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 Nathaniel Greenswoods

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Nathaniel Greenswoods
۞ Ange gardien ۞

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Origine : ... *Soupir* Bon, Londres...
Camp : Pff... pour quoi faire ?

Conjoint : Ma tendre, ma douce, Mon aimée...!!


MessageSujet: Nathaniel Greenswoods   Mar 1 Déc - 1:04



« Nathaniel... Tu sais, je pense qu'on peut avoir mille visages lors d'un enterrement. Le plus courant, c'est la tristesse de ne plus voir l'être mort, ou alors la douleur de le savoir à jamais partit... On peut même pleurer quand c'est vraiment trop dur... à un point qu'on ne se soucis même plus de son honneur, ha ha. Après, il y a plus malheureux : être souriant à se dire qu'on est libre, ou avoir la sournoiserie de se dire qu'on est responsable de cette mort...
Mais rarement, tu m'entends ? Rarement on a une figure où l'on peut lire 'Oh, non, ça fait la vingts-troisième fois qu'on l'enterre ce mois ci...' ! Nathaniel ! Surtout à l'enterrement de son propre père !
 »

Sullivan fronça les sourcils. Certes, il n'avait pas parlé fort. Crier dans une église pendant que le prêtre lisait ses psaumes aurait été du plus mauvais effet. Cependant, il savait pertinemment que son voisin de banc l'avait entendu. L'air distrait et rêveur qu'affichait ce dernier en regardant un nuages se déplacer au grès du vent à travers le vitrail ne le trompait pas, ils se connaissaient depuis bien trop longtemps. Ainsi, bien décidé à se faire écouter et à avoir une réponse, Sullivan donna un franc coup de coude dans les côtes de son ami. Et il y eut réaction.

Il se tourna vers lui une pair d'yeux bleus qui affichaient un ennui grandiose. Beaucoup doutaient que les yeux de Nathaniel pouvaient exprimer autre chose. Et à vrai dire, seules des années passées aux côtés du blondinet renseignaient Sullivan sur le fait que son ami savait être expressif. Quoi qu'il ait pu en douter à l'occasion. Un peu comme là. Pour l'enterrement de M. Greenswoods, Sullivan n'aurait jamais crut voir cette expression là. Les sourcils finement dessiné exprimait la lassitude. Les yeux bleus en amande étaient éteint. La bouche fine, précédent un nez fin, s'affaissait doucement vers un menton pointu formant une mâchoire fine et légèrement triangulaire. En bref, le visage long et fin, encadré par une chevelure blonde mi longue, attachée en catogan, n'affichait qu'un passable intérêt de la scène qui se déroulait là. Sullivan en fut découragé en à peine deux secondes de contemplation.

« Nathaniel...
-Pfff... » soupira le concerné.

Nathaniel retourna à la contemplation du vitrail et Sullivan su que la bataille était pour le moment perdue. Mais pas la guerre. Bientôt, il devrait y avoir du mouvement, la mise en terre de M. Greenswoods, et à ce moment là, il aurait de nouvelle carte en main. Il en était certain. En attendant, autant écouter ce qui se disait dans l'église, à défaut d'avoir l'attention de Nathaniel. Après tout, étant tout deux anglais d'origine, la langue locale qu'était le français dressait souvent des barrières entre les visiteurs et le reste de la populace. Sauf ici, où la prière étant en latin. Sullivan profitait donc du fait que personne ne comprenait la moitié du quart de ce qui pouvait se dire. Égalité pour tout le monde, en quelque sorte. Exceptions faites des instruits, ce que Nathaniel et lui était. Ainsi, grâce à une bonne fortune familiale, Sullivan connaissait quelque mots de latin et comprenait quelque brides de phrases, mais sans plus. D'avantage profitable étaient leurs connaissances rudimentaire de français. Sans se venter, Sullivan considérait pouvoir se débrouiller honorablement, son vocabulaire était plutôt fournit et son accents invisible. Nathaniel, par contre, avait plus de mal. Malgré un acharnement continuel des précepteurs, le gamin n'avait jamais fait de grands efforts pour approfondir son apprentissage. Ainsi, il parlait un français hésitant très souvent 'scolaire' plus que 'parlé', avec un léger accent, un vocabulaire approximatif et des liaisons parfois étonnantes, tout comme une bonne partie de la grammaire. Bah, pensa Sullivan avec lassitude, ce n'était pas comme si Nathaniel cherchait à s'exprimer pour les autres.

La messe continua comme on pouvait s'y attendre. Le prêtre fit sermon sur le paradis et l'enfer, l'absolution des pêchés contre une rondelette somme, vivre pieusement et courageusement... Finalement, que ce soit à Londres ou à St Thomas, on enterrait bien les gens de la même manière, pensa Sullivan en un soupir et avec ennui. ''Ennui'' ? Flûte ! Nathaniel commençait à détendre sur lui, pensa sombrement l'anglais. Toujours à s'ennuyer de tout, paraître blasé face à n'importe quoi... Ne jamais exprimer d'intérêt pour quoi que ce soit où qui que ce soit... Non, non, non ! Foi de Sullivan, il ne deviendrait pas comme ça. Croisant les bras vigoureusement et gigotant sur son siège, il fronça les sourcils et tenta de s'intéresser au préchi-précha du religieux. Mais bien vite son attention cavala sur les invités présent. Peu nombreux pour quelqu'un comme M. Greenswoods, la liste des invitées était néanmoins hétéroclite et variée, les origines diverses s'expliquant facilement par les nombreux voyages qu'avait effectué le défunt... Et sans doute qu'il y aurait pu y avoir plus de monde si M. Greenswoods avait eut la bonne idée de ne pas mourir dans un lieu accessible uniquement en bateau. Étaient présent la très proche famille, qu'elle supportât ou non le bateau, la famille moins proche acceptant de naviguer pour aller à un enterrement et les amis qui avaient bien voulu faire le voyage. Autant dire qu'il y avait plus d'ami que de famille, Monsieur Greenswoods étant un marginal toujours en voyage, fréquentant d'avantage des étrangers que sa propre femme. Ou son propre fils pensa amèrement Sullivan. Étant ami de longue date du fils, il avait pu voir un peu les habitudes de vie de la petite famille, connaître les membres. Nathaniel était fils unique, vivant avec un père très généralement absent et une mère énergique et gentille, quoi qu'un peu égocentrique. Encore que aujourd'hui, elle était particulièrement pâle. Sous son voile noire de dentelle, elle paraissait grave et terne. Ses cheveux blond semblaient mal arrangé et le léger sourire qu'elle avait sonnait une tristesse profonde. Les vêtements noirs qu'elle portait lui donnait un semblant d'ombre. Quoi de plus naturel, son mari, qu'elle aimait malgré son absence, venait de mourir à mille lieu de chez elle. C'était la première et la dernière fois qu'elle pouvait se rendre sur sa tombe...

Le prêtre coupa court aux observations et pensées de Sullivan en claquant son livre sèchement. Le bruit raisonna dans l'église et capta ainsi l'attention des endormis attristé présent. D'un signe de main du religieux, les invités se levèrent tous. Enfin presque. Un bref coup d'oeil de Sullivan à son voisin le renseigna que visiblement, soit ce dernier était devenu sourd, soit il se fichait de ce qui se passait encore plus que Sullivan aurait pu le soupçonner.

Balançant un encensoir au rythme d'un lourd pendule, le prêtre sortit doucement, en chantant une prière que les invités répondaient en écho, tandis que le mort était déplacé de l'église pour être mis en terre. Personne ne fit attention à un jeune anglais qui levait brusquement son voisin de 25 ans, qui lui remettait ses habits en places en grommelant et grinçant des dents. Nathaniel se laissa faire, un air vague sur le visage. De toute façon, ce n'était pas comme s'il avait de quoi se défendre. Nathaniel n'était pas bien grand, avait des épaules frêles et des capacités physique limitée. La seule chose qu'on pouvait lui accréditer, c'était qu'il se tenait droit, et qu'à défaut d'être très agréable à regarder, il n'était pas non plus d'une laideur repoussante. Un bon compromis banal et passe partout. Enfin, une fois son compagnon dans un état qu'il jugeait acceptable, Sullivan se plaça derrière lui, lui attrapa les épaules et le poussa à la suite de la procession.

« Tu as un discourt à faire, en tant que fils du défunt, tu t'en souviens ? Gronda-t-il
- Oui, oui... répondit mollement Nathaniel.
- Bien. Bon, pour le discourt, essaye au moins d'avoir l'air un peu triste. Ne serait-ce que pour égard envers ta mère ! »

L'air frais faisait un bien fou. Après avoir passé quelque temps dans l'obscurité et la froideur de l'église, à respirer une poussière humide, l'extérieur paraissait être une bénédiction. Une légère bruine flottait dans les air, rendant le sol pâteux et humidifiant les visages non couverts. Les nuages gris mangeaient la lumière, la scène était terne, sombre, sans vie. Mais c'était un enterrement, c'était tout à fait approprié. Sullivan sentit entre ses doigts les épaules de Nathaniel frissonner. Il savait que ce n'était pas de froid. Nathaniel n'avait juste jamais été bien dans les cimetière. Il disait y sentir des choses... ajouté à cela les rumeurs sur les fantômes et esprits dont regorgeait St Thomas, et vous obtenez quelqu'un qui a une peur irrationnelle des cimetières. C'était au moins un point sur lequel Sullivan ne voulait pas changer son ami : même si c'était du malaise et de la peur, au moins, Nathaniel Greenswoods ressentait quelque chose. Hourra.

Soudainement, ce dernier se stoppa. Sullivan ne s'y attendait pas et se cogna dans le dos du fils du défunt, le sol boueux le fit glisser et ce fut de justesse qu'il se rattrapa sur les épaules de son ami qui ne broncha pas. Il se redressa et grogna :

« Mais qu'est-ce qui te prend ?! »

Nathaniel regardait fixement vers la droite, un air hébété sur le visage, comme s'il venait de remarquer une apparition divine dans le cimetière. Sullivan chercha du regard ce qui avait pu capter l'attention d'un blasé compulsif, mais il n'y avait rien d'autre qu'une série de tombe, un fossoyeur, quelque passants et deux personnes visiblement en deuil devant une tombe. Rien de bien particulier, ce n'était pas comme si Nathaniel s'intéressait au genre humain. Sullivan commençait à en avoir marre. Il était là pour soutenir le fils Greenswoods, pas pour lui servir de nounou, le surveiller comme une mère poule et veiller à ce qu'il se comporte comme on l'attendrait ! Et, renseignait un coup d'œil, la procession avait atteint le trou de terre. Déjà, ils positionnaient le cercueil, ce n'était plus qu'une petite question de deux ou trois rituel, et ce serait bientôt finit... et donc, on avait besoin de fils du défunt... Maintenant ! Par dépit, Sullivan émit un petit grognement et poussa avec plus de véhémence son ami qui manqua de s'étaler alors à terre.

« Hého ! Réveille toi, c'est bientôt à toi, maintenant !
- Oui ouiii... répondit évasivement Nathaniel »

En quelques enjambées, les deux visiteurs rattrapèrent la petite troupe et se fondirent dans la masse. Sullivan commençait à se sentir à cran : s'il n'avait pas bien connu M. Greenswoods, il connaissait néanmoins les opinions de Nathaniel à ce sujet et il commençait sérieusement à craindre un dérapage en règle de ce triste moment. De plus, son ami semblait présentement sur un petit nuage. Faites qu'il n'ai pas prit de substance douteuse, faites qu'il n'ai rien prit !

Le prêtre finit ses dernier vers, bénit une dernière fois le mort et invita l'assemblée à rendre leurs derniers hommages au défunt. Mme Greenswoods s'avança la première. Elle prit entre ses doigts délicats une rose qu'on lui tendait et hésita à la lâcher. Pendant un instant, elle la serra douloureusement sur son cœur puis chuchota :

« Merci pour tout les jolis souvenirs que tu m'as donné... »

Puis elle lâcha la rose qui tomba sans un bruit sur le cercueil de son époux. Ses épaules tremblèrent, une suivante arriva et lui attrapa le bras, autant pour la maintenir debout que pour la guider vers l'auberge où elle pourrait se reposer. Sullivan sentit une vague de tristesse à voir la si dynamique Eglantine si triste. Et dire que le fils n'aurait sans doute qu'un vague regard ennuyé pour dire une dernière fois au revoir à son père.

D'ailleurs, en toute logique, le fils, il devait saisir une rose et le jeter dans la tombe, à son tour. Oui. Là, maintenant. Pourquoi diable n'y avait-il encore personne ?! Question simple, réponse simple : parce que toujours, Nathaniel était sur son nuage de coton, regardait béatement vers une direction et semblait avoir oublié pourquoi il était dans un cimetière. Sullivan se mordit la lèvre pour ne pas blasphémer. D'un geste brusque, il arracha son ami de son nuage, le fit redescendre sur terre en lui pinçant les joues et le poussa d'un coup brusque vers la personne qui lui donna alors une roses à jeter pour le défunt. Visiblement, la transitions ciel, terre boueuse était trop brusque pour Nathaniel. Ainsi, il saisit sottement une rose et la regarda avec l'air du gamin à qui on vient de donner pour la première fois une fourchette. Il regarda successivement la rose, le trou, la tombe, l'assemblée et finit par dire :

« Heu... »

C'était le coup de grâce pour Sullivan qui se pinça l'arrête du nez, entre ses deux yeux. Il tenta de se calmer en se répétant calmement qu'une fois qu'il aurait les yeux ré-ouvert, il verrait un fils en deuil de son père, en train de verser quelque poétique petite larme et dirait un dernier couplet déchirant de tristesse. Ses yeux furent moins utopique et lui montrait la suite de ce qu'il avait entraperçut : un jeune homme blond perdu et dépassé par les évènements, un air presque amoureux sur le visage en contemplant la tombe. Encore un visage pas adapté du tout pour un enterrement. Sullivan eut envie de faire un beau « démerde toi ! » et laisser tomber s'il ne s'était pas passé deux choses. La première fut le cousin de Nathaniel, Peter Glassdown, qui ricana sans discrétion. Peter semblait faire partit de ces personnes qui voulaient toujours être supérieur à quelqu'un d'autre tant il souffrait lui même d'un complexe d'infériorité. S'il dépassait au moins une personne, alors, il se sentait bien. Et peut-être parce qu'ils avaient le même âge, parce qu'ils n'habitaient pas loin l'un de l'autre, ou n'importe, c'était Nathaniel, cette personne a dépasser. Si ce dernier y vouait autant d'importance qu'à une fibre de tapis chez un tisserand, Peter prenait ça très au sérieux, ce qui exaspérait Sullivan. L'autre point qui fit réagir ce dernier, fut le regard perdu que son ami lui lança furtivement.

Ainsi, se faufilant dans la foule et en profitant pour pousser sans ménagement Peter, Sullivan s'élança, attrapa la main de Nathaniel et lui fit lâcher la rose avant d'ajouter à voix forte :

« Mon ami semble d'avantage marqué par la mort de son père que le voudrait la bienséance, nous allons nous retirer pour nous reposer. » pour finir par souffler « Aller, viens maintenant ! ».

Nathaniel le regarda avec l'air ahurit de celui qui sort d'une rêverie, mais plutôt que de chercher à comprendre, il suivit simplement son ami qui le tirait vers la même direction que sa mère, sous une vague de chuchotis-chuchota de la foule présente.

* * *
Interlude culturel de Saint Thomas

Dans quelque temps, un homme se lèvera un jour, investit par Dieu de la sainte mission de nommer tout les pavés de St Thomas. Fort de cette mission divine, il ne fera, mais manquant singulièrement d'imagination, chaque pavé obtiendra comme nom le chiffre par lequel l'homme les énuméra.

Le pavé qui nous intéresse se nommera Soassan Téhonze (71, pour les intimes). Soassan téhonze était sans doute le pavé qui accumulait le plus de juron de tous et pour cause : il était très lise, rond, et mal fixé, ce qui faisait de lui une savonnette en pierre. Ajouté à ça un lampadaire juste en face, et vous obtenez l'une des zone où il est le plus facile de s'assommer seul. Pour arranger le tout, ce matin là, deux enfants avaient vu en Soassan Téhonze un formidable passe temps et un possible souvenir. Avec un acharnement de gamin, beaucoup de volonté et de bonnes petites mains, aujourd'hui, Soassan Téhonze connaissait la liberté de ne plus être fixé au sol. Seulement, sa liberté fut de courte durée car aussitôt les bambins en possession de l'objet, l'intérêt qu'ils lui portaient fut amoindrit, alors, il l'avait reposé. Fin de l'aventure de Soissan Téhonze...

Fin de l'interlude.
* * *

« Tu es sûr que tu ne veux pas rentrer de suite ? »

Eglantine avait reprit quelque couleurs. Elle portait des robes noires mais contrairement à il y avait quelque jours, la fraîcheur de son teint contrastait avec sa robe par son côté vivant. Elle tenait de ses mains gantées les mains de son fils qui jeta un vague regard désintéressé au bateau qui ramenait sa mère chez eux. Qui la ramenait dans les bras de ses amants, pensa-t-il. Elle avait beau avoir aimé son mari, avoir été sincèrement touchée par sa mort, elle avait bien des bras qui la consoleraient à Londres. Si Nathaniel le savait, si ça l'écœurait, il ne le fit pas savoir et préféra profiter un peu de quelque jours hors de la demeure familiale.

« Je reste encore un peu. Sullivan aimerait encore visiter, je ne vais pas l'abandonner... Et puis... j'ai une sainte horreur des voyages...
- Ce n'est pas en le retardant que tu ne le feras pas, mon fils... répondit Mme Greenswoods avec un sourire malicieux.
- Je prends le prochain, inutile que vous me voyez une nouvelle fois malade sur le pont. »

Nathaniel rendit son sourire malicieux à sa mère. Pour dire vrai, Nathaniel avait physiquement beaucoup hérité de sa mère. Les cheveux blond, les yeux bleus, le teint pâle, les traits fin, le sourire malicieux... quand au caractère, peut-être un peu de son père la faculté à ne s'étonner de rien. C'était en partit pour ça que ce dernier voyageait, il n'y avait que ça qui le faisait se sentir vivant.

Même si, à l'heure actuelle, ces voyages lui avaient surtout fait connaître une fin plutôt prématurée. Plutôt paradoxal !

Eglantine fit un sourire à son fils et le prit dans ses bras, profitant qu'il ne soit guère plus grand qu'elle. Elle l'étreignit tendrement tandis que son fils, surprit par cette démonstration peu habituelle pour lui, se raidissait comme un clocher d'église. Nathaniel avait eut une éducation parfois stricte et surtout dépourvue de démonstrations affectives. Habituellement, sa mère montrait plus d'attachement à ses plantes, alors, le jeune homme se trouva comme pétrifié et sot, ne sachant pas quoi faire. Maladroitement, il tapota le dos de sa mère qui finit par se ressaisir et se repousser à quelque pas de son enfant. Elle lui adressa un sourire et lança gaiment :

« Prends soin de toi ! »

Puis d'un pas agile, elle s'élança sur la rembarre d'embarcation. Arrivée sur le pont, elle se retourna gracieusement et salua de la main Nathaniel resté à terre.

« à bientôt, mon fils !
- Au revoir Mère, prenez soin de vous et faites un bon voyage » répondit poliment Nathaniel en secouant discrètement sa main.

En quelque minutes, le bateau eut finit de se charger et prit la directions des océans, laissant l'anglais à terre. Il resta immobile observant l'embarcation rétrécir au fur et à mesure de son avancée. On disait de Nathaniel que c'était quelqu'un de patient, calme, obstiné et observateurs. Généralement, il pouvait passer un temps à ne rien faire sans pour autant sembler ressentir de l'ennui. Le visage souvent insondable, il était difficile de déterminer s'il rêvait, s'il observait où s'il s'ennuyait. Comme là. Quand enfin le bateau ne fut plus visible même sur la ligne d'horizon, Nathaniel haussa les épaules et fit demi-tours. Il avait rendez vous avec Sullivan plus tard, dans la soirée, ainsi lui restait-il du temps à tuer. Sans doute se baladerait-il dans la ville l'après midi.
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Nathaniel Greenswoods
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MessageSujet: Re: Nathaniel Greenswoods   Mar 1 Déc - 1:07

Le soir venait et petit à petit, Peter Glassdown commençait à ressentit l'anxiété qui le gagnait à chaque fin de journée depuis qu'il était à St Thomas. Non qu'il fut impressionnable -que ne diraient pas les mauvaises langues !-, le jeune homme avait simplement entendu parler des quelques rumeurs qui courraient à St Thomas et s'il devait les vérifier un jour, alors, il souhaitait bien sortir vivant de cet rencontre. Ainsi, très patiemment, il lavait son arme, lustrant avec un chiffon chaque petit élément gravé dans le fer et regrettait que les habitants d'ici semblaient aussi cultivé qu'une bûche de bois. Personne pour venir lui demander d'où provenait cette merveilleuse arme, personne pour demander s'il avait déjà tuer quelqu'un avec... Non, à la place, dans cette petite taverne toute simple, chacun vaquait à son occupation, buvait et discutait autour de petite table ronde en bois, laissant l'anglais désespérément seul. Il y avait bien Sullivan, l'ami de son cousin, mais Peter préférait se manger la langue plutôt que de parler à ce moins que rien -il n'était même pas noble !-, encore une belle preuve que définitivement, Nathaniel ne valait rien : il ne savait même pas choisir ses amis.

Plutôt être seul que mal accompagné. Alors, finalement, Peter sourit de ce dire que s'il était seul, c'était bien que personne ne le valait. Et surtout pas Nathaniel. Peter était légèrement plus grand que lui, avait des cheveux frisé et brun, était plus carré d'épaule et... Et avait une vue de taupe, ce qui l'obligeait à porter des lunettes. Un point sur lequel son cousin le battait, s'en était frustrant ! Ah, tiens ! D'ailleurs, quand on parlait du loup...

C'était un bâtiment, semblait-il, un peu vieux. Les gongs de la portes grincèrent quand Nathaniel entra et il soupira à la réflexion du bruit qu'il referait en fermant la porte. Un courant d'air le décoiffa un peu plus qu'il ne l'était déjà, mais Nathaniel n'était pas très intéressé quant à la tenue de son catogan, ainsi, il laissa ses mèches ébouriffées encadrer son visage. Il chercha du regard Sullivan et reconnu ce dernier trop absorbé par un bouquin pour faire attention aux allées et venues des gens qui l'entouraient. Nathaniel eut un soupir et s'avança vers son ami qui ne décrocha pas son regard des pages qu'il lisait. Se saisissant d'une chaise et s'asseyant à la même table, le jeune homme finit par dire, pour prévenir son ami qu'il n'était plus seul :

« Tu mourras en premier. Un jour, tes livres te tueront. On te poignardera que tu ne penseras qu'à tourner la prochaine page. »

Sullivan cligna des yeux et adressa un sourire à son ami :

« Ooooh, tiens donc, vous ici ! Alors, Mme Greenswoods est-elle bien partie ?
- Oui, répondit simplement Nathaniel.
- Et ta promenade fut intéressante ? »

Pour toute réponse, Nathaniel haussa les épaules en enlevant sa cape. Il la plia soigneusement et la posa sur la table, annonçant déjà qu'il ne comptait pas bien rester longtemps. Enfin, en éternel blasé, il posa son coude sur la table et appuya sa tête dans le creux de sa main. D'un petit geste, il désigna du bout du mentons le livre qu'avait Sullivan dans les mains mais ne s'encombra pas de mots pour demander ce que c'était. Pourtant, ce dernier comprit de quoi il s'agissait.

« Un livre en français. C'est un peu dur à comprendre par certain point, mais la langue française est vraiment très intéressante et...
- Na-tha-niel ! » Articula Peter en se rapprochant de la table. Ce dernier avait un sourire ravit sur les lèvres. Il ignora simplement l'existence de Sullivan qui le fusillait du regard et il ne prêta pas attention au grand soupir ennuyé de son cousin. « Alors, on est pas rentré car on est malade en bateau ?
- Alors, répondit Nathaniel avec un ton blasé, on est pas rentré car on a pas réussit à demander en français un billet de retour ?
- Si on faisait un concours ? Coupa Peter en faisant la sourde d'oreille à la dernière remarque, Celui qui tient le mieux l'alcool !
- Peter, gronda Sullivan, pourriez vous...
- Ne m'adressez jamais la parole, coupa froidement Peter, vous n'êtes pas...
- Fais le, ton concours idiot, répliqua Nathaniel. Qu'on en finisse.
- Comment arrives-tu à trainer avec ça ? Demanda Peter en désignant Sullivan d'un vague mouvement de main. Ce n'est même pas un noble...
- Lui est assez intelligent pour savoir négocier un retour avec un Capitaine français, lança Nathaniel. Retourne à ta table et commence ce stupide concours. »

Peter se redressa, accorda une grimace méprisante à Sullivan, et s'empressa de retourner à sa table pour commander au plus vite assez de boisson pour battre son cousin à plate couture. Et autant être raisonnable : il se commanderait un alcool moins fort que celui de son cousin. Parce qu'il était intelligent, lui, contrairement à ce que Nathaniel semblait affirmer, pas parce qu'il trichait. C'était juste intelligent, voilà tout.

Sur l'autre table, Sullivan grommelait à voix basse, en colère. Il n'aimait pas et n'aimerait sans doute jamais Peter. Oui, il n'était qu'un de ces nouveaux riches : il avait de l'argent, mais pas de titre. Plus d'une fois il avait tout perdu et tout retrouvé, la fortune de son père étant plutôt fluctuante. Et plus d'une fois, Peter avait dénigré Nathaniel de tout de même rester avec lui. Sullivan comprenait un peu la situation de Peter. Sa mère était une folle autoritaire qui le poussait toujours à viser plus haut, le comparant avec ses frères sans prendre en compte le petit garçon fragile qu'il était. Il avait été pourrit gâté, seul, personne ne le respectait, voir, tout le monde le descendait continuellement. Pas étonnant qu'il cherche au moins une personne avec laquelle il pourrait se sentir supérieur. Cependant, ça n'excusait tout de même pas le point suivant : c'était un con, et un gros.

« Et quoi, tu vas participer à ce concours stupide ?
-Tu plaisantes ? J'espère juste que les fleurs de la table aiment l'alcool répondit Nathaniel en un soupir en montrant le petit pots de fleurs qui ornait la table. Et tu ne devrais pas avoir cet air furieux. Tu es moins séduisant, comme ça.
- Pardon ?! S'étouffa Sullivan.
- Y'a une fille, là bas, qui t'observe depuis tout à l'heure en gloussant. Je pense que tu lui plais... Invite là pour tester ton français. »

Incrédule, Sullivan se tourna doucement pour observer la fille en question et souris en voyant un joli brin de française rougir en croisant son regard. Au moins elle était mignonne. D'un geste de tête, il lui fit signe de venir, ce que cette dernière fit en sautillant de bonne humeur, malgré tout ses jupons.

La suite fut ennuyeuse à mourir, selon Nathaniel. Lui ne comprenait pas si bien le français que ça, alors, il ne cherchait même pas à distinguer ce que Sullivan et cette française pouvait bien se dire. Ajouter à ça la très frustrante impression de tenir la chandelle pendant que deux personnes roucoulaient ensemble n'ajoutait rien de bien positif. Enfin, faire semblant de boire pour glisser doucement de l'alcool dans les fleurs pour satisfaire un cousin qui semblait de plus en plus rond acheva l'humeur vacillante de Nathaniel. D'un geste brusque, il se releva et lança :

« Je vais faire un tour. »

Il se revêtit de sa cape et compris que visiblement, la jeune femme semblait bien plaire à son ami puisque celui ci répondit un vague « oui oui » sans prêter plus attention à ce qui se passait. S'il passait une bonne soirée, tant mieux pour lui, qu'il en profite... Il passerait sans doute une bonne nuit également dans les bras de sa française. Au fond, Nathaniel n'était ni blessé ni vexé que son ami préfère la gent féminine comme compagnie pour ce soir. Simplement, là, il commençait à sentir qu'il était temps de partir. Observant ce départ, seul Peter réagit en croissant :

« Héééééé, Naaaath ! Tu fuis ? Huhuhoooo ! Tu fuiiiiiis !!
- Si tu veux. » Répliqua le concerné.

Enfin, Nathaniel s'enfonça dans la nuit noire qu'offrait st Thomas et ses ruelles. Il n'y avait presque plus âmes qui vivent ici. Pourtant, pas de silence non plus, une légère brise balayait les feuilles et les hululements d'oiseaux accompagnaient le promeneur tardif. Il y avait également d'autre bruits étranges, une impression que quelque chose rodait et Nathaniel frissonna. Lui aussi avait entendu de drôles de rumeurs sur cette petite ville, mais rien sur quoi vraiment s'attarder ou accorder crédit. À moins d'être particulièrement impressionnable ce que, en règle générale, Nathaniel n'était pas. Du moins pas trop. Le jeune anglais possédait une imagination parfois galopante, qui échappait à son contrôle. Ainsi, un simple mots pouvait le faire imaginer mille et une chose et donc, en toute logique, une simple rumeur un peu sordide pouvait bien lui faire pré-visualiser quelque sinistres visions. Néanmoins, pour contre balancer, Nathaniel avait une raison plutôt forte et bien implantée sur terre. Alors, il se rassurait en se disant que Saint Thomas ou Londres, au fond, même combat ! Il n'y avait pas plus à craindre dans l'un comme dans l'autre.

Et qu'est-ce qu'on pouvait bien craindre à Londres, hein ? Quelques voleurs pour qui une vie ne valait pas grand chose, on retrouvait juste des personnes égorgées au bourses vides. Quelques médecins fous qui s'amuser à éventrer leurs victimes vivantes pour leurs faire sortir cœur et entrailles. Ou alors, des gens de cirques qui passaient, amputaient des membres pour faire de vous la prochaine attraction phare : l'homme tronc. Ou encore les enlèvements pour demander rançons et pour forcer la famille, on envoyait le détenu en pièces détachés...

Bref ! Nathaniel se ressaisit, réajusta sa capes sur ses épaules et avança d'un pas vaillant vers... Vers où d'ailleurs ? Où ses pieds l'avaient-il mené pendant qu'il rêvassait ? Un simple coup d'oeil lui fit avoir une vision d'horreur : il était près du cimetière. Pire, depuis quelque temps, il longeait, sans s'en apercevoir, la grille du cimetière.

Seule sa raison, sa contenu et ses manières encrées en lui comme une sangsue lui empêchèrent de crier et s'enfuir en courant. Ce qui fut sûr, c'est qu'il sentit tout son sang s'enfuir vers ses bottes, et abandonner sa tête. D'un air fébrile, il se concentra sur la rue et commença à marcher de manière mécanique vers un endroit loin, très loin de ce cimetière. Quelle idée de vouloir faire un lieu avec plein de mort, comme ça ! Ok, il fallait bien en faire quelque chose, mais pourquoi les réunir dans un seul et même endroit ?!

Et si un jours les morts se réveillaient ? S'ils arrivaient à s'extraire de leurs tombes, à fouler de leurs pas en décompositions le monde des vivants ? S'ils avaient faim de vivants ? Et s'ils voulaient rendre les vivants dans leurs états ? S'ils s'amusaient à extraire de leurs orbites les yeux, s'ils voulaient arracher centimètre de peau par centimètre ? Quelle fin douloureuse...

Oh, et puis, avec tout ce que Nathaniel avait entendu ici, il était si facile d'imaginer d'un coup, un loup-garou sortir de ce buisson, là, et ici, un fantôme s'emparant de votre corps et vous forçant à tuer quelqu'un, ou à vous tuer lui même. Et pourquoi pas une combustion spontanée ! Et allons y dans le sordide, des sorcières pour vous arracher le cœurs et le manger encore palpitant ! Après tout, les cimetières, ça attirait ce genre de choses ! Et voilà, là, de ce buisson, bientôt, on va voir sortir un...

Le buisson bougea, Nathaniel retomba lourdement sur terre et s'arrêta de respirer.

Une minute s'égrena avec la lenteur d'un escargot qui tire un boulet de 30kg. Nathaniel laissa ses muscles de décrisper légèrement en voyant que rien ne se passait. Ce n'était peut-être que le vent, ou son imagination un peu trop prolifère... Mais le buisson bougea une nouvelle fois et sentant des frissons lui secouer les épaules avec force, Nathaniel fit un pas en arrière.

La suite, Nathaniel ne la comprit pas. Son talon se posa sur Soissan Téhonze, le gentil pavé glissant, et il perdit l'équilibre pour faire une chute mémorable. D'un coup, son corps bascula sur le côté, lui faisant faire un demi-tour inespéré : ainsi, l'anglais pu voir distinctement un lampadaire venir vers lui à toute vitesse (à moins que ce ne soit lui qui se précipitait vers le lampadaire à toute vitesse ? La mémoire des chutes, c'est pas toujours très clair...) et avant de se manger royalement le métal froid, il pu distinctement lire la griffe du fabriquant, qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire : Lacloche & fils.

Puis il n'y eut plus rien, seulement un bruit assourdissant, une impression de petites cloches qui tournent autour de la tête et un goût de fer dans la bouche tandis qu'un chien, effrayé par tout se raffut, s'enfuyait du buisson en courant.

Peter était rond et il le sentait. Si sa mère était là, sans doute le tuerait-elle de ses propres mains. Ou plutôt, elle le ferait tuer pour garder les mains propres. Oui, voilà. Il ricana bêtement à cette dernière pensée et releva la tête en gloussant :

« Pas de mèèèèère, pas de problèèèèème... »

D'un coup sec, il se redressa, regarda autour de lui et vu... qu'il n'y avait justement plus personne. Plus de Nathaniel. Plus même le gars qui l'accompagnait tout le temps. Comment déjà, Sudriman ? Non, c'était pas ça... Culitran, soulmiran... qu'importe ! Il ne méritait pas qu'on s'intéresse à lui de toute façon. Mais où diable était passé son cousin alors ? Ah oui ! Il était sortit. Le lâche, il préférait fuir que de voir qui tenait le mieux l'alcool ! Une bonne soirée pour aller lui rappeler. Oui, voilà ! Il fallait qu'il le trouve et qu'il lui rappelle ! Ça finirait si bien la soirée ! Ainsi, avec la dextérité d'un homme ivre, Peter se releva, enfila son manteau dans un exercice compliqué (essayez de trouver le bon trou pour les bras quand vous en voyez six, vous ! Fourbe de manteau. ) et s'avança d'un pas hésitant vers l'extérieur. Avec de la chance, il croiserait un monstre et le tuerait et gagnerait une réputation de sauveur. La soirée serait vraiment parfaite.

Aussi rond qu'il l'était, Peter du faire une bonne dizaine de fois le tour du même quartier avant de dériver tel une méduse sur les courants vers un autre lieux. Le chemin fut long et laborieux : avec ses zig-zags chaotiques, Peter multiplia largement son trajet par trois, mais ce ne fut pas le seul soucis. Le soucis, ce fut le nombre de projectile qui décidèrent de lui entraver la route. En effet, braillant des « Nathanieeeeeeel » incessant, la population locale cru bon de lui rappeler que ce n'était pas une heure pour parler à voix haute. Le bilan fut lourd : une armée de chaussures lui causèrent quelques hématomes et ses lunettes périrent sous un choc mal placé. C'est ainsi que voyant triples ET flou, Peter se perdit encore plus dans les rues de Saint Thomas.

Au bout de quelque temps, le jeune homme se décida de faire une mise au point de la situation. Il était seul, il faisait nuit noire, il y avait des bruits bizarres et une espèce de grand bâtiment en pierre, pas loin. Quelques minutes de réflexions plus tard, Peter conclut que c'était sans doute une église. Et que le truc à côté, c'était le cimetières. D'où les croix partout, les formes sombres et tout le reste.

Impeccable, il savait où il était ! Soudain, il y eut un murmure plaintif...

« Houuuuuuu... »

Puis un autre. Un mouvement dans une ombre et les sons de quelque chose qui rampe. Peter était peut-être ivre, il n'était pas fou pour autant. Avec une douche froide pareille, il retrouva un semblant d'esprit clair et se rappela de tout ce qu'il avait entendu sur Saint Thomas. Et il se sentit alors vraiment seul. Mais il ne serait pas lâche pour autant. Courageusement, d'une mains tremblante, Peter se saisit de son arme chargée et la braqua devant lui, en direction des bruits. Il avala sa salive bruyamment et demanda d'une voix qu'il modulait pour la rendre la plus claire possible :

« Q-quelqu'un est là ? Répondez ! Signalez vous ! »

Et pour simple réponse, il eut :

« Piiii... ci... géhaaal... »

Peter commença à tourner sur lui même, s'attendant à ce que le danger débarque de n'importe où. Il commença à suer à grande goutte, sa main se faisait de plus en plus fébrile, son doigt tremblait sur la gâchette.

Soudain, dans un volte face, il vit une apparition inhumaine : la lumière des lampes révélait une forme, sans doute un ancien humain, qui se relevait, tanguant, longeant un bras vers lui, le visage sombre encrouté de sang.

La main se rapprocha, une voix croassa « Peter. » et dans un sursaut de panique, ce dernier tira en criant de peur.

La forme resta une seconde choquée... puis s'effondra mollement, sur le sol, ne bougeant plus. Ce qui était en soit un quasi miracle. Si Peter possédait une arme, ça ne voulait pas dire qu'il était bon tireur. Mais accordons lui que ce n'était pas de sa faute : il ne portait pas ses lunettes et était plus alcoolisé qu'un tonneau de raffinage de whisky.

Nathaniel s'allongea sur le sol. Au moins il pouvait saluer la prévenance de son cousin. La balle en argent logée en plein cœur qu'il venait juste de recevoir lui interdisait tout retour en mort vivant, vampire, loups garou et toute faune mystiquement locale.

Si c'était pas de la bonne nouvelle, ça !
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Nathaniel Greenswoods
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MessageSujet: Re: Nathaniel Greenswoods   Mar 1 Déc - 1:10

Le temps s'était doucement mais inexorablement égrainé tel le sable dans un sablier. Le soleil s'était levé sur St Thomas, s'était recouché et ce, un nombre incroyable de fois. Au moins trois fois. Bon, c'était peut-être exagéré, ce n'était pas un bien grand chiffre, mais pour Nathaniel, c'était énorme tant l'ennui qu'il ressentait se faisait grand. Non, l'anglais ne s'était pas étonné de trouver la mort. Ni qu'il en fut conscient. Ni qu'il fut là pour en être conscient.

D'ailleurs, qu'était-il maintenant ? Visiblement, il n'était justement pas visible. Il passait parmi les gens, ceux-ci ne le voyait pas. Il avait vu les gens retrouver son corps, il avait vu Sullivan devenir pâle... comme lui, presque ! Encore que Nathaniel avait un avantage : il n'avait plus de sang dans le corps. On pouvait dire que c'était de la triche. Il avait vu ensuite un vague début d'enquête se faire et une conclusion émerger rapidement. Ainsi, on le déclara, mort, tué par des brigands. C'était un étranger arrivé il y avait peut, alors, l'affaire n'alla pas plus loin. Sullivan en avait été furieux, mais ça, ce n'était guerre étonnant. Plus intéressant était la réaction de son cousin. Peter semblait être tombé dans une demi-léthargie craintive. Tout lui faisait peur et horreur, il sursautait au moindre bruit et dormait moins. Sullivan se montrait soupçonneux et devinait que Peter n'était sans doute pas étranger au nouvel état de santé de son ami. Mais la suite, Nathaniel présumait qu'il ne pourrait sans doute pas la voir, les deux comparses finiraient sans doute bien par rentrer.

Pouvait-il les suivre ? Il n'en savait rien. Il pourrait-peut-être essayer. Sauf s'il trouvait autre chose à faire.

Mais quoi faire ? Qu'était-il, maintenant ? Comment saurait-il ? Rien que se déplacer avait été une première horreur à trouver, comme réponse.

Quand Nathaniel avait ré-ouvert les yeux, après un noir semblable à s'il les avait fermé, il avait vu Peter s'enfuir à toute jambe. L'esprit étonnement clair par rapport à quelque minutes, il avait voulu le suivre mais ses jambes avaient beau bouger, il n'avançait pas pour autant. Il avait baissé les yeux, et avait vu son corps, étendu à terre, une tâche rouge au niveau de la poitrine qui s'étendait graduellement. Ainsi, il était mort. Flûte. Et il n'arrivait plus à bouger. Il ne touchait même pas le sol, remarqua-t-il. Et quand il tendait les pieds pour le frôler, il n'y avait pas contact. Il lui avait fallut quelque temps avant de comprendre qu'il devait vouloir « avancer » pour se déplacer, et non pas « marcher ». Ainsi, il flottait et volait. Et pour aller où ?

C'était le troisième jour, maintenant. Nathaniel s'était lassé de suivre ses connaissances et avait décidé de se promener dans la ville. Il avait vu le soleil se coucher et se lever, mais ne se sentait pas fatigué. Il avait vu les gens déjeuner, mais n'avait pas faim. Il avait tenté de voir son reflet dans une vitre, mais n'avait rien vu. Alors, il en avait conclut qu'il devait être une sorte de souvenir. Un souvenir ne mange pas, ne dort pas, ne se voit pas et virevolte. Peut-être. Du moins, c'était l'explication qui semblait la plus logique à l'anglais et ennuyé à l'idée de chercher plus, il s'était contenté de ces explications là. En regardant ses mains, ce qu'il voyait de son corps, il n'avait vu ni sang, ni tache, ni cape. Il semblait être habillé comme d'habitude, avec un costume de gentil-homme noir, une chemise blanche, des gants fin et blanc et une cravate rentrée dans la chemise. Les mèches qui lui recouvrait les yeux semblait indiquer que si on catogan était toujours là, les mèches les plus courtes lui retombaient sur le visage en désordre.

La cloche de l'église sonna, coupant court les réflexions métaphysiques de Nathaniel. Ce dernier se tourna vers le clocher et compris qu'il y avait quelque chose qui clochait (sans mauvais jeu de mots) : le nombre de carillons était trop nombreux pour s'agir de l'heure. Le soleil brillait haut dans le ciel, l'enchainement de cloche l'aurait désigné comme beaucoup plus bas. Il réfléchit et fit appel à ses souvenir récent : cette sonnerie ne lui était pas inconnue. Il s'agissait, s'agissaiiiit... D'un enterrement. Peut-être même le siens, pensa-t-il vaguement.

Irait-il ?



Qu'avait-il d'autre à faire...? Ainsi, Nathaniel fit demi-tour et prit le chemin de l'église. Après tout, on assistait rarement à son propre enterrement, autant profiter de ça !

Il n'y avait pas beaucoup de monde. Uniquement les personnes présentes à l'enterrement de son père qui n'étaient pas encore rentrées. Au moins, ça faisait des économies de billets de transport. Même pas besoin de ramener du monde. Sa mère n'était pas là, sans doute n'aurait-elle le billet la prévenant de la mort de son fils que dans quelque temps. Ainsi, avoir retardé son voyage ne lui fera donc pas avoir de voyage de retour. Quel ironie, quelque part ! Bah, Nathaniel connaissait suffisamment sa mère pour savoir qu'elle se remettrait. Elle était encore jeune et pleine de vie, elle était forte, elle se remettrait.

Tournant un peu sur lui même, Nathaniel nota que son cercueil était plutôt joli. Un bois qui semblait de bonne manufacture, des décorations simples et soignés, élégantes... les tons étaient chauds... quand à l'intérieur, il s'en fichait bien, dans le fond. Vu qu'il ne sentait rien, le fond aurait bien pu être un planché de clou, ça lui aurait été autant égal.

Son cousin, ensuite, semblait de plus en plus proche de la névrose. Les yeux exorbité, claquant presque des dents et étant fébrile comme s'il se sentait chassé, Nathaniel pensa vaguement qu'il aurait pu être amusant de lui faire peur en apparaissant devant lui quelque minutes. Mais se promener à son propre enterrement et ne provoquer aucune réaction lui montrait bien qu'il était désespérément invisible. Nathaniel alla même jusqu'à se placer devant son cousin et lui passa la main devant les yeux, mais rien. Il eut un soupir discret et releva la tête pour voir Sullivan, assit derrière.

Sullivan était toujours d'une pâleur effrayante nota Nathaniel. Il s'approcha un peu et l'observa, s'asseyant dans le vide, sur le côté. En fait, Sullivan n'avait pas simplement l'air pâle. Chaque psaumes prononcés par le prêtre, ceux là même qu'il avait entendu à l'enterrement de M. Greenswood, semblaient l'enfoncer un peu plus dans sa tristesse. Son visage se déformait de douleur et une larme glissa le long de sa joue tandis que le prêtre refermait son livres et invitait les personnes présentes à se lever.

« Ainsi donc, ton honneur vaut moins que la tristesse que tu ressens... » Murmura tristement Nathaniel.

Sullivan écarquilla les yeux et releva la tête, incrédule. Il chercha du regard quelque chose, et Nathaniel fronça un sourcils de surprise quand à ce vif changement de comportement. Perdait-il la tête ? Oh, non, mon Dieu, faîtes que ce ne soit pas ça, espéra Nathaniel. S'il n'avait pas toujours été un bon ami, ce dernier souhaitait tout de même du bien à son compagnon de longue date.

Finalement, Sullivan retrouva un air abattu et finit par suivre la procession qui menait le corps en terre. Nathaniel avait l'impression de vivre une nouvelle fois l'enterrement de son père. Même geste, même parole, même procession... si ce n'est qu'il y avait moins de monde et que son ami semblait bien plus touché par les évènements. Et que c'était lui qu'on enterrait. Mais ça, il se rendit compte qu'il ne le réalisait qu'à moitié. Pas grave, il aurait bien son temps pour le réaliser.

Pas de roses entières pour lui non plus, seulement une petite coupe d'osier de pétales. Il s'en contenterait. Pour ce que ça lui changerait ! Rapidement, il se faufila entre les invités, sauta dans sa propre tombe et s'allongea sur le dessus de son cerceuil. Jamais personne ne voyait un enterrement de cette façon, alors, au moins, autant profiter de son état pour se permettre quelque fantaisies.

Les invités jetaient silencieusement les pétales, chacun leurs tours, formant une pluie rose et légère sur la tombe de Nathaniel. C'était vraiment joli, pensa ce dernier. Il appréciait. Bien plus que les roses, en fait. Une rose tombait silencieusement mais lourdement. Bien plus que les pétales. Le prochain invité à prendre les pétales intéressa déjà bien plus le défunt : d'une main tremblante et fébrile, le cousin de la victime saisissait maladroitement quelques pétales. Sa main ferme et tremblante les écrasa complètement puis mécaniquement, il se plaça sur le côté de la tombe tandis le bras et ajouta :

« J-je-j'espère que vous reposez en paix, c-c-cousin.
- Ne me faîtes pas rire ! Coupa brusquement Sullivan. Tout ce que vous espérez, c'est qu'à jamais, le secret de sa mort ne soit pas élucidé ! »

Ah, ça chauffait remarquait Nathaniel. Il se redressa et sortit la tête de son trou, observant silencieusement ce qui se passait.

« Parce que ça serait gênant pour vous, n'est-ce pas ? Qu'on découvre qui l'a tué ! Continua Sullivan, de plus en plus en colère.
- N-ne m'adressez pas la parole !
- C'est tout ce que vous avez à répondre ? Confessez pendant qu'il en est encore temps, avouez !
- Je n'ai...
- Je jure, sur mon sang, que je n'aurais de répit dans cette vie qu'une fois que vous aurez payé pour ça ! »

Nathaniel écarquilla les yeux. Il savait que Sullivan n'avait jamais aimé son cousin. Seulement, là, il ressentait dans la voix grave de son ami que ce sentiment s'était muté en une haine profonde et un mépris total. Sullivan voulait se venger. Voulait le venger pour être plus précis. Et si une chose était sûre, c'était que jamais les paroles que ce dernier prononçait n'étaient vaines. Même sur le coup de la colère, chaque chose que prononçait Sullivan finissait toujours par trouver un fond de vérité, c'était, selon lui, une preuve d'honneur que de toujours honorer sa parole. Et de l'honneur, Sullivan semblait en avoir à la pelle. Alors quoi ? Il allait passer sa vie à tenter de faire une vengeance ? À quoi bon, ça ne dérangeait pas plus Nathaniel que ça d'être mort... Et lui allait gâcher sa vie pour ça ? Et s'il ne trouvait rien ? Irait-il jusqu'au meurtre ? Un nouveau riche qui tue un noble ? Il en était bien capable. Et il finirait ses jours dans une misère monstre, plutôt que d'user de sa formidable intelligence. Quel gâchis ! Tout ça pour quoi ? Pour qui ?

Pour lui, Nathaniel, mort parce que effrayé par un chien qui bougeait dans un buisson. Ce n'était pas glorieux, mais c'était ça. Ce dernier se plaça au dessus de sa tombe, très exactement, profitant de ses capacité à savoir voler. Il secoua doucement la tête, espérant que cet excès de colère se solderait là. Mais ce ne fut pas le cas. Sullivan était encore pâle, mais ses joues étaient rouges et son visage haineux. À ce moment là, Nathaniel souhaita de tout son cœur pouvoir devenir visible, ne serait-ce que quelque instant. Pouvoir dire quelque chose, là, maintenant !

« Je souhaite, vociféra Sullivan d'une voix méprisante, de tout mon cœur qu'à jamais vous ne trouviez jamais la paix, j'y v...
- Non, ça suffit, Sullivan ! Hurla Nathaniel. Bon sang, es-tu assez bête pour gâcher ta vie juste pour moi ?! » Tous s'étaient tourner vers lui, écarquillant les yeux de surprise. Visiblement, chacun le voyait, son souhait avait été exaucé. Pourtant, Nathaniel n'en eut rien à fiche. Il finit sa phrase avec mélancolie : « Je ne le souhaite pas.
- Nath... » articula Sullivan, incrédule.

On le voyait ! réalisa Nathaniel pour de bon. Il en fut tellement surprit qu'il disparut sur le champ. Il le compris en voyant que tous regardaient silencieusement vers lui, puis dans un silence de mort (toujours sans mauvais jeu de mots), chacun s'étaient regardé avec le visage de ceux qui vérifient s'ils sont les seul à avoir vu quelque chose ou bien si c'était réel. Dans un commun accord silencieux, la foule choisit que oui, ils avaient bien tous eut une vision collective. La réaction ne se fit pas attendre. Une femme, peut-être une lointaine tante éloignée de Nathaniel cria :

« UN FANTÔME !!! »

Puis s'enfuit en courant. Visiblement, le reste de la foule trouva que c'était une bonne idée car alors, tous se mirent à fuir comme un seul homme le cimetière. Et les rares personnes trop hébétées pour fuir, comme Sullivan, furent entrainées par le mouvement de foule. En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, Nathaniel se retrouvait seul, au dessus de son trou, réfléchissant rapidement à ce qui venait de se passer. Il se pinça le menton et alla pensivement s'assoir sur sa pierre tombale, tournant le dos à son cercueil.

Un fantôme. Alors, il était un fantôme. Oui, ça collait parfaitement. Ça, c'était une réflexion intéressante, merci tata. Alors, les fantômes, c'était quoi ? Des êtres morts. Oui, il l'était. Ils pouvaient voler. Ça aussi, il le pouvait. Traverser les choses également. Ils n'avaient ni sommeil ni faim. Ça aussi ça collait. Ils étaient invisible... mais pouvaient redevenir visible. Ça aussi, c'était vrai. Mais comment faire ça ? Avec de la concentration ? Par volonté ? Dur, dur d'être un apprenti fantôme qui ne connait rien à la vie ! Ou à la mort, c'est selon le point de vu. Nathaniel regretta sincèrement de ne pas avoir eut d'enseignement là dessus. Il semblait, contrairement à quelque fantôme, que lui était invisible naturellement. Pratique, ça... Mais un fantôme, ça n'a pas quelque chose à hanter habituellement ?

C'était en quelque sorte un règlement fantomatique, ça. Quelque chose à lire et à approuver ! Et Nathaniel l'approuvait totalement, puisqu'il était fantôme ! Mais le soucis, c'est qu'il ne savait pas ce qu'il voulait exactement hanter. Il soupira et laissa le temps passer. Un bruit se fit entendre derrière lui, et il reconnu le son d'une pelle qui mets de la terre dans un trou. Visiblement, la fossoyeuse semblait moins impressionnable que les autres invités : une histoire d'apparition fantomatique du défunt ne lui empêchait pas de vouloir faire son boulot, contrairement à Peter qui avait fuit ou à Sullivan qui en avait perdu toute sa superbe ou alors à...

Puis il y eut un tilt. Nathaniel se retourna et regarda alors sa tombe, se remplir petit à petit de terre. Mais évidement ! C'était pour ça qu'il était là ! Ce n'était pas un lieu qu'il devait hanter, mais une personne ! Il était né, il était mort pour cette personne ! C'était tellement évident ! Et pour longtemps, pour au moins jusqu'à ce que cette personne décède, il était là pour être avec elle, pour la suivre pour la regarder, pour l'observer et...

Nathaniel se mit à sourire. Enfin, il comprenait pourquoi il était toujours là. Cette vie après la mort avait enfin un sens.

« Je suis là... murmura-t-il pensivement, ô, toi qui m'es cher... »

PS : Oui, j'ai lu et j'approuve le règlement, j'ai tenté de le caser dans la fiche, mais c'est pas super clair...
PSS : tout les textes sont normalement en anglais mais étant aussi doué qu'une quiche lorraine en anglais pour des soucis de bonne compréhension, j'ai tout mit en français... Mais vous verrez que Nathaniel ne sait pas si bien parler le français que ça... =D
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MessageSujet: Re: Nathaniel Greenswoods   Mer 2 Déc - 23:14

Bonjour et bienvenue à toi =3

Merci de m'avoir rappelé que la messe était en latin, je l'ai rajouté dans "les petits trucs à ne pas oublier" comme quoi même moi j'oublie plein de trucs sur mon propre forum -u-'

Pense à te relire pour supprimer les fautes d'accords et de terminaisons, je suis certaine que tu peux les éviter facilement ! J'en profite pour dire : au gré (grès) , des bribes (brides), davantage (d'avantage), discours (discourt).

J'aime beaucoup l'interlude culturel XD

Je trouve que le passage à l'état de fantôme et les réactions de Nathaniel sont très bien décrits, la fiche est agréable à lire et en plus y'a plusieurs petits trucs marrants, un vrai plaisir *.*
(et puis bon, c'est bien d'écrire en français pour que les autres comprennent, aussi, accessoirement xD)

Fiche validée, amuse toi bien parmi nous !

Pour le rang, je mets "ange gardien", envoie moi un MP si tu veux le changer. Si ce n'est déjà fait, j'aimerais que tu votes ici s'il te plaît !

Voilà, à très bientôt pour de belles histoires I love you
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