comme pour tout le monde. Mais quelque chose était différent chez cet homme...son regard. Serait-ce un défi qu'il lui lançait de ses beaux yeux...l'un semblait plus sombre que l'autre néanmoins...quelque chose n'allait pas derrière ce masque. Hum, il serait intéressant de taquiner ce jeune impertinent. Oh, il était très poli oui, mais tous les jeunes nobliaux étaient impertinents aux yeux du sévère régent. Détournant son attention du jeune homme un instant, il jeta un œil par la fenêtre. Idille, son cher rouge-gorge, effectuait quelques dernières acrobaties puis disparu au loin. Un léger sourire étira les lèvres de l'homme qui, revenant à son cher interlocuteur, demanda d'un ton quelque peu amusé et courtois, mais se voulant volontairement provocateur :

"Je me demande quel charmant minois ce cache derrière ce masque si froid. Je ne pensais pas que le fils du prestigieux Baron Chevalier se laisserait aller à une mode aussi futile que celle qui consiste à se voiler le visage aux yeux du monde."
"Monseigneur..."

Le régent tourna légèrement la tête vers une jeune courtisane qui l'observait, le regard à la fois envieux et anxieux. Oh, ils e souvenait, il s'agissait d'une demoiselle qui dansait avec le charmant jeune homme qui lui tenait à présent compagnie. Visiblement, voir que son cavalier discutait avec un régent influent suffisait à l'attirer...mais elle n'avait pas prévue la réponse de Viktor :

"Je vais faire comme si je ne m'étais pas rendue compte que vous étiez venue me déranger très chère."
"Mais je..."
"Dois-je changer d'avis et demander à quelques gardes respectueux de venir me débarrasser de la gêne que vous m'occasionner ? Je suis en pleine discussion avec mon ami ici présent, veuillez respecter cela."
"Je...je suis désolé mon seigneur..."

Et, sans demander son reste, la jeune demoiselle s'enfuit à toute vitesse, honteuse d'avoir laissé un espoir de fou envahir son esprit. Pendant ce temps, Viktor fixa Ludwig dans les yeux et, posant une main sur son épaule, l'invita à le suivre vers un coin de la grande salle beaucoup plus à l'abri des rires, des danseurs, mais aussi des oreilles indiscrètes. Ce jeune homme l'intéressait...oh, pas d'idées obscènes bien sur, quoique...non, pas pour l'instant. Mais il sentait que son "ami" lui cachait quelque chose. Cette lueur de défi était fascinante à vrai dire, cela allait sans doute rendre sa soirée plus pimentée. Inconsciemment, sa main droite se posa sur son avant-bras gauche, caressant doucement le mécanisme de son brassard lance fléchette habilement caché. On n’était jamais trop prudent, peut-être que cet homme était un assassin caché ? Oh voyons quelle idée...mais il avait envie de le tester.

"Pardonnez le fait que je vous accapare autant de temps, messire Chevalier, mais j'ai toujours été curieux de rencontrer le célèbre fils de ce cher Baron. Comment va t-il d'ailleurs ? Et parlez moi de vous également, je suis curieux d'en savoir un peu plus sur un jeune homme aussi mystérieux."

Sourire, politesse. Une façade habilement travaillée, une machinerie bien huilée. Mais son interlocuteur ne semblait pas né de la dernier pluie non plus...

(Désolé, c'est un peu bof je trouve, je m'embrouille tout seul dans mes idées parfois ^^')
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Florentin Des Romances
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MessageSujet: Re: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Ven 16 Oct - 14:41

Il aurait dû être mal à l’aise, se sentir oppressé par tant de monde. Cet endroit était bien plus que dangereux pour lui et pourtant, il ne voyait plus rien d’autre que Viktor. Ce n’était pas seulement dû au charisme du régent. Dans sa douce folie, Florentin s’amusait. Il jouait un rôle qu’il connaissait. Il ne valait pas mieux que tous ces nobliaux poudrés de la tête aux pieds qui dissimulaient l’odeur de leurs vices et de leur cruauté sous divers effluves. Il était identique à eux, il venait d’ici. Mais une seule chose comptait à ses yeux, la vengeance. Et peu importe alors les chemins qu’ils se devaient d’emprunter pour parvenir à ses fins. C’était enivrant…

- Tout le plaisir est pour moi. Et c’était peu dire. Je me porte très bien merci, même s’il est étrange de revenir ici après un si long voyage. Enfin, comment pourrais-t-on aller mal lorsque l’on a la chance d’être en si bonne compagnie ?


Ca c’était un peu plus faux, mais on sourire chuchotait le contraire. Son regard demeurait en revanche très ambivalent et il ne parvenait pas à contrôler l’éclat émeraude de son regard. Il se sentait prédateur et jouait avec les mots comme un chasseur avec ses armes. Pour appuyer son propos, il souleva son verre en la direction de son vis à vis et en but une petite gorgée.

L’affaire tourna en sa défaveur lorsque Viktor parla de son masque, Florentin lâcha un rire, ne désirant pas laisser transparaître son malaise. Il s’apprêtait à lui répondre lorsqu’on vint les déranger. Instinctivement, il fusilla la danseuse du regard. Comment osait-elle se mettre entre sa proie et lui ?! Voilà qu’il touchait au but et qu’une bécasse désirait l’en empêcher ! Trainée corrompue par l'avidité. Et dire qu’il ne pouvait même pas se permettre de la renvoyer lui-même au fond de son trou sans se faire mal voir par le régent. Qu’à cela ne tienne, il devrait prendre son mal en patience ! Ou… Peut-être pas. A mesure que la conversation entre Viktor et l’importune devenait plus sèche, Florentin retrouvait le sourire. Il ne pu s’empêcher de se sentir flatté d’avoir retenu l’attention de cet homme, chose qui, visiblement, n’était pas une mince affaire. Une fois les choses mises au clair, au revoir la péronnelle !

Florentin s’abstint d’émettre le moindre commentaire, ne désirant pas prendre le risque de froisser sa proie. Il ne se fit pas prier pour le suivre dans un coin de la grande salle. Cela allait d’ailleurs plutôt dans son sens. Le monde de fastes et de bruit s’éloigna un peu, suffisamment du moins pour que le noble en fasse abstraction. Allons, allons, jouons encore un peu.

- Malheureusement mon père est récemment tombé malade et se doit de garder le lit un certains temps, c’est aussi la raison de mon retour ici, quelqu’un doit s’occuper des affaires familiales pendant sa convalescence.

Pour être malade, le baron Chevalier était bien plus que cela depuis quelques heures… Il évita soigneusement de parler de lui plus que cela, rester évasif semblait être la meilleure solution pour ne pas se perdre dans ses propres mensonges.

- Pour moi qui ne suis pas revenu ici depuis longtemps, la cours me semble bien différente. Je remarque par exemple que Lady Katrinka est absente, est-elle souffrante ?

Venons en donc à l’un des sujets qui l’intéressait, que pensaient donc les nobles de ces mystérieuses disparitions. Celle de Lady Katrinka était de son fait, quelques semaines auparavant. Cette femme à la main de fer avait participé au complot contre les Des Romances dans l’espoir de s’infiltrer parmi les proches du Prince. Erreur fatale.
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Viktor Reichert
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MessageSujet: Re: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Dim 25 Oct - 18:13

Cette lueur dans les yeux de son interlocuteur allumait une alarme dans l'esprit de Viktor. Il en était sur, cet homme lui cachait des choses...enfin, comme tous les autres nobles me direz-vous, mais celui-ci semblait différent. Que cherchait-il ? Cela pouvait être intéressant, enfin une saine occupation dans cette soirée ennuyeuse à en mourir. Et que faisait le prince ? Dire qu'il était venu en espérant pouvoir le côtoyer pour lui glisser quelques conseils au creux de l'oreille...et sa majesté se faisait attendre ! Tsss, quel manque de savoir-vivre. Revenant à ce cher messire Chevalier, il se contenta d'hocher la tête au compliment de ce dernier, d'un air poliment ravi. Clea le touchait...à moitié. Il avait l'habitude des flatteries douteuses en tout genre, mais quelque chose dans le ton du jeune homme lui indiquait qu'il y avait une part de vérité dans ses dires. Étonnant. Comme s'il était heureux d'être en la présence du Régent, mais pas pour les raisons qu'il annonçait. De plus en plus curieux.

"Oh, je suis navré pour votre père, peut-être que lors de mes journées de libre, j'irais le voir depuis le temps. Un homme se doit d'être au chevet de ses amis n'est ce pas ? Mais c'est tout à votre honneur de vous occuper des affaires familiales mon cher."

Il but une gorgée de ce vin si délicieux, repensant à messire Chevalier senior. Un individu qu'il méprisait au plus haut point, comme tant d'autres nobliaux arrogants. Mais son fils était de compagnie bien plus agréable, ce cher baron n'avait pas tout raté dans sa décadente famille. Puis, à la question de Ludwig, le régent prit un air faussement attristé qu'il ne cacha pas vraiment, et répondit d'un ton...presque trop théâtral pour être crédible :

"Cette chère Katrinka...j'ai le regret de vous annoncer son décès, d'après de récentes informations. Une tragédie bien sur. Une enquête de grande envergure a été mise en place, et je suis sur que le ou les coupables seront vite attrapés. D'ailleurs, je m'occuperais personnellement des interrogatoires, quand l'heure sera venue. Ne vous inquiétez pas pour cette sombre affaire néanmoins, vous n'avez rien à craindre."

Lady Katrinka...une autre vipère qu'il aurait volontiers écrasé de son propre poing. C'était un pion presque utile dans le temps, mais un poids plus qu'autre chose dernièrement. Quant à ces disparitions...il savait qu'il y avait un lien avec la famille déchue Des Romances. Une famille très bien, mais qui avait été, à ses yeux, un sacrifice nécessaire pour la satisfaction de sa propre ambition. Et si l'un des membres de la famille avait survécu et cherchait à se venger ? Et si son interlocuteur...non bien sur que non, ses informateurs l'auraient prévenus...ils savaient très bien que Viktor ne tolérait aucune erreur, et sa colère était froide et terrible. Alors qu'il buvait une autre gorgée de vin, un autre noble, semblant les observer depuis un moment, s'approcha et murmura quelque chose à l'oreille de Viktor, sans que Ludwig ne puisse entendre. Puis, l'homme se retira, et le régent posa un regard...amusé sur son interlocuteur.

"Ah les intrigues de la cour, aucune chance d'être tranquille. Si cela ne vous dérange pas, messire Chevalier, j'aimerais vous parler de quelque chose en privé. Désolé de vous accaparer votre précieux temps, mais j'insiste vraiment."

Posant sa main sur l'épaule du jeune homme, il le guida hors de la salle de réception. De toute façon, le prince ne viendrait sans doute pas, et Viktor avait à présent quelque chose de plus important à régler. Après avoir traversé plusieurs couloirs, il fit entrer son jeune ami dans une vaste pièce servant sans doute à peu de chose, si ce n'est accrocher des tableaux sur chaque millimètre de mur disponible. Quelques meubles étaient posés ça et là, sans grande utilité, une pièce parfaite pour le régent qui, une fois entré, ferma la porte à clé. Il fit quelques pas, s'éloignant un peu de Ludwig, puis on entendit le léger son métallique impliquant que la rapière de Viktor glissait lentement hors de son fourreau. Se tournant vers le jeune homme, son visage froid et inexpressif, il prit la parole d'un ton où toute la courtoisie et la politesse des soirées mondaines avait disparue.

"Bien, nous seront plus tranquille pour discuter ici, messire Ludwig Chevalier. Maintenant, pourriez-vous me donner...votre véritable identité ? La raison de votre présence ici serait également souhaitable."

La rapière glissa lentement hors du fourreau, sa lame étincelant légèrement.

"Oh, j'ai également le regret de vous annoncer la mort du Baron Chevalier. Mais vous deviez être au courant, n'est ce pas ? Les nouvelles vont très vite..."
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Florentin Des Romances
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MessageSujet: Re: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Lun 9 Nov - 13:16

- Mais c’est également le devoir d’un aîné de servir son père et sa famille.

Tout comme lui le faisait en ce moment même. Il fit dévier la conversation. Le régent ne parut pas le moins du monde attristé par la mort de cette Lady. La cours et ses corruptions, son impersonnalité et son caractère artificiel. Cela ne changerait sans doute jamais. Une courbette, un sourire, une promesse, mais au moment venu, personne vous tendre la main. La cour loue le mort en public, regrette leur disparition, mais derrière, elle chuchote tous les vices du défunt et se dit que finalement, ce n’est pas un si mauvaise chose.

Il est certain que la cour servait à sa manière les dessins de jeune homme. On le cherchait par orgueil, pour punir le meurtrier, on ne le cherchait pas pour venger quelqu’un qu’on avait aimé. C’était ce qui lui donnait l’avantage dans ce combat à mort. Car aucun des deux ne pourrait y survivre, il s’y appliquerait.
Florentin afficha volontairement une certaine peine.

- Quelle perte regrettable ! Enfin, je suis sûr que vous découvrirez l’identité de ce criminel dans les plus brefs délais.

Et peut-être même plus tôt que Monsieur le régent le croyait. Florentin sourit. Le jeu était plaisant. Comment pourrait-il mener à bien ses interrogatoires lorsque son cadavre serait réduit en cendres par ses soins ? Quelle perte regrettable, vraiment…

- Je suppose que vous avez un certains nombres de pistes.

C’était osé. Peut-être trop. Pour dédramatiser sa question. Il plaqua un sourire mondain sur son visage et porta avec légèreté son verre à ses lèvres. Il semblait vouloir dire qu’il avait toute confiance en son talent et que le régent ne tarderait pas à avoir les réponses à ses questions.

Malheureusement, le présumé Ludwig n’aurait pas le loisir d’obtenir plus de renseignements de la bouche de Viktor. On osa les déranger. Rassuré par l’attitude qu’avait eue son interlocuteur vis à vis de la péronnelle, il s’attendit à la même réaction. Celle-ci fut totalement contraire. Florentin se crispa, cherchant à garder son sourire pour faire bonne figure.

Les messes basses n’étaient jamais rassurantes. Jamais… La panique commença à envahir ses veines mais il parvint à la contenir. Raisonne, réfléchis Florentin, réfléchis. Non, il était trop prêt du but pour se laisser avoir si facilement. Et puis, il pouvait très bien se tromper non ? Cela n’avait peut-être rien à voir avec lui. Oui, c’était forcément ça. Cela ne pouvait être que ça.
Mais Viktor reprit la parole et l’évidence fut là. Néanmoins, les mots en privé rallumèrent sa fougue. Oui, c’était une très bonne idée. Florentin posa son verre rapidement et acquiesça.

- Bien sûr, mon seigneur, il fit rouler cette appellation sur sa langue, pour la faire durer le plus longtemps possible. J’espère que ce n’est rien de grave.


Et il se laissa entraîner. Sage petite proie qui tombait dans la gueule de loup. Restait encore à déterminer qui était qui. Il fallait être sûr. Florentin se laissait tomber dans les ténèbres. Il le savait bien. Il avait conscience des risques. Mais il s’en fichait. Il le voulait. Il désirait la peine, la douleur et le sang. La folie. Rien d’autre n’avait d’importance.

Plus ils traversèrent de couloir, plus l’étreinte immatérielle de sa maîtresse se resserrait autour de lui. Elle lui chuchotait : « l’heure approche ! » et il s’en était grisé. Il entendit la clef tourner dans la serrure sans en paraître plus inquiet que cela. Il observait les tableaux, il observait les murs, les meubles. Il n’y avait pas de fenêtre. Viktor avait bien choisi son lieu. Tant pis, il devrait arracher la clef à ses doigts morts. Quel dommage n’est ce pas.

La voix du régent se fit froide, tranchante. Florentin, qui était resté de dos jusque là, fit volte face avec grâce et légèreté. Il sembla danser en effectuant ce mouvement. Dieu qu’il aimait ça. Au revoir humanité. Bonjour folie.

- Allons Allons Viktor ! N’avons nous pas eu une conversation agréable ? Faut-il vraiment en venir aux armes ?

Florentin souriait, prédateur. Il appuya ses paumes sur un meuble derrière lui et planta ses émeraudes dans le regard du son interlocuteur. Bienvenue dans mon monde, petit régent, ici, il n’y a pas de règles.

- Les temps ont tout de même changé depuis mon départ, je ne pensais pas que le prince accepterait un jour de voir l’un de ses jouets venir armée à une réception. Quoi qu’il ne s’est pas montré ce soir, peut-être n’a-t-il pas tant confiance en vous que cela !

Quand au Baron Chevalier, c’est tout comme pour Lady Katrinka, une perte vraiment regrettable. La vôtre le serait sans doute d’avantage n’est ce pas ?

Inconscient, Florentin jouissait d’une insolence nouvelle. Il se libérait de son rôle de gentil petit noble bien comme il faut. Bien sûr, il avait peur. Mais l’ivresse incompréhensible qu’il ressentait alors rendait ce sentiment insignifiant. Il touchait au but, il se rapprochait du prince. Viktor était une victime de qualité. Agréable à l’œil et très divertissante avec cela.

- Allez vous gardez votre arme ? Ce serait faire preuve d’un tel manque de politesse ! Vous devez vous sentir bien supérieur, il cracha presque ce mot, pour vous enfermer ici avec un imposteur. Qu’avez-vous donc l’intention de faire ?

Oui… Il voulait savourer cet instant.


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Viktor Reichert
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Capacités: Epeiste confirmé, manie la rapière et la lance à la perfection. Manipule très bien les gens aussi...

MessageSujet: Re: Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)   Sam 28 Nov - 0:36

Viktor se tenait le dos droit, impassible, le visage totalement indifférent, ses yeux froids fixant le faux Messire Chevalier. C'était bien ce qu'il pensait, le jeune homme avait totalement changé d'attitude, il était...plus moqueur peut-être, plus léger. Plus étrange. Le régent ne prit même pas la peine de répondre aux provocations de ce malandrin. Certes, l'absence du Prince était gênante, mais il savait que ce dernier lui faisait suffisamment confiance pour le laisser arborer son bras armé au milieu d'une soirée en apparence pacifique. Ce que désapprouvaient de nombreux nobles dont l'insignifiante position mettait Viktor à l'abri des critiques ouvertes. Et voilà que ce fanfaron parlait même du désarroi que provoquerait la mort d'un homme aussi puissant que lui ! Ainsi, il voulait se battre ? Fort bien, voilà qui égayerait un peu plus la soirée du régent qui, jusqu'ici, s'ennuyait vraiment. De sa main libre, il montra la clé de la seule porte de la pièce et, bien visiblement, la rangea bien à l'abri, accrochée à une chaînette autour de son cou. Son bras armé se leva, la rapière scintillante placée devant le visage, puis abaissée sur le côté.

"Le Prince apprécierais de me voir armé, lorsque ce genre de situation se produit. En vérité, pour vous répondre, je comptais vous capturer et vous interroger. Mais vous êtes bien trop sarcastique et, à mon humble avis, un dur à cuir. Je ne suis pas d'humeur à la torture, aussi je vais simplement vous tuer. Pour le bien de tous...enfin, je me plais à le croire."

Quelques pas en avant, la rapière toujours inclinée vers le sol. Vu ainsi, il paraissait quelque peu distrait, mais un combattant avisé s'apercevrait bien vite que la garde de Viktor était pour l'instant sans faille. Totalement défensif, il avançait lentement vers l'imposteur, attentif au moindre de ses gestes, prêt à exécuter n'importe quelle riposte mortelle en cas d'attaque. Encore quelque pas, et il était à distance d'attaque du jeune homme, et vice et versa bien sur. Un léger sourire amusé sur les lèvres du régent, qui reprit la parole à nouveau :

"J'espère que vous serez un adversaire à la hauteur et...j'aurais une petite question pour vous, avant de vous occire."

Lady Katrinka, le baron Chevalier, et maintenant lui comme cible d'un assassin. Trois nobles unis sur un seul point. Il n'avait presque aucuns doutes, mais il voulait être sur. Oui, il ne comprenait pas encore tout, mais une donnée de l'énigme était presque révélée. Et avec de la chance, il réveillerait l'esprit guerrier de son jeune adversaire, ce serait fort divertissant...

"Dîtes moi, très cher. Étiez-vous au courant des derniers mots de Messire Des Romances lorsque mes pions sont allés s'occuper de lui ? Il parait qu'il suppliait ses bourreaux de l'épargner, lui et les siens. Il implorait comme un faible homme ayant perdu toute volonté. Vous...le saviez ?"

A peine eut-il finit de prononcer ces mots que, sans attendre la réaction de l'imposteur, il s'élança vers lui et, avec une dextérité et une vitesse surprenante, abattit son arme en direction du bras droit de son adversaire. Néanmoins, ce dernier semblait assez agile et esquiva le coup au dernier moment. Viktor se remit en garde, ses yeux plongés dans ceux de son ennemi. Un regard froid, n'exprimant plus que l'envie de tuer. C'était pour l'instant son seul objectif : s'occuper de ce malandrin. Et si ce dernier le divertissait assez, alors il lui offrirait une mort honorable.

(Vraiment désolé pour le gros retard, et désolé si mes posts sont un peu plus courts, j’me remets peu à peu, mon écriture en pâtit quelque peu. Dis moi si tu veux que je modifie quelque chose).
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Un Régent, un Oiseau, des Nobles...(PV Florentin)

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