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 La vie est une partie d'échecs

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Natanakin
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MessageSujet: La vie est une partie d'échecs   Lun 2 Nov - 18:41

Dans laquelle je ne suis qu'un pion.

[ Privé, Eden ]


C'est une nouvelle mission qui attend super Natanakin ! Car l'impossible devient possible, car sa super puissance viendra à bout de toutes les formes de Mal ! Vêtu de sa super cape, le poing levé, le voilà courageusement parti pour surmonter tous les obstacles !

Ouais ben, le jour où ça se passera comme ça, les grenouilles mangeront des hippopotames, face de concombre déshydraté. La joie et l'enthousiasme habituels coulaient à flot dans les veines de notre cher esclave devant cette surprenante nouvelle. Il leva un sourcil en se demandant si justement, c'en était une bonne ou une mauvaise pour son intérêt personnel : “Je te loue à une connaissance pour quelques jours.” Youpi.

-Et pourquoi a-t-elle besoin de moi ?


Je n'en sais rien, ne cherche pas à négocier. Et puis, d'un ton moqueur : elle a peut-être envie de chair fraiche. Yahouuu ! Comme la mine de Natanakin s'était allongée, sa maîtresse se mit à rire, lui tapota l'épaule et lui dit que de toute façon, ça ne devrait pas durer longtemps, et qu'il aurait droit à deux jours de congé s'il était sage.

Tout dépendrait à présent de ladite connaissance. Une vieille peau enquiquineuse qui voulait qu'on lui déplace des meubles ou qu'on l'aide à traverser la route ? Un type qui avait besoin de main d'œuvre ? Tous les scénarios étaient possibles. Le jeune homme se mit à râler intérieurement -lorsqu'il râlait tout court, il se faisait taper dessus- que pourquoi lui spécialement, et que ç'avait intérêt à être bien, et que ses deux jours de congés, il les aurait mérités, etc.
Tamari, qui le connaissait à présent mieux que sa poche, devinait très bien ce qui se passait derrière ce regard gris peu aimable. Elle lui donna l'adresse et le mit dehors en lui promettant que tout allait bien se passer.

Donc, notre super Natanakin était en marche vers une autre zone du quartier riche, point très pressé. Ce jour là, il était vêtu -comme tous les autres jours- de son pantalon de toile gris et de sa veste noire tant chérie. Que voulez-vous, lorsqu'un nouveau vêtement représente quatre mois d'argent de poche, on fait avec ce qu'on a.
Il regardait les autres passants, les jolies demoiselles avec de grandes robes, les fiacres lustrés et le ciel gris, assorti à ses cheveux, ce qui n'était pas pour remonter son moral. Allons, allons, il va peut-être te filer des sous, à toi. Et tu pourras te payer une tournée à la taverne. Il prit une inspiration : malgré tous ses efforts pour retarder le moment inévitable, le voilà déjà arrivé dans la rue indiquée...
Une grande maison, ou plutôt une espèce de petit château, enfin un truc de noble, comme d'habitude. Bien sûr, Tamari ne fréquentait pas n'importe qui. Et, d'autre part, n'importe qui ne pouvait pas se payer les services d'un esclave de luxe. ( <= il s'est auto proclamé)

Chercher la porte de service à présent... Une petite porte en bois cachée dans un coin, là où les domestiques étaient sensés passer habituellement, pour ne pas souiller l'entrée officielle de leur présence.
Le jeune homme resta un instant dans bouger, et tenta de se préparer au pire. Il fallait toujours être pessimiste, puisque si le contraire arrivait, c'était toujours une bonne surprise. Allez, on pariait sur quelque chose de non humain, de gros et poilu, de sexuellement en manque et de spécialement pervers et exigeant. Respire un bon coup, Nat'.

Toc, toc, toc.
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Eden Ael'dha
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MessageSujet: Re: La vie est une partie d'échecs   Lun 4 Jan - 23:10

- Ca t'écorcherait les poignets de frapper avant d'entrer?!

- Désolée, Mad...

- Sors d'ici!

Position défensive. L'esclave s'écarta, la table basse vint s'écraser contre le mur. Elle poussa un petit cri nerveux, rien de bien effrayant. Les débrits de bois retombèrent sur les lattes vernies qui recouvraient le sol. Liana prit peur. Comme si elle n'était pas assez traumatisée. Et la voilà qui éclatait en sanglots. La nymphe poussa un soupire à fendre l'âme. C'était... lamentable. Comme toujours.
Une jambe après l'autre. Elles sortirent d'entre les draps délicatement. Ses cuisses étaient nues, et Liana couvrit ses yeux avec ses mains, autant pour sécher ses pleurs qu'afin de se priver de sa perversité. Quand elle écarta ses doigts, la fente ainsi créée la montra debout, stoïque, encrée dans le sol. Jusqu'à ce qu'elle chancelle, que ses cheveux déjà sublimement raides virevoltent autour d'elle. Un pas tremblant, des yeux perçants, un corps et un esprit suant, expirant la rage. Colère. L'allégorie de la haine.
Horrifiée. La servante ouvrit des yeux ronds et retint de justesse un hurlement strident dont elle avait le secret. Ses mains couvraient à présent non plus ses yeux, mais ses lèvres. Elle blêmit à vue d'oeil. Elle jurait l'avoir vu. Un autre pas. Un seul autre pas. Et la veuve noire disparut. Quelques instants d'inquiètude extrême. Connaissant la maîtresse, elle n'était pas partit bien loin, et cela la déchirait de s'avouer ceci, mais surtout pas tant qu'elle n'avait pas réussi à la faire sortir d'abord... Elle restait immobile, transie par l'angoisse. Ses mains s'abaissèrent progressivement. Sa respiration était coupée, les battements de son coeur ralentissaient. Jusqu'à la sentir dans son dos.
Ce n'était ni une aura, ni une présence. C'était ses doigts.
Ils parcouraient son dos lentement, surement. Ils étaient discrets, mais dans cette atmosphère, n'importe qui les aurait senti aussi bien que Liana en ce moment-même. Ils marchaient, ou immitaient les pas humains. La petite devait l'admettre, à la perfection. Un frisson lui parcourut l'échine. Son épiderme réagissait brutalement. Finalement, la légère pression qu'ils exerçaient sur son dos se retira. En suspent. Plus de bruit. Apeurée. Sa respiration commença à s'accèlerer. Princesse n'était plus là, plus là du tout. La blondinette n'osa bouger, même si plus aucune traces n'était détectable. Elle était partie. C'est étrange, mais elle ne pouvait être aussi silencieuse. Où était-elle? Liana n'en avait pas la moindre idée. Cependant, c'était bien le cadet de ses soucis! Elle cligna des yeux plusieurs fois d'affilée, en forçant. Il n'y avait qu'un souhait à faire: ne pas la revoir avant demain matin. Demain, à l'aube, où la terrible reviendrait la hantait. Bon Dieu... Sachez la préserver de cette menace. Elle soupira longuement. Se reprit rapidement. Bien, la journée n'était pas finie, et ce n'était pas ce petit incident qui allait la retarder davantage! La prochaine fois, elle tâcherait de frapper avant d'entrer. Mademoiselle Eden serait sans doute encore en colère, mais elle ne pourrait plus lui reprocher ceci! Allons bon, reprenons nos activités!
Elle sourit. Ses bouclettes de devant rebondissaient autour de son visage lumineux. Jusqu'à ce qu'elle l'entende.


- Qu'est ce que tu attends pour sortir d'ici, Liana?

Une masse. Une masse lourde. Elle ne se fit pas prier, et c'est pleine d'interrogations et ornée de deux torrents sur les joues qu'elle s'enfuit de la chambre en claquant la porte. L'ironie du sort. Sous son voile noir, un sourire machiavelique. Ni Lilith ni ses suivantes ne lui arrivaient à la cheville. Avec dédain, elle replaça sa cheveulure en ordre, soupira puis se dirigea vers le mirroir qui ornait sa coiffeuse. Liana avait oublié de ramener son parfun du marché. Quelle sotte. La prochaine fois, cela serait Sonne qui irait le faire. Quoique. Réflexion faite, Sonne n'était peut-être pas la personne recommendable pour ce genre de tâches. Non. Sonne était plus douée pour le soin du corps de sa maîtresse. Elle peignait les cheveux comme personne, et alors que la démone tentait de nouer sa crinière à l'aide d'un ruban, elle regrettait ses mains fines et délicates qui avaient des gestes de professionnel. Non. Sonne n'était pas faite pour sortir. Sonne ne devait pas se faire remarquer, ni par son physique, ni par son caractère et sa langue étrange. Sonne était disposée à accomplir un travail spécialement conçue pour elle. L'étrangère trouverait sa destinée. Plus vite qu'elle ne l'aurait cru.

****

- Pardon, Mademoiselle. Bonjour Mademoiselle.

- Bonjour, Mademoiselle!

- Bien le bonjour, Demoiselle.

Ils ne pouvaient pas se taire...
Elle descendait les escaliers plus rapidement que d'habitude. Après tout, il était malpoli d'être en retard et de faire attendre un invité à la porte trop longtemps. Liana avait eu au moins le mérite de la prévenir. C'était déjà cela. Alors, après l'avoir chassé, la belle s'était préparée, que devrait-on dire, en vitesse. Elle s'était coiffée d'une queue de cheval de fortune, avait revêtu un jupon bien trop court et parfaitement indécent d'un nois de jais et maintenait sa poitrine imposante grâce à un corset d'une noirceur plus profonde que celle du jupon, serré deux crans de plus que ce dont elle avait l'habitude. Malgré tout, Belphegora arrivait à respirer, et détallait dans les marches plus agilement que le peuple sans poids ni gêne. Arrivée à trois marches du plancher, elle effectua un petit saut, atterit agilement sur ses pieds, et courrut vers la porte de service. Bien qu'elle ne sache point devant quelle porte il attendait, Eden se doutait fort qu'il avait délibérément évité l'entrée principale du château, ce afin de préserver la noblesse du lieu. Quand elle arriva près de la zone ciblée, un cuisinier l'apostropha, lui interdisant d'aller plus loin. Malheureusement pour lui, il n'avait jamais eu affaire avec la fille de Lucifer. Premier combat, remporté haut la main par la jeune femme. Un de plus.
Elle s'arrêta pile deant la porte. Autour de sa personne en fine tenue s'affèraient toute sorte de petites gens, aussi bien cuisiniers que femmes de chambre, jardiniers et autres. Elle respira un bon coup. Ce n'était certes pas son habitude d'ouvrir la porte d'entrée, mais elle avait tenu à acceuillir l'invité envoyé par une femme fortunée, dont elle avait complètement oublié le prénom d'ailleurs. Un esclave qu'elle lui avait demandé. Une sorte de location. Le pire, c'est que cette idiote n'avait point songé à quémander la raison de cette proposition. Ce n'était pas plus mal, en fait.
Eden saisit la poignée. Un, deux, trois.

La porte s'ouvrit sur un jeune homme d'environ une vingtaine d'années. Le teint légèrement brun. Très peu, à vrai dire. C'était celle de la belle qui était vraiment blanche. Il portait une couleur de cheveux étrange, grisonnante. Enfin, si ce n'était que ça. Des vêtements sobres, néanmoins toujours plus épais que les siens. Un esclave tout ce qu'il y a de plus banal. Un esclave à la hauteur de ses espèrances.
L'héritière le dévorait des yeux. Osmose. Jusqu'à ce qu'elle brise le silence.

- Je suppose que tu es l'esclave que... qu'on me doit.

Et oui. Quand on oublie un prénom, on fait tout pour mener à bien la discution sans pour autant devoir le prononcer. Diantre. La journée démarrait sur les chapeaux de roue. Elle s'éclairit la gorge et recula d'un pas.

- Qu'attends-tu, rentre donc.

Mais le simple fait qu'elle obstruait le passage ne lui vint point à l'esprit. La démoniaque s'effaça, le temps pour lui de pénetrer à l'interieur avant qu'elle ne referme brutalement la porte. Ses yeux se clorent. Il était possible, maintenant qu'elle l'avait aperçu, de changer ses plans pour... en profiter un maximum. D'une journée, cette location grandirait à deux ou trois semaines, si son bourreau l'acceptait. Sans doute que non, soupira-elle. Que dire. Il était indispensable, mais on pouvait très bien s'en occuper un autre jour. Enfin. Le choix n'était pas la beauté.
Comme à la Saint-Valentin.

- Dis moi très cher, comment te nommes-tu?

[Alors maintenant tu es parti,
Et j'avais tort.
Je ne savais pas comment c'était,

Être seul le jour de la Saint-Valentin,
Le jour de la Saint-Valentin.

J'étais sensé être ma propre protection,
Mais plus maintenant.
Car mon esprit a perdu sa direction,
D'une manière ou d'une autre.]


[Pardon du retard...]
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Natanakin
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MessageSujet: Re: La vie est une partie d'échecs   Jeu 21 Jan - 0:56

L'esclave leva les yeux, prêt à affronter l'adversité. Mais le monstre qu'il s'attendait à découvrir fut d'une toute autre nature... Lèvres entrouvertes, il resta fixé sur la chose qui venait d'ouvrir la porte sans être capable de dire ou de penser quoi que ce soit. Une demoiselle... une demoiselle parfaite.

Le message envoyé par son système hormonal parvint enfin au cerveau : “NOM-D'UN-CHIEN-ELLE-EST-MEGA-TROP-BONNE”. Il resta ainsi indécemment plusieurs secondes, ébloui, sans s'incliner comme il l'aurait dû dès qu'elle avait ouvert la porte. Vertubleu, des comme ça, on n'en voyait pas tous les jours.

Lui laissant le monopole de la conversation, il finit par baisser la tête et obéit à ce premier ordre en s'efforçant de faire taire ses instincts naturels. Brune = maîtresse = méchante = pas toucher.
Très cher ? Elle, demoiselle d'un rang certainement très élevé à en juger ses manières et sa façon de parler, l'avait appelé “très cher” ?
Ou bien elle était doté d'une bienveillance infinie pour ceux qui devaient être à son service, ou bien ses propos dégoulinaient d'une hypocrisie qu'elle se ferait un plaisir de démentir par la suite.

Le jeune homme garda les yeux baissés dans une attitude qui se voulait soumise, pour éviter la punition qui aurait pu surgir après son manque de respect. Mais la dame ne semblait pas courroucée, et ce n'en était que mieux. Quelque chose lui soufflait que ses ires n'étaient pas un phénomène agréable.

-Je m'appelle Natanakin.

Ni plus, ni moins. Les esclaves n'avaient guère le droit d'ouvrir la bouche lorsqu'on ne leur posait pas de question ; c'était pour cette raison qu'il se faisait régulièrement taper sur les doigts lorsqu'il était confronté à des riches moins indulgents que sa propre maîtresse.

S'il restait en posture déférente, immobile près de sa nouvelle patronne, il n'en observait pas moins l'intérieur de la demeure nobiliaire avec un certain intérêt. Le quartier des domestiques ressemblait à une ruche où chacun sait exactement ce qu'il a à faire mais où règne un désordre total. Ce serait peut-être l'endroit où il devrait aider. Ou alors, on lui réservait une tâche particulière...

Ne restait plus qu'à attendre qu'elle décide de son sort.

[A tes ordres, pour l'instant il est docile, tu peux le promener un peu sans me demander mon avis \o/]
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