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 La vente

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Willemina
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MessageSujet: La vente   Lun 21 Déc - 16:58

Le marché, tôt le matin.

L'étale aux esclaves était à peine monté que les riches gens se bousculaient pour apprécier la marchandise appréciée. Il y avait de tout sur l'étale. Des esclaves humains, des créatures envoutées ou des hybrides qui avaient subit le même sort. Les jeunes et les forts étaient vendus assez vite. Dans le regards de leurs nouveaux propriétaires, il y pointait une trace de lubricité malsaine.

Le gras huissier arriva avec une nouvelle esclave à vendre. Elle était jeune et belle, et son physique n'avait rien de commun. Ses cheveux étaient argentés avec des reflets bleu acier. Ses yeux arboraient une couleur identique. Sa peau, blanche et fine, lui donnait un aspect fragile et gracieux. Elle portait une longue chemise de lin blanc, qu'elle avait elle même brodé, recouverte par une robe de soir bleue avec des motifs de fleur. Une ceinture en tissus maintenait en place la robe. Elle portait les bijoux de sa mère, attestant de ses origines humaines. Mais ses traits arborait la beauté et les caractéristiques elfiques.
Les mains de la belle esclaves étaient liés par une corde simple. L'huissier la tirait par une chaîne épaisse attaché à un collier d'acier qui recouvrait la totalité de la gorge de la jeune fille. Elle étouffait avec, mais se taisait, soumise et faible. Son destin ne lui avait jamais appartenu, et elle acceptait de se laisser tirer avec tant d'humiliation. De toute façon, que faire d'autre ? Elle ne s'était jamais battu pour elle-même.

Elle s'appellait Willemina, et en ce jour, elle allait peut être trouver un nouveau maître.

Jusqu'ici, l'huissier n'avait toujours pas réussi à la vendre, et il craignait que les trop grandes compétences de l'esclave ne nuisent définitivement à sa vente. Il était bougon, et cette vente trainante n'arrangeait pas son humeur. IL avait décidé de faire appel à un spécialiste de la vente d'esclave. IL s'appelait Uru et il avait l'habitude de vendre des esclaves aux caractéristiques très particulières. Uru avait persuadé l'huissier de le laisser gérer la vente, et disait même qu'il avait une astuce pour rassurer les gens sur les talents de l'esclave.

Uru s'approcha de Willemina, et l'inspecta. Il ne tenait pas à vendre une marchandise malade ou faible. La qualité était ce qui faisait son étale populaire. Mais Willemina avit une santé et une hygiène parfaite, au plus grand plaisir du marchand. Il sortit de sa besace une petite boite de bois et l'ouvrant, il sortit un collier avec une parle magique. Willemina avait déjà vu pareil objet. Il servait à asservir les créatures et à les rendre innoffensif pour leur maître. La jeune fille était inquiète et ne comprenait pas l'utilisation d'un tel objet sur elle. L'huissier vint poser la question pour elle :

- Est-ce vraiment utile ? Elle est en partie humaine, je ne suis pas sûr que cela serve à grand chose...

Mais le marchand secoua la tête, en souriant. Il se mit à lancer des explications curieuses :

- C'est une hybride. Elle a du sang elfique. Ce qui fait d'elle une "créature" aux yeux de mes acheteurs. Sa capacité à combattre, à lire et à écrire, est un bonus à la condition qu'ils se sentent en sécurité avec elle. Cette perle garanti cette sécurité. Avec ça, ils ne verront plus ces capacités comme une arme mais comme un avantage. Vous allez voir.

L'huissier retira le collier de métal et la chaine, et Uru lui mit le collier. Willemina sentit une boule au ventre, effrayée par cette perle. Elle se sentit trahie, car jamais elle ne s'était rebellée contre ses anciens maîtres. Mais son éducation ne lui permit pas de protester contre ce traitement dévalorisant. Elle se contenta de baisser les yeux et la tête, et de se taire. Elle retenait ses larmes.
Uru lui prit le bras et la traina sur l'étal pour la montrer à la foule. Elle serait la première à être vendue, il en avait fait le serment.

- Oyez, oyez ! Venez voir la belle esclave. Elle porte le joli nom de Willemina. Elle est jeune, en bonne santé et sait tout faire ! Le ménage ? Pas de soucis. Votre maison resplendira grâce à elle. La cuisine ? Elle vous fera goûter aux mets les plus fins. La couture ? Pas de soucis. La robe qu'elle, porte a été confectionnée de ses mains. Admirez-vous même le chef-d'oeuvre. L'éducation de vos enfants ? Ses anciens maîtres lui ont appris à lire, écrire et compter. Elle saura transmettre ses connaissances. En plus, elle est nécromans. Elle connais bon nombre de potions et de petits maléfices. Elle connait même l'art du combat.

Devant la mine à la fois surprise et méfiante de ses acheteurs, Uru sourit et fit avancer un peu plus Willemina vers le bors de l'estrade. De la main, il désigna la perle à son coup.

- C'est une hybride mesdames et messieurs. Elle possède du sang elfique et humain. De ce fait, nous avons opté pour une sécurité. Cette perle garanti une obéissance totale et aveugle de sa part. Vous n'avez strictement rien à crainde d'elle contrairement à vos ennemis. Je vous assure, cette belle esclave est une affaire ! Avez-vous des questions ? Désirez-vous ausculter la marchandise avant l'achat ? Je vous invite à le faire.
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Natanakin
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MessageSujet: Re: La vente   Dim 27 Déc - 22:03

[Je m'incruste ! J'espère que ça te va <3]

Charmante petite. Douce. Agréable à regarder. Certainement très douée dans de multiples domaines, s'il en croyait l'énergique vendeur. Une jolie fraise... Oui, c'était cela, une jolie fraise mise à prix.

Natanakin rêvassait, le menton posé sur ses bras croisés, appuyé contre des caissons de bois. Son regard gris se promenait sur la place, et plus exactement sur la silhouette admirable d'une demoiselle que l'on exhibait telle une perle rare. Quel lieu plus détestable que ce marché aux couleurs vives, où l'on échangeait des vies contre quelques pièces ? La première fois qu'il avait été vendu, c'était dans un endroit comparable à celui-ci. Il n'en gardait pas un bon souvenir.

Ah, délicieuse jeune fille, si j'étais fortuné, je t'achèterais sans hésiter.

Mais après tout... il était riche. Oui, riche. Hé hé hé !

-Excusez-moi ! Je voudrais l'examiner.

Un jeune homme d'une vingtaine d'années s'approche, armé d'une assurance à toute épreuve. Sa peau brune trahit une appartenance aux peuples du sud. Ses vêtements ne sont pas de très bonne qualité mais l'aura qu'il dégage ne laisse pas de doute : ce type sait ce qu'il veut. Qui pourrait voir la perle autour de son cou, cachée par le col de sa veste ?

Il s'approcha de l'estrade et en grimpa les escaliers, pour se trouver face à la délicate créature dont s'occupait le présentateur.

-C'est une merveille que vous avez là.


Il eut un sourire charmeur -tant pour le vendeur que pour la marchandise. Oh, de près, elle était magnifique.

Natanakin avait toujours aimé les femmes. Les beaux visages, les douceurs exotiques, et tout ce qui avait trait à leur sensualité. Mais sa condition l'avait empêché de s'y livrer corps et âme -ce qui en soi n'était peut-être pas une mauvaise chose- aussi une grande frustration lui serrait-elle les entrailles dès qu'il croisait une inaccessible beauté dans la rue ou dans les soirées de sa maîtresse.
Mais dès qu'il en avait l'occasion...

La fertile imagination quant aux stratagèmes et le charisme de ce garçon pouvaient venir à bout de n'importe quoi, avait dit une fois sa mère adoptive. Du moins jusqu'à ce qu'il se fasse attraper.

-Sait-elle chanter ? Et danser ?

Ils lui avaient passé une perle autour du cou. Les lâches. Une si fleur si frêle, pas même une chance de s'en sortir. Il étudiait la situation sans en avoir l'air. Pas moyen de libérer la colombe sans tuer son propriétaire, actuellement le marchand... Hm. Quant à l'acheter, il lui faudrait s'endetter jusqu'à la fin de ses jours pour espérer ne serait-ce que la louer. Cruelle destinée.

-Ferait-elle une bonne épouse ?


Nouveau sourire. Regard interrogateur en direction de l'épouse dont il était question. Elle semblait assez calme. Assez peu concernée. Très différente...
Non loin de là, une femme d'une trentaine de printemps observait la scène d'un air amusé.
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Willemina
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MessageSujet: Re: La vente   Lun 4 Jan - 16:19

[ça me va ^^]


Le prix n'avait pas encore été fixé. Si d'abord Uru pensait en tirer un prix raisonnable et bon marché, la curiosité et l'intérêt des clients l'incitaient à augmenter le prix d'appel. Assez vite, et il en fut assez fier, un jeune homme monta sur l'estrade et inspecta la belle Willemina. Il se montrait charmant et il se dégageait de lui un charisme éblouissant. IL papillonna autour de l'esclave, la touchant du bout des doigts.
La jeune fille tressaillit, peu habituée à ce qu'on la manipule avec tant de délicatesse. Un frisson lui parcourut l'échine, mais se laissa faire. Avait-elle seulement le choix ?

Immobile, aussi droite qu'un soldat, elle restait silencieuse. Seuls ses yeux trahissaient une certaine crainte. Elle avait autant peur d'être achetée que d'être laissée pour compte. Le sourire charmeur du jeune homme ne la laissa pas de glace, trop naïve et inexpérimentée pour comprendre la subtile différence entre l'amour et la passion d'un jour. Elle préféra fermer les yeux, tremblante. En cet instant, il était possible que vienne se jouer son destin. Et comme à chaque fois, elle ne serait jamais la maîtresse de sa destinée. Juste un pion que l'on déplaçait sur l'échiquier.

Le jeune homme s'exclamait, ne tarissant pas d'éloges sur la belle. Puis, il posait bon nombres de questions, si surprenantes pour certaines que Willemina ne parvint pas à cacher sa surprise. Elle rouvrit les yeux, presque apeurée par la dernière question. Mais hors de question qu'elle réplique. Uru s'avança et commença à vanter les avantages de Willemina :

- Elle sait chanter, bien sûr, fanfaronna-t'il. Cela fait parti de l'éducation de lady que cette demoiselle a reçu. Et pour ce qui est de danser...

Il eut un doute. Son regard croisa alors celui de Willemina qui commença à paniquer un peu. Chanter ? Danser ? Quelle drôle d'idée ! Comptait-il faire d'elle une saltimbanque ?
Dans le regard d'Uru, Willemina chercha l'autorisation de répondre d'elle même. Elle y décela du doute et une pointe de gêne. C'étaient des questions qu'il n'avait pas pensé à lui poser.
D'une voix douce et timide, l'esclave répondit :

- Je sais très bien chanter. Mon ancienne maîtresse aimait me faire chanter ou me faire jouer du piano. Parfois, elle exigeait que je récite des poèmes ou que je lui lise des romans. Rarement l'on exigea de moi de danser. Mais je connais la valse et quelques danses traditionnelles humaines.

Elle se tut. Elle avait strictement répondut à la question. Uru sembla satisfait et usa de la réponse de la belle pour rebondir et repartir dans son discours de vente.

- Et bien voilà ! C'est une petite artiste, plus chanteuse que danseuse. Mais je dirais que si vous prenez la peine de lui enseigner la danse, elle apprendra très vite.

Satisfait de lui même, il semblait sautiller sur place. IL fixait le jeune homme dans l'espoir d'une vente rapide.

- Je... pour ce qui est de savoir si elle serait une bonne épouse, je n'ai pas grand chose à y répondre. Elle n'a jamais été mariée et on ne lui connait pas d'amant. J crains que pour cela également, il ne faille l'éduquer.

Uru fit un clin d'oeil sous entendu. Souvent un esclave finissait dans le lit de son maître. C'était même plus courant qu'on ne le pensait. Et il arrive parfois qu'un esclave soit acheté pour cette unique occupation. De ce fait, l'inexpérience totale de Willemina pouvait présenter un intérêt croissant. Uru se tâtait pour savoir si cette particularité pouvait servir pour sa vente.
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Natanakin
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MessageSujet: Re: La vente   Mer 13 Jan - 19:45

Oh. Elle sait chanter. Et danser aussi. Natanakin sembla ravi. A vrai dire, il se débrouillait plutôt bien dans son rôle. Pour la première fois, il s'adressa à elle autrement que par le regard, tout bas, sans la quitter des yeux.

-Mais tu es parfaite.

Le marchand reprit alors son élucubration, concernant cette fois les capacités de la demoiselle en tant qu'épouse. Mais lui se fichait pas mal qu'elle sache chanter, danser, faire la cuisine et être sage et obéissante -au passage, ces qualités lui étant totalement étrangères à moins d'être confronté à un fouet très performant. Il appréciait surtout de pouvoir être riche pour quelques minutes, de tourner autour de cette délicieuse créature, et de sentir le vendeur fébrile dès qu'il ouvrait la bouche.

Le jeune homme eut un petit rire lorsque le propriétaire évoqua l'éducation de sa marchandise. Mais intérieurement, il se mit à le haïr. Les trafiquants méritaient de mourir. Les trafiquants et tous ceux qui achetaient des esclaves pour s'amuser avec ensuite. Si le masque se crispa, il reprit bien vite contenance et simula une profonde réflexion.

-Je vous en propose trois cent pièces d'or.

Mais dès qu'il eut parlé, un homme se détacha de la foule et s'approcha de l'estrade, avant de dire, d'une voix forte :

-La donzelle m'intéresse. Cinq cent pièces.

Natanakin fronça les sourcils. Mais d'où il sortait, lui ? C'était un mâle certainement hybride au vu de l'épaisse toison qui couvrait ses bras. Il était bien habillé et avait l'air de ceux qui ont l'habitude d'être obéis. L'esclave prit une inspiration et annonça :

-Sept cent.

Ce chiffre était plus gros que dix fois le nombre de pièces d'or qu'il lui avait été donné de voir dans sa vie. Jongler avec des sommes astronomiques le menait aux anges.

-Il n'y a que moi qui pourrai l'éduquer correctement, la pucelle ! Il eut un rire gras avant d'ajouter : huit cent cinquante. C'est mon dernier prix !

Le jeune homme bouillait. Il mourrait d'envie de faire cracher ses tripes à ce fils de... Ce n'était pas comme cela qu'on devait traiter les femmes. Oh non ! Jamais ! Malheureusement, il ne pouvait pas le tuer, et il commençait à s'inquiéter de la tournure des évènements. Le bourgeois qui le concurrençait semblait avoir une bourse bien remplie... contrairement à lui et ses poches trouées.

-J'en doute, indélicat personnage." Puis au vendeur : “Mille ! Je vais vous donner l'adresse où vous pourrez l'amener, on vous paiera là-bas.

Les spectateurs laissèrent échapper un “oh !” d'étonnement. La mise avait triplé ! Cette jeune femme était très convoitée. Les deux acheteurs n'avaient même pas laissé pas le vendeur en placer une. Mais soudainement...

-NATANAKIN ! DESCENDS DE LA IMMEDIATEMENT ! Faire le guignol, ça passe, mais dépenser MON argent, hors de question !!!

Ledit guignol pâlit en voyant une femme de bonne condition se frayer un chemin dans la foule. Peut-être qu'il avait été un peu loin. Il eut le temps d'adresser un regard de fausse incompréhension mais d'empathie sincère à celle qu'il avait presque achetée, avant de se prendre un coup sur la tête et d'être forcé à redescendre par sa maîtresse furieuse.

-Veuillez l'excuser pour le désagrément. Il n'est pas en mesure de vous payer. Il sera sévèrement châtié.

-Mais...” Nouveau coup sur la tête. “Aïe ! Elle sait tout faire ! T'avais pas dit que t'avais besoin de quelqu'un pour animer tes soirées ?

-Pas pour mille pièces, non.

-Elle peut aider à la cuisine... elle sait aussi...” Un troisième coup sur la tête l'interrompit. Il frotta son crâne douloureux sans plus regarder ce qui se passait du côté de l'estrade, pour repousser sa honte à un peu plus tard.

-C'est surtout que tu veux te la faire.

-Quelle poésie dans tes paroles, maîtresse. On peut la louer, au bout d'un an ou deux ça remboursera déjà une bonne partie. C'est une bonne affaire !

Il lui jeta un regard suppliant. A vrai dire, il ne pouvait supporter l'idée de céder une vierge innocente aux bras de ce gros lard, surtout celle-ci. Pas question !
Tout à coup, Natanakin se retourna et chercha le regard du vendeur. Dans ses yeux, il voulait qu'on puisse lire : “Allez, vas-y, tu peux te faire cent cinquante pièces de plus qu'avec l'autre enflure si tu te débrouilles pour la convaincre !”

[Si y'a quoi que ce soit que tu veux modifier, envoie moi un MP =)]
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Willemina
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MessageSujet: Re: La vente   Lun 25 Jan - 17:35

Un jour de chance.
Voilà comment Uru, marchand d'esclaves, qualifiait sa journée. Willemina n'était que la première d'une longue liste à être exposée aux enchères. Il avait espéré en tirer 300 pièces d'or, une somme correcte pour une esclave éduquée, mais très vite, en voyant le prix grimper si vite, il se disait que laisser ces deux hommes se la disputer allait lui raporter d'avantage.

Une femme apparut, et presque en même temps qu'elle fut levé le mystère de l'identité de l'acheteur miraculeux. Uru sembla déçu sur l'instant, d'autant plus que la maîtresse de l'esclave acheteur ne semblait disposée à participer aux enchères. Bien que l'échanges de mots et de coups entre elle et son éfronté esclave était risible, détendant un peu l'atmosphère pesante qui régnait devant l'étale, cela ne faisait que très peu rire Uru qui voyait s'envoler sa seule chance de faire grimper les prix.

- Madame, grogna-t'il en essayant de rester très respectueux envers elle. Un peu de tenue. Je vous concède que votre esclave s'est mal conduit, mais les affaires étant les affaires, rien ne lui interdit d'acheter ma marchandise.

IL fixa Natankin avec un oeil noir et malin, rajoutant avec une certaine malice non-dissimulée :

- Mais je crains pour lui qu'il n'aurait pas assez de sa vie de travail pour couvrir ses frais d'achat.

Willemina ne disait rien. Elle fixait le gros homme riche qui l'observait à présent avec un oeil lubrique de conquérant. Il savait que si personne ne renchérissait, cette donzelle serait à lui. Cela répugnait la jeune fille qui ne manifesta cette pensée qu'en faisant une petite grimace discrète.
Uru se calma et en bon commerçant, se mit à réfléchir au moyen de tirer parti de cette fâcheuse situation. La vente n'avait pas encore été conclue, juste interrompue. IL se mit à assaillir la maîtresse de l'esclave présomptueux.

- Madame, je vois que vous avez un esclave fort irrespectueux. Cela me désole. Ah ! Si vous aviez Willemina, ce serait différent. Une fille bien éduquée, qui ne s'est jamais rebellée d'une quelconque façon. Elle l'obéissance même. Voyez comme elle est restée à sa place jusqu'ici. Un mot, un seul, venant de son maître et elle s'empressera d'obéir.

Il se détourna un instant de la femme, arguant la foule qui l'observait, dans lequel on comptait le gros homme riche :

- Franchement, une aussi belle beauté, aussi instruite et sage, je m'étonne que peu de monde s'en intéresse. Le bon goût se perdrait-il donc ? Une telle qualité ne se retrouvera plus de sitôt. Réflachissez bien tous !
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Natanakin
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MessageSujet: Re: La vente   Mer 3 Fév - 21:59

Il allait en prendre pour son grade. S'il ne tâtait pas du bâton, il passerait certainement un bon paquet de ses nuits à récurer les immenses appartements de sa maîtresse de fond en comble et ce même si le moindre grain de poussière avait depuis longtemps disparu.

Fort irrespectueux. Nianiania.

Si vous aviez Willemina, ce serait différent. Tamari fronça les sourcils en considérant tour à tour la demoiselle sur l'estrade, puis son propre esclave aux cheveux gris qui commença à s'inquiéter de ce soudain changement d'attitude. Elle calculait. Natanakin voyait presque ce qui pouvait se passer dans son esprit : est-ce que je gagnerai à échanger mon Natounet chéri d'amour contre la petite ?

-Tu es assez inutile, en fait, Nat'. Je suis sûre que je ne pourrai même pas te revendre. Ou alors, je te prostitue... ? Ce ne serait pas mal, cela permettrait d'acheter ta petite copine.


Devant l'air effaré de l'esclave, elle se mit à rire et reporta son attention sur ce qui se passait en haut. Elle n'était pas furieuse au point de lui infliger cela. Elle avait l'habitude de ses frasques... l'effrayer un peu ne lui ferait que du bien.

-La beauté et la sagesse servent peu pour un esclave. Elle sait faire plein de choses, certes. Mais est-elle résistante ? Elle a l'air fragile comme une poupée de porcelaine. Elle ne tiendra pas un mois.

Natanakin se taisait d'une part pour éviter d'aggraver son cas, d'autre part parce qu'il voyait mal comment défendre sa collègue. Ô monde cruel. Pourquoi ai-je été doté d'une maîtresse perspicace et avare.
Il se rendit compte avec un certain embarras qu'ils étaient le centre d'attention des quarante mètre carrés de badauds alentour. Comment récupérer sa superbe face à toutes ces dames, et à Willemina pour laquelle il s'était déjà pris trois coups sur la tête ? Le ridicule ne tue pas, et ce qui ne tue pas te rend plus fort. Youpi.

Tamari, de son côté, songeait qu'il lui manquait effectivement quelqu'un pour animer ses soirées, et qu'elle trouverait difficilement plus qualifiée que cette gracieuse demoiselle multi-tâches. Mais le prix était exorbitant. Cet imbécile les avait fait grimper jusqu'à des plafonds difficiles à avaler. Était-elle rentable ?

A moins qu'un nouvel acheteur surenchérisse ou que le vendeur cède à l'autre client, elle avait la main. D'ailleurs, celui-ci commençait à montrer des signes d'impatience.

-Prouvez-moi qu'elle ne se brisera pas au moindre choc.
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MessageSujet: Re: La vente   Lun 15 Fév - 18:36

Uru sourit. Perspicace, cette dame. Elle n'en était pas à son premier achat et avait l'habitude de marchander. Mais Uru était habile aussi. Quand quelqu'un posait des questions sur la marchandise, c'était qu'il était intéressé. Même si la vente n'aboutissait pas, il en ressortait du bon. Généralement, le client revenait et prenait une autre marchandise.
Alors, le vendeur voulut se faire convainquant :

- Madame, je vends des esclaves de qualité. Vous mettez en doute cette qualité que je défends. Je ne m'amuse jamais à monter un prix si la marchandise que je vends ne le vaut pas. Et puis, vous êtes de ces gens qui savent parfaitement qu'il ne faut pas se fier au paraître.


Il invita la dame à faire le tour de Willemina, à l'inspecter, à la toucher au besoin. Il ne cessait de vanter sa marchandise sans ciller, car douter, c'était mettre en péril le bon déroulement des négociations. Douter de son produit, c'était laisser le client douter également.

- Elle a déjà eu des maîtres. Sa mère était elle-même esclave et lui a appris beaucoup de choses. Elle a travaillé toute sa vie. Voyez, elle n'est pas malade, ne s'est pas brisée. C'est une poupée gracieuse et l'air fragile, mais elle est sans nul doute plus robuste que vous ne vous en doutez. Ses maîtres s'en sont séparés parce qu'ils n'avaient plus les moyens de payer. Non, parce qu'elle a faillit à son travail.

Il sourit. Du coin de l'œil, il vit son premier client trépigner d'impatience et de rage, n'appréciant guère qu'un esclave et une riche femme opportuniste lui passe devant et lui prennent sa belle esclave.

- Elle sera assez solide pour les projets que j'ai à son égard. J'en ferais une pièce de collection.


Il avait l'œil pétillant et la fixait avec envie. On aurait un goret qui salivait devant son repas. C'était dégoutant. La jeune fille déglutit et priait en silence. Elle n'osait s'imaginer les dits projets de cet homme.

- Vendez-la moi. Si cette femme n'est pas décidée à l'acheter, moi je la prends. Je la prends pour 500 pièces d'or, et ce sera mon dernier prix !


- 500 ? Mais nous étions convenu de mille !


Uru était indigné. Ce client chercherait-il à l'arnaquer ? Il fronça les sourcils, et d'un coup d'œil, fit appeler des hommes de mains pour "évacuer" cet indélicat qui sabotait ses affaires.

- Oui, rétorqua le gros homme. Cet esclave a fait monter les enchères par plaisir alors qu'il n'avait pas les moyens de vous payer. Alors pour moi, ces enchères sont caduques. 500 est un bon prix. Vous y gagnez. C'est toujours mieux que les 300 pièces de départ, non ?

- Désolé monsieur, mais puisqu'il semble qu'elle ai de la valeur, je refuse de la céder à moins de 700 pièces d'or. C'est ça que j'appelle un prix raisonnable. D'autant plus que madame ici présente n'a jamais dit qu'elle refusait d'acheter ma marchandise. Si vous ne voulez pas jouer le jeu, je la lui vends à 700 pièces net.
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MessageSujet: Re: La vente   Mer 17 Fév - 13:15

Tamari se laissa tenter par l'invitation à monter sur l'estrade. Cela ne coûtait rien d'aller voir de plus près. Elle examina la pouliche sous toutes ses coutures, cherchant une blessure, une malformation, une faiblesse quelconque qui justifierait une remise. Malheureusement, pas grand chose à déplorer. Et on ne pouvait pas vraiment attendre les soldes...

Le marchand semblait très investi dans cette affaire, cela signifiait qu'il allait en tirer un bon bénéfice. C'est à dire qu'on pouvait certainement encore bien baisser la donne.

Tout à coup, l'autre intéressé se manifesta de nouveau, et le prix qu'il proposa sembla déplaire fortement au meneur des enchères. Tu m'étonnes, c'est la moitié de ce qu'a annoncé l'autre andouille -Natanakin- il va sacrément y perdre au change.

Sept cent. Cela commençait à devenir un prix décent. D'ailleurs, on voyait là les trois cents pièces de profits gratuits que s'était apprêté à grappiller le vendeur. Malheureusement pour lui, il avait avoué tout seul qu'elle en valait sept cent.

Fort bien. L'aristocrate resta quelques instants à réfléchir. Sept cent, cela faisait tout de même une très grosse somme. Natanakin allait l'aider à payer. Elle ne savait pas trop comment, d'ailleurs.

-Je la prends pour sept cent, sous réserve de reprise si elle ne tient pas vos promesses.


Cela semblait un bon marché. Après tout, peut-être que la petite était un miracle sur pattes et qu'elle dépasserait leurs espérances à tous.
Un grand sourire se peignit sur le visage de Natanakin. Elle avait cédé, elle avait cédé, youhou !

Il ne manquait plus que les mots triomphants “adjugé vendu !” pour avoir une nouvelle collègue. Si l'autre ne renchérissait pas.
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MessageSujet: Re: La vente   Jeu 25 Fév - 19:39

Le gros homme grimaça. La femme qui lui tenait tête n'étais pas disposée à céder. Mais lui non plus et jamais une aussi appétissante esclave ne se présenterait plus sur un étalage. IL leva la main, le regard sûr et conquérant, prêt à renchérir, mais jamais il ne pourrait le faire. Une voix s'éleva, féminine et aiguë, assez désagréable en fait. Elle criait un nom, et à en juger par le regard figé et livide du riche gros homme, c'était le sien. Et la personne qui s'approchait n'avait pas l'air d'être appréciée de lui.
Une femme grande, raide et aussi maigre que lui était gros s'approcha. Elle avait des mèches grisonnantes, un chignon serré qui lui donnait un air austère, et elle portait des habits sombres et laids.

- Que fais-tu là ?

L'homme n'osa pas répondre. Il baissa les yeux, quand la femme les leva et tomba sur Willemina qui sentit qu'elle avait intérêt de se faire toute petite. Mais ce ne fut pas suffisant pour dissiper les foudres de la mégère qui se mit à taper sur la tête du gros homme. La scène était des plus ridicules, au point de laisser la foule abasourdie.

- Espèce de cochon ! Tu crois que je n'ai pas deviné ce que tu comptais faire ? Je la vois bien, cette trainée sur l'estrade. Tu comptais sans doute l'acheter, avec mon argent bien sûr...


- Mais ma caille...


- Oh tais-toi ! Tu en as assez ait comme cela. Je ne me laisserais pas humiliée une nouvelle fois par une jeune et jolie esclave que tu ira visiter la nuit pendant que je dors.

- Pas si fort, ma douce...


- Pas si fort ? Monsieur aurait-il peur du scandale ? C'est trop tard pour ça. D'autant plus que tu t'apprêtais à récidiver.


L'homme finit par fuir sa femme, se dandinant dans ce qui ressemblait à une course. La femme se retourna, l'air sèche et désagréable et lança au vendeur :

- Désolée pour le dérangement. Mon mari n'achètera pas. Au revoir.


Uru n'en revenait pas. Il avait la triste impression d'avoir assisté à une scène burlesque. IL se tourna, dépité, vers Tamari, et essaya de reprendre un peu de contenance :

- Et bien, madame, si notre marché est toujours d'actualité, je vous la cède pour 700 pièces d'or.
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MessageSujet: Re: La vente   Dim 14 Mar - 21:59

[Désolée pour le temps de réponse, tu as le droit de me taper à chaque fois que je mets trop de temps *se cache*]

Natanakin se retint avec pleine d'éclater de rire devant le spectacle qu'offrait le couple en pleine scène de ménage. Tiens tiens, qui était l'esclave maintenant, hein ? Cette situation ressemblait fort à celle qui venait de se produire il y avait à peine quelques minutes entre deux autres protagonistes.

Puis une fois qu'ils eurent disparu, suivis de l'écho des invectives de la virago -qui au passage allait très bien avec son époux- une espèce de grand silence planait autour de l'esplanade. Brisé par le vendeur qui ne perdait pas le nord si facilement.

-Je la garde à l'essai pour quelques semaines. Marché conclu,
lui dit Tamari sans perdre contenance, j'enverrai quelqu'un pour vous payer.

La demoiselle nommée Willemina venait de changer de mains. Elle n'était plus une marchandise, une charge à écouler rapidement contre le plus de pièces possibles. Elle venait de rejoindre la maison de Tamari. Bon, ce n'était peut-être pas un sort plus enviable, mais les esclaves n'y étaient pas maltraités. Un toit, et au moins deux repas par jour.

Natanakin remerciait les dieux pour la miraculeuse intervention de la mégère qui avait très bien arrangé ses petites affaires personnelles. Peut-être qu'au bout du compte il ne serait même pas puni. Quoique non, il ne faut pas trop rêver.

-Alors jeune fille, as-tu quelque chose de particulier à me demander ? Je suppose qu'il faudra te trouver des tenues de scène.

Maintenant qu'elles étaient descendues de l'estrade, elles pouvaient parler librement, et commencer à s'éloigner du vendeur. Natounet restait sagement derrière sans ouvrir la bouche.

-Mon nom est Tamari. Tu n'auras qu'à t'adresser à Natanakin s'il y a quoi que ce soit, puisqu'il a l'air de t'avoir déjà adoptée, ajouta la maîtresse avec un sourire amusé.

Le concerné regardait ailleurs, curieusement occupé par ses chaussures à ce moment précis. Tant que Tamari était là, il ne pouvait pas trop parler à sa nouvelle compagne. Mais il était fort heureux d'avoir pu récupérer Willemina.
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MessageSujet: Re: La vente   Mer 17 Mar - 18:16

- Parfait Madame !

Uru exultait de joie, très satisfait de la vente. IL n'avait point perdu d'argent, il avait un bénéfice intéressant. Si 300 pièces revenaient à son "associé" le reste lui revenait. Il fit descendre Willemina de l'estrade et la céda à sa nouvelle propriétaire, sans oublier de faire en sorte que la perle autour de son cou puisse réagir pour ce nouveau maître.

La maîtresse Tamari, puisqu'elle devait à présent l'appeler ainsi, lui demanda de quoi elle avait besoin et il était clair qu'elle comptait l'utiliser comme distraction. Parfait, Willemina se plairait à devenir sa vitrine. Après tout, elle le lui devait bien, puisqu'en l'achetant, elle lui avait permis d'échapper soit à un funeste destin, en temps qu'esclave dans les excavations, ou en se faisant exécuter, soit à devenir le jouet sexuel d'un aristocrate pervers.

- Je n'ai besoin que de bons tissus maîtresse. Je suis une bonne couturière, et j'ai toujours fait moi même mes habits.

Elle lui montra sa tunique de soie brodée bleu et sa ceinture sophistiquée. La seule chose qu'elle ne savait pas faire, c'était se confectionner des chaussures.

- Si madame a besoin de nouveaux habits, qu'elle me donne les tissus qui lui plaisent et je confectionnerais ses tenues. Et si madame a besoin de nouveaux rideaux pour ses fenêtres, je les lui ferait. De même pour le reste du linge de maison.


Elle s'inclina avec respect, et se tourna vers Natanakin et s'inclina à nouveau. Après tout, c'était grâce à lui que tamari s'était intéressée à elle. Et si sa maîtresse était intéressée par l'argent, elle saurait trouver des idées pour rembourser son achat.

- Je saurais rendre jalouse vos amies à travers des tenues uniques et de qualité. Et si cela vous chante, je saurais préparer vos bals et fêtes. Si chanter vous exigez, je chanterais, si c'est danser, je danserais. Et si je ne sais pas faire, j'apprendrais.


Elle sourit, confiante en ses capacités. Sa mère lui avait appris bon nombre de chose et la couture était ce qu'elle préférait faire, de même que la cuisine et... les potions.

- Je sais faire des potions. Potions de soins, filtres d'amour, parfums de discorde. C'est comme madame le souhaite.
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MessageSujet: Re: La vente   Dim 4 Avr - 0:54

-Dans ce cas je t'enverrai choisir les tissus pour tes costumes.

Tamari hocha la tête en voyant l'habit de sa nouvelle acquisition. Elle semblait fort débrouillarde, raisonnable et responsable. Deux dernières qualités assez étrangères à Natounet. Si elle parvenait à lui mettre un peu de plomb dans la cervelle, ce serait une TRÈS bonne acquisition.

Ledit Natounet fut surpris de la voir s'incliner devant lui. Drôle d'attitude. Docile. Respectueuse. Craintive ? Hypocrite ?

-Très bien, très bien. Tu nous fera une démonstration en rentrant.


Histoire d'évaluer la marchandise.

Tous trois finirent par sortir du marché, et se trouvèrent dans les ruelles qui menaient au quartier riche. En quelques minutes ils arrivèrent à la résidence. C'était une sorte de grand hôtel particulier, qui laissait deviner l'opulence dans laquelle vivaient les propriétaires.

Une fois à l'intérieur, les deux esclaves suivirent la dame, à travers plusieurs couloirs de tapis et de tableaux, jusque dans un salon assez peu meublé. Une pièce moyenne qui ne devait servir qu'à fuir le grand monde lors des réceptions, ou à conspirer loin des oreilles indiscrètes.

-Natanakin, pousse donc les fauteuils.

L'ambiance calfeutrée s'évanouit lorsqu'il déplaça canapé et fauteuils jusqu'à obtenir quelques mètres carrés de parquet de libre. Tamari s'assit. Nat', curieux, s'adossa à un mur.

-Danse maintenant. Et chante. Montre nous ce que tu sais faire.


Le ton n'était pas impérieux. C'était une invitation. Willemina était pour l'instant en période de test, sa maîtresse ne savait encore de quelle manière elle allait la traiter. Sévèrement, si elle se montrait oisive, ou sournoise. Moins si ses premières intuitions concernant ses qualités d'esclave consciencieuse se confirmaient.

Un autre esclave qui passait par là s'arrêta au niveau de la porte pour voir ce qui allait se passer. Le public s'élargissait.
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MessageSujet: Re: La vente   Lun 7 Juin - 16:55

[je m'excuse à mon tour pour le temps de réponse. Ayant des problèmes en ce moment, je n'ai plus pensé à venir ^^"]

Willemina suivit sa nouvelle maîtresse et se retrouva coincée entre elle et Natanakin. La jeune esclave fixait l'un et l'autre avec curiosité, et se demanda soudainement comment ces deux là pouvait s'entendre. Lui, bel esclave têtu et caractériel, provoquant souvent des situations cocasses et pénibles pour sa maîtresse, Elle, belle et riche femme tout aussi caractérielle, et vindicative au possible. Peut être aussi un peu radine (sinon beaucoup). Dans ce cas, Willemina veillerait à satisfaire sa maîtresse en l'aidant à épargner son argent.

Quand ils arrivèrent à la maison de Tamari, la jeune esclave découvrit une belle et grande demeure, décorée et meublée avec un goût certain. C'était une autre classe que ses anciens maîtres et elle comprit que Tamari était une femme du monde, avec sans doute une grande influence sur la société. Willemina baissa la tête de gêne, presque par automatisme, avant de la relever... c'était sa nouvelle demeure après tout.

Willemina s'évertua à mémoriser son chemin à travers le dédale des escaliers et des couloirs, mais en fait, c'était simple. Les pièces à vivre étaient au rez-de-chaussée, avec des boudoirs et une grande salle de bal, entre autre. Ils pénétrèrent dans une pièce assez petite, qui devait servir pour s'isoler ou recevoir une ou deux personnes en particuliers et dans la tranquillité. Des portraits les observaient avec sévérité, dans une pause digne et stricte qui mettait un peu mal à l'aise la jeune fille.

Tamari fit dégager les meubles et s'assit en fixant la jeune fille. Natanakin s'adossa contre le mur dans une pause insolente, le regard plein de curiosité. Tamari demanda à Willemina une démonstration de danse et de chant. Elle voulait sans doute évaluer la réelle valeur de son achat et la jeune esclave, compréhensive, n'émit aucun refus, bien au contraire. Elle prit une pause de départ, prête à danser.
Elle commença à chanter. De sa bouche sortit un son doux, une voix de miel, ni trop grave ni trop aigüe. Plaisante. Elle chantait une chanson populaire, l'une des premières qu'elle avait appris enfant de la propre bouche de sa mère avant qu'elle ne fut séparé d'elle. C'était une chanson douce mais rythmée, remplie d'émotion et de souvenir. Elle ne savait pas si cela plairait à sa maîtresse, mais ce n'était après tout qu'un test, pour évaluer sa voix, sa capacité à chanter.
L'air de la chanson donnant le rythme, Willemina se mit à danser, tournoyant sur elle-même avec grâce et légèreté, esquissant des pas de danse rapides et agiles. Cela ressemblait à une danse exotique, avec une pointe d'originalité propre à l'imagination de la jeune esclave. Elle avait appris que parfois, l'improvisation avait du bon, mais si sa maîtresse préférait le traditionnel, Willemina saurait s'adapter à cette exigence.

Les minutes passèrent, Willemina n'avait plus de notion du temps. Elle aimait les arts, et quand elle se mettait à chanter et danser, la passion prenait le dessus. Ce qui se passait autour n'avait plus d'importance.
Puis, la chanson arriva à la fin et Willemina cessa de danser. Elle était fière d'elle, mais arrêter la rendait un peu mélancolique. Un fait qu'elle cacha à sa maîtresse. Pas question de dévoiler aussi aisément ses sentiments. Elle voulait juste faire bonne impression et c'était tout.

- Cela vous satisfait-il ? Madame désire que je fasse autre chose ?


Elle prit une attitude d'attente affichée, celle apprise pour montrer qu'elle attendait des ordres.
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MessageSujet: Re: La vente   Jeu 15 Juil - 20:41

La petite n'était pas timide. C'était le bon côté de la chose. En revanche, le côté folklorique ne serait pas du goût de tous les spectateurs. Les gens du monde voulaient du raffinement. De la distinction. Pas des mélodies qu'on trouvait dans la rue.

- C'est bien. Mais je voudrais quelque chose de plus distingué et élégant. Je pense que cela ne devrait pas te poser de problème, tu me montreras plus tard. Natanakin, fais lui visiter la maison et installe-la. N'oublie pas de remettre la pièce en ordre.

Elle se leva et sortit sans rien dire de plus, comme perdue dans ses réflexions. L'esclave en question se redressa, une fois qu'elle eut quitté la pièce, et adressa un sourire à Willemina avant de se mettre à la tâche.

- Tu te débrouilles pas mal.

Il entreprit de repousser les fauteuils jusqu'à leurs emplacements originels.

- Nos quartiers sont au fond d'une des ailes, au rez de chaussée, à côté des cuisines. Il va falloir qu'on te monte un lit. Tu n'as pas d'autres affaires à aller chercher ?

Le petit salon retrouvait sa disposition. Il lui fit signe de le suivre. Les voilà tous deux dans le couloir. Le jeune homme désigna leur gauche.

- Par là, la bibliothèque... en haut les chambres. Et leur droite. Par là, les cuisines... ça va ? Le marchand ne t'a pas maltraitée ?

Douce et fragile créature. C'eut été cruel. Mais courant, les revendeurs s'amusaient parfois avec les jeunes femmes avant de les troquer.
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MessageSujet: Re: La vente   Ven 16 Juil - 16:59

Tamari sembla satisfaite, mais fit remarquer que ses invités attendaient un autre type de chant, plus raffiné. Willemina en connaissait un bon nombre, et se ferait un plaisir d'en apprendre plus pour le plaisir des oreilles de sa maitresse. C'était un essai, et la jeune esclave n'avait pas jugé utile de faire trop sophistiqué pour un début, surtout en commençant ainsi à froid et sans instrument pour l'accompagner.
Tamari s'en alla sans rien dire de plus, songeuse. Natanakin, lui, remettait le mobilier parfaitement en place, sourire aux lèvres. Il la félicita sur son talent, mais Willemina le coupa :

- Se débrouiller pas mal n'est pas se débrouiller parfaitement bien. Ce qui signifie que je peux faire encore beaucoup de progrès. Peut être devrais-je étudier plus de chants et m'entrainer d'avantage.


Une fois la pièce remise en ordre, les deux esclaves sortirent et Natanakin fit visiter les lieux. IL désigna l'aile des esclaves, la bibliothèque, la cuisine, les chambres. Le jeune homme lui demanda si elle avait d'autres affaires. Willemina haussa les épaules en sortant de ses jupes une petite trousse en cuir où elle sortit un portrait miniature de sa mère, quelques feuilles de notes un peu jaunies et un poignard avec un manche ciselé en argent avec un saphir à l'extrémité.

- Ce sont mes seules possessions, avec la toilette et les bijoux que je porte. Pour mes anciens maîtres, c'était les seules choses qu'il m'étais permis d'avoir. En dehors de cela, un esclave n'a besoin de rien en propre.


Elle n'avoua pas qu'elle n'avait jamais dormis dans un lit, juste sur un matelas rembourré de paille. Une fois, ce lit de fortune lui avait causé un grand tourment, lui faisait attraper des poux. Ses maîtres n'avaient pas été cherché loin un traitement, Willemina eut la tête rasée et ses vêtements et paillasse brûlés. On traita sa toute petite chambre, lui redonna des vêtements neufs et c'était tout. Pour l'enfant qu'elle était ce fut humiliant.
Natanakin se fit alors du soucis pour la jeune fille, se préoccupant principalement de son traitement lors des transactions.

- Je vais bien. Le marchand a été très correcte. Je ne pense pas que cela aurait été vrai avec les hommes qui voulaient m'acheter. Je ne parle pas du sort qui m'étais réservé si je n'avais pas été vendue. Normalement, un esclave qui n'a pas de maître ne sert pas à grand chose. Soit on le tue, soit il fini dans les carrières de mines ou dans un bordel.

Et aucune des solutions n'aurait plu à Willemina. Encore que, pour finir dans les mines ou dans un bordel, elle aurait préféré se donner la mort elle même. A cette idée, elle serra fort le poignard dans sa main.

- Montre-moi ma chambre, que j'y dépose ma trousse de voyage. Je ne vais pas me balader sans cesse avec mes maigres souvenirs.


Elle le gratifia d'un sourire à la fois doux et suppliant. Pour la première fois depuis trois mois, elle pouvait enfin souffler un peu et profiter de la vie. Elle avait une nouvelle maîtresse, une nouvelle maison et donc une nouvelle sécurité pour elle.
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