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 Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]

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Killian
۩ Apprenti exorciste ۩

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Nombre de messages : 1043
Origine : Quelque part en France.
Camp : Instable

Conjoint : Plus personne.


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Relations:
Capacités: Manger. Dormir. Hmmm euh c'est tout o_o'

MessageSujet: Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]   Ven 11 Juil - 0:50

[Ce topic fait partie intégrante de l'intrigue! Tous les membres sont invités à poster à la suite! Venez défendre votre honneur et votre village, et casser des assiettes rien que pour le plaisir xD] [Artus sera joué par le PNJ, vous pouvez donc faire ce que vous voulez dans le château mais sans pour l'instant vous attaquer au Baron directement]


La guerre était déclarée. Tous les villageois s'étaient passés le mot: ce soir verrait la fin du Baron! La vengeance était enfin là, car, unis, ils pouvaient enfin agir. Un pacte avait été scellé avec les Esprits du village: tous ensemble, morts ou vivants, ils vaincraient l'oppresseur sans faillir. Cette union était des plus miraculeuses, mais contre Artus et ses hommes ils n'avaient plus le choix.
Du côté des exorcistes, l'enthousiasme était modéré, car en renversant Artus ils perdaient aussi une offre d'emploi intéressante. Mais les taxes et la tyrannie du despote suffirent à les faire se rallier aux villageois. Cette nuit allait voir le sang couler!

Et, bien évidemment, comme il ne se passe jamais rien de bien sans que Killian veuille y participer, celui-ci se trouvait aux premières lignes, fourche à la main, bien que l'on aie cloîtré les femmes et les enfants au fond des maisons pour leur sécurité. Mais il n'y avait pas eu moyen avec le gnome aux cheveux d'or, aussi son Maître le surveillait-il de près, histoire de le rendre entier à sa mère.

Réunis sur la place du village, la foule armée de torches et d'armes en tous genres n'attendait que le signal de leur chef pour se diriger vers le château du Baron. Les quelques gardes qui les avaient vu n'avaient guère eu le temps d'aller prévenir les autres; on s'était débarassé d'eux rapidement.
Maintenant, la rage était à son comble, et les paysans les plus hardis se mirent à crier. Le forgeron s'avança alors, car c'était lui qui avait pris la tête de la rébéllion.


-Allons-y!

Un énorme rugissement d'acclamations suivit cette parole, et tous se mirent à courir, déferlement de braves gens qui se battaient pour leur liberté. Parmi eux, on trouvait du simple poissonnier jusqu'au riche bourgeois, plus distingué avec son épée. Enfin ils atteignirent les portes du château, et ensemble ils cherchèrent un moyen de forcer les portes, et bientôt un bélier de fortune fut construit grâce à un tronc d'arbre abattu par les soins du charpentier.
Une, deux, une, deux, tout le monde se mit au travail, et l'épaisse porte céda bientôt. Du haut des rempars, c'était la grande agitation, car les esprits n'avaient pas attendu les villageois pour traverser les murs et semer la pagaille. De l'une des quatre tours du donjon, on voyait déjà s'échapper les flammes ardentes d'un incendie. Les gardes essayaient tant bien que mal de s'organiser, et le Baron fut réveillé par tout le remue-ménage. Il commença alors à avoir peur.

Chacun faisait maintenant sa propre investigation de son côté, oeuvrant à qui mieux mieux à neutraliser les gardes et à mettre à sac toute la gigantesque demeure. Toute cette pagaille n'était pas des plus disciplinées, mais on trouvait une joie sauvage à se venger sur les beaux meubles, objets et draperies du Baron. Ce dernier, apprenant que les villageois avaient pris d'assaut ses appartements, se réfugia dans la plus haute pièce du donjon avec une dizaine de gardes armés jusqu'aux dents.

De son côté, Killian avait décidé de prendre d'assaut les réserves de nourriture près des cuisines. Mais après s'être avalé la moitié d'un énorme gâteau à la crème, il résolut d'aller s'occuper d'affaires plus importantes, surtout parce qu'il n'avait plus de place dans son petit ventre tout rond. Aussi se mit-il à éventrer tous les tableaux et les tapisseries qui tombèrent à sa portée, et jetait au sol vases et vaisselle précieuse. Il était content car il n'avait jamais eu le droit de faire ça à la maison.

Et puis il entendit la clameur des gens qui montaient l'escalier du donjon, pour aller mettre fin définitivement aux jours d'Artus. Le garçon se dépêcha de les rejoindre, prêt à en découdre avec sa fourche...

_________________

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MessageSujet: Re: Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]   Ven 11 Juil - 10:10

C’était une nuit comme les autres pour Lulubeth. Son chat en peluche contre elle, son petit cœur battant la chamade à l’idée de mourir de faim et de froid, elle errait sempiternellement dans les ruelles désertiques d’un village en plein sommeil. Toutefois, plus elle marchait, plus elle sentait que quelque chose sonnait faux, comme une sonnette d’alarme qui l’appelait, lui sommant de ne pas rester à l’écart. Il se passait quelque chose de très intéressant, et ce fut en voulant rendre une petite visite à Killian, son héros aux cheveux dorés, qu’elle remarqua son absence. Après s’être faite éjectée par sa mère qui l’injuria de « Saleté ! » en lui collant la porte au nez, elle apprit que son compagnon de jeux n’était pas chez lui. De plus, elle avait remarqué un soupçon d’inquiétude dans le regard de la femme, fermant ses volets à double tour ainsi que sa porte d’entrée. Se posant mille et unes questions, teintées d’anxiété et de stimulation, la petite fille accourut en direction de cris et de rugissements étranges. Intriguée par un tel phénomène, elle crut à l’arrivée de loups, chose qui aurait été logique pour susciter une telle peur chez les villageois. Mais il n’en était rien de cela, et elle fut surprise de prendre la route pour aller au château du Baron, apercevant au loin l’ensemble des hommes du village, confectionnant un moyen de défoncer la porte de l’édifice luxueux. Bouche grande ouverte, yeux aussi ronds que des billes sous l’effet de la stupéfaction, elle chercha une tête blonde dans cette foule épaisse de chair et de sang. Finalement, elle aperçut Killian au premier rang, armé d’une fourche aux griffes acérées. S’apprêtant à le rejoindre, elle fut coupée dans son élan par les cris de guerre des villageois. Elle constata avec étonnement qu’il n’y avait ni femmes, ni enfants, à part elle et Killian qui faisaient exception à la règle, comme de bien entendu.

« Han ! ♥ Mais si ils vont dans le château du Baron, et si je les suis ça signifie que… »

Aussitôt, dans sa tête apparurent des tonnes et des tonnes de réserves de nourriture. Sans plus attendre, des petites étoiles étincelèrent dans ses mirettes océaniques. Ses cheveux se dressèrent sur sa tête, et une langue gourmande passa sensuellement sur ses lèvres, significative d’un appétit d’ogre, pour un estomac aussi minuscule. Poussant un petit cri de guerre et de joie, elle s’empressa de se frayer un chemin parmi les hommes qui ne la remarquèrent pas. Petite par la taille mais grande par l’esprit, elle imaginait déjà les cuisines sous ses yeux, à son entière disposition, sans personne pour lui dire quoi faire. Personne pour lui donner des miettes qui laissaient à désirer, personne pour l’empêcher de se gaver de pains d’épice, parce que oui, les pains d’épice étaient son pire péché. Elle ne pouvait pas passer une semaine sans en manger une tranche, trop séduite par cette texture molle fondant sur sa langue et imprégnant son palais d’un goût si authentique, si particulier, qui faisait chavirer son cœur en manque de douceur et de gâteries.

Décidément pleine d’enthousiasme, elle n’eut pas tôt fait de dépasser les gigantesques portes du château qu’elle courut en direction des cuisines, sa silhouette suffisamment reconnaissable grâce à son chapeau haut de forme. On la reconnut, mais personne ne vint lui conseiller de ne pas partir seule à l’aventure. Pour le peuple du village Saint Thomas, même si il taisait ses réelles impressions, Lulubeth était une abomination qui ne méritait pas de vivre. A elle seule, elle avait semé la terreur en une nuit, s’emparant de la vie de ses géniteurs avec une insensibilité déconcertante et inhumaine. Depuis ce jour, elle n’était plus considérée comme une victime, mais comme une meurtrière sans une once d’humanité, qui ne pensait qu’à se remplir la panse durant ses heures perdues. Après tout, ce n’était pas faux ! Et atterrissant dans les cuisines, passant juste après Killian, elle aperçut une petite corbeille de pains d’épices qu’elle s’appropria sans hésitation. Ses joues rougirent de cette fabuleuse découverte, et serrant toujours très fort sa peluche contre son petit corps famélique, elle porta la corbeille entre ses mains, Spinel sous son épaule droite, pour poursuivre son chemin en direction du Baron. Passionnée par une telle scène, elle se joignit à l’action des autres villageois, dont certains cassaient des vases ou s’appropriaient des objets de valeur. Pour Lulu, la seule chose qui comptait réellement, c’était la nourriture, car elle l’aiderait à vivre plus d’une journée encore. Et cette petite réserve que voilà, elle l’économisa, bien décidée à ne pas la partager.

Néanmoins, apercevant Killian qui montait les escaliers, elle le suivit silencieusement. Ce n’était pas dans le but de l’effrayer ou bien de le surprendre, mais plutôt parce qu’elle suivait l’événement avec discrétion et intérêt. Peut-être que la fin du Baron, signerait le début d’une période de Paix et de Liberté. Si seulement elle pouvait accéder à ces deux privilèges, elle serait la petite fille la plus épanouie de tout l’univers. Mais pour le moment, rien n’était gagné, car le Baron était encore en vie et pouvait toujours trouver une solution à ce malheureux problème. Les villageois n’étaient pas invulnérables, et malgré leur rage de vaincre, pouvaient toujours chuter au dernier moment. D’autant plus que le château devait être précautionneusement surveillé par la plupart des soldats dépêchés sur le terrain, afin de défendre leur supérieur !

Ainsi, la petite attendit, patiente et passionnée par le courage et la persévérance des villageois.
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MessageSujet: Re: Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]   Ven 11 Juil - 12:55

Pour la première fois depuis bien longtemps, son maître s’était réuni avec d’autres exorcistes dans sa maison. Bien sur il lui avait ordonné de rester dans sa chambre. Elle n’était pas invitée à se joindre à la conversation. Par contre cette bande d’ingrats ne se privaient pas pour squatter chez elle. Au début elle avait été heureuse, se disant qu’on lui ferait des confidences et qu’on lui donnerait même des conseils pour plus tard. Qu’on lui dirait que son arme avait fière allure sur sa tête. Enfin bref qu’elle ferait parti de la fête. Mais pensez-vous ! Quelle enfant naïve ! On l’avait bien vite fait déguerpir. Elle n’était pas autorisée à écouter ce que se disaient les grandes personnes. Ses exorcistes la prenaient vraiment pour un bébé. A cela elle avait bien vite déchanté. Of course, Tsubaki ne comptait pas rester dans son coin à attendre gentiment qu’on vienne lui dire de sortir. C’est donc discrètement qu’elle était sortie de sa prison et qu’elle s’était dirigée vers le salon où se trouvaient les invités. Collant une oreille contre la porte, elle épia la conversation.
Un sourire malicieux passa sur ses lèvres. Son maître se faisait gronder. Pour une fois la donne changeait. C’était la première fois qu’elle voyait son maître dans une telle situation. Comprenez que cela l’amusait au plus haut point. Elle retint un rire et essaya de se concentrer sur le pourquoi du comment. Après tout si son maître se faisait remettre à sa place il devait forcément y avoir une raison. Et c’est là qu’elle apprit que la révolte contre le baron aurait lieu tout à l’heure. Et son maître avait décrété ne pas s’y rendre. Il ne souhaitait pas aider les villageois. Tsubaki fit la moue. Le baron ? C’était bien grâce à lui qu’on avait du boulot mais c’était aussi grâce à lui que tout le monde était triste et malheureux. Voilà qui ne pouvait être pardonné dans le cœur de la jeune fille. Si les autres s’y rendaient et bien elle irait aussi. Seule elle n’avait aucune chance mais tous ensemble ils étaient forts. Tant pis pour son maître. C’est à ce moment là qu’elle entendit l’un des exorcistes dire à son maître qu’il devrait la laisser aller. Finalement ces collègues pensaient à elle. Ils essayaient même de la faire sortir de sa maison. Elle regretta de les avoir jugés aussi vite et les remercia en pensée. Mais ce qu’elle entendit ensuite ne lui plut pas du tout. Son maître avait riposté qu’elle ne serait qu’une gène avec sa maladresse.
Non ce n’était pas vrai ! Elle…elle n’était pas une gène ! Et puis pourquoi tout le monde pouvait aider sauf elle ? Une mine triste apparut sur son visage. Elle se détourna et s’appuya contre la porte. Mais si son maître avait dit qu’elle ne pouvait pas y aller alors elle n’irait probablement pas. Sans faire exprès elle posa sa main sur la poignée et la poussa. C’est alors que la porte s’ouvrit d’un coup et que la pauvre malheureuse tomba en arrière pour atterrir sur ses deux fesses. Les exorcistes la regardèrent avec des yeux ronds. Toute gênée, elle se releva et leur fit un petit signe de la main.


« Ho…ce n’est pas les toilettes ? »

S’en suivit un petit rire suspect puis elle s’en alla en courant et se dirigea vers le grand hall. Elle passa la porte en vitesse et courut vers le château du baron. Laissant ainsi les pauvres exorcistes recommençaient leur débat en criant de plus en plus fort.
Au bout de quelques minutes elle arriva. Les villageois étaient déjà là. Pas de femmes, pas d’enfants. Elle se sentait bien seule. Ha si…il y avait un garçon qui avait l’air d’avoir le même âge qu’elle et une fillette. Peut être un peu plus jeune. En regardant tous les villageois, elle put voir qu’ils avaient tous une arme à la main…sauf elle. Elle ne ferait pas grand-chose sans armes. Elle se tenait à l’écart des autres. Elle serait une fois de plus d’aucune utilité. Un coup de vent passa faisant tomber son chapeau à ses pieds. Elle le regarda tristement et se mit à lui parler.


« Mon pauvre chapeau…cette fois tu ne peux rien pour moi…ce n’est pas des esprits que nous combattons…mais des… ! Oui ! J’ai trouvé ! »

Devenant soudainement heureuse, elle attrapa son chapeau et tourna sur elle-même. Au bout de quelques tours, ses yeux se mirent à tourner et étant en moitié dans les vapes elle s’écroula par terre. Quelques minutes après, des cris lui firent dresser ses cheveux sur la tête. Ca commençait. Elle se releva tant bien que mal et zigzonnant de gauche à droite, son chapeau à la main, elle suivit les autres.
Elle passait dans les couloirs, jetant par terre tout ce qu’elle trouvait et qui était à sa portée. Elle avait récupéré une torche et mettait feux à toutes les tapisseries du mur. C’était amusant, elle n’avait jamais fait ça auparavant. Soudain on l’attrapa par la taille. Un garde ! Quelle chance ! Alors qu’il essayait de l’emprisonner et de lui prendre sa torche des mains, elle se débâtit violemment. Et sans faire exprès elle lui balança la torche à la figure. Il lâcha la demoiselle soudainement et se mit à hurler, le visage en feux. Croyant qu’elle l’avait battu avec la force de ses bras et de son corps, Tsubaki prit un air snob et dit :


« Vous êtes tombé sur plus fort que vous mais je ne vous tuerez pas ! Joignez-vous à moi et nous… »

Elle s’arrêta en plein discours, surprise, elle venait de se retourner. Poussant un autre hurlement. Elle s’inclina une bonne dizaine de fois et s’excusa sans s’arrêter. Qu’avait-elle fait ? Ho mon Dieu ! C’était horrible ! Elle se précipita vers le garde. Il fallait rattraper ça. Elle frappa son visage avec son chapeau, histoire de faire cesser le feu. Ca sembla marcher et l’homme s’écroula ensuite à terre. Il s’était évanoui ? Soulagée de voir qu’il n’était pas mort, la jeune fille se dépêcha de s’en aller. Prenant soin de laisser sa torche par terre pour ne pas retomber une nouvelle fois dans la même situation. C’était dangereux ce genre de choses ! Elle continua à courir le long des couloirs, se contentant cette fois ci de déchirer les tableaux et autres tapisseries. Mais c’était quand même plus rapide avec une torche.
Malheureusement pour elle, alors qu’elle était en train de se remettre de ses émotions, elle tomba nez à nez avec un groupe de soldats, armés, ils se dirigeaient vers elle, l’air mauvais. Elle chercha un endroit où se cacher. Rhaaa il n’y avait rien pour ça ! Elle n’avait plus rien pour se défendre ! Que devait-elle faire ? Elle ôta son chapeau et le brandit vers les soldats. Elle releva sa frange pour qu’ils puissent voir ses yeux violets. Heureusement elle avait un plan pour ce genre de situation.


« Gare à vous braves gens ! Je suis une sorcière et si vous ne partez pas je vous transformerez en crapaud ! Gnégnégnégnégné ! »

Oui…c’était bien ça son plan. Se faire passer pour une sorcière. Généralement ça marchait et on prenait la fuite devant elle. Ca la rendait aussi triste mais là elle priait pour que ça réussisse. Malheureusement pour elle, sa menace ne semblait pas atteindre les soldats et elle cria à nouveau.

* pourquoi faut-il que ça ne marche jamais dans les bons moments ? *

Elle fit demi-tour et se mit à courir. Ne pas s’arrêter, ne pas s’arrêter. Elle repassa devant le garde qu’elle avait carbonisé tout à l’heure et s’arrêta à quelques mètres de lui. Yeux et bouche grands ouverts, elle observait le carnage qu’elle avait fait. La torche qu’elle avait posé par terre tout à l’heure avait mis le feu à un tapis qui se trouvait par terre et s’était répandue à une vitesse hallucinante. Des flammes montaient jusqu’au plafond. Elle avait mis le feu au château ! Et en plus elle était bloquée ! Les gardes venaient d’arriver et la considérait d’un œil méfiant. Elle commençait à comprendre pourquoi son maître ne voulait pas qu'elle vienne...
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MessageSujet: Re: Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]   Mer 23 Juil - 20:46

    Han. Je suis trop beau. Franchement, regardez ca. En tout cas, moi je le fais. Franchement, quoi! Mes yeux, ils sont trop beaux. Mes cheveux, ils sont trop beaux. Ma bouche, elle est trop belle. Tout est magnifique.
    C'que je m' aime.

    Mais pour tout vous dire, c'est pas le cas de tout le monde. Si, si, j'vous juste. Ca me fait mal de le dire, mais c'est vrai. Ca va faire trois jours que j'ai pas eu un seul client! Vous vous rendez compte ?! Trois loongues, interminables journées! Deux nuits trois fois plus interminables!! J'en peux plus, moi. C'est intenable. J'ai besoin de sexe pour vivre, c'que ca me manque. Nyanyanya.

    Bon, j'vais pas rester là à me morfondre tout de même. Ca me ressemble pas de me morfondre. Moi, je suis la gentille mignonne petite chose trop choute qui est tout le temps de bonne humeur et hyperactif. Et tout le monde m' aime. Si, tout le monde. Nah, et pas toi.
    Alors bon, je me lève. J'ai un peu mal au cul. C'est parce que je suis resté assis trop longtemps ou parce que ca me manque vraiment ? Est-ce qu' on peut avoir mal au derrière parce qu' on a envie de faire l' amour ? ... Si c'est une très bonne question, je trouve. Ca m' intrigue.
    Han, c'que mes jambes sont engourdies. J'ai du rester plus d' une heure assis en tailleur. Snif, ca me donne les larmes aux yeux, ca. J'suis un peu douilet, il paraît. J'suis pas d' accord. Même pas vrai.

    Bref, je me lève. J'en ai un peu marre du port et de ses odeurs puantes. Enfin, en vrai, j'en ai surtout marre de voir tous ces mecs chercher des putes et m' ignorer. Foutu époque. Pourquoi les gens ont-ils si peu de goût et osent préférer des femmes d' âge murs aux seins énormes et -soyons franc- pas très attirants, à un jeune étalon, magnifique comme moi. En plus ca fait longtemps alors je le ferais gratuitement -presque- hein. Que je me sens seul, moi, pauvre gamin abandonné de tous. Hihihi.
    Là, je marche un peu dans la ville. Y'a pas grand monde, c'est étrange quand même. Bon, j'espère pas trouver de clients près de l' église, mais tout de même, y'a pas grand monde. Et j'pense pas qu'y'aurait des clients à l' église...
    Quoi que dans l' église, ca pourrait être super cool, non ? Wah. Ca doit bien résonner là dedans. Moi, je cris super fort hihihi <3
    Juste pour le plaisir de choquer le prêtre des environs. Y'a un prêtre, même ? Oh la la mon diiieu c'que ca doit être triste, d' être prêtre! Je suppose que vous savez c'que j'vais dire, mais j'le dis quand même : C'QUE CA DOIT ETRE TRISTE LA VIE SANS SEXE!
    J'me demande même comment ils peuvent vivre. Je sais pas, moi, hin, peut être qu' il existe, le monsieur là haut. Peut-être, mais ca me regarde pas. Tant qu' il me prive pas de ce que j' aime le plus au monde, j'm'en fiche hihi <3 Faudra que j'me méfie, au fond, c'ets peut-être lui qui a décidé de faire le méchant et de ne plus m' apporter de client...

    Oh dieu tout puissant si jamais j' ai été méchant bah faut que tu me pardonnes parce que sinon j'vais mourir si je fais pas l' amour bientôt et j'suis sur que tu veux pas que j'meurs. En tout cas mwa j'veux pas mourir alors apporte moi un gentil garcon mignooooon ou une super belle fille, s'il te plaiiiiit >o<

    On prie chacun à sa manière, hein. Hihi.
    Et je gambade, vers l' inconnu <3 J'ai un peu faim ... Une pomme, god, pleeeaaaaaaaaase, une pomme!
    Oh je vous l' avais pas dit ? Moi, j' aime les pommes, j'aime tellement les pommes. C'ets le seul truc qui mérite sa place ici avec le sexe. Franchement. Vous connaissez quelque chose de plus bon que... LES POMMES, vous ? Même pas vrai. Existe pas. Nah.
    Ou peut-être lécher un clito ou une bite. Hihihihi <3

    ... Plus je marche dans ce village, plus je me dis qu' y'a personne. J'vais vers la place du village, y'aura bien quelqu' un, hein ? Un client ? Une cliente ? Même un chien, quoi!!
    Bon, okay, c' est gore, mais quoi, j'suis en manque! J'suis sur que vous savez même pas c'que ca veut dire! Haaaaaan!!
    Une âme vivante, s' il vous plait...
    Oh, mais que vois-je! Des gens! Oh mon dieu! Des culs! Des seins! Han, ca fait plaisiiiir!!
    Je m' approche en sautillant. Oh ouiii enfin! Va bien y'en avoir quelques uns, hein? Hein seigneuuuur!! hihihihihihihi, ca m'excite!!

    Mais pour tout vous dire, y'a un truc bizarre!! Les gens... Ils ont tous l' air méchants! Ils ont des flammes à la place des mains!!
    ... Bon, okay, c'pas vraiment possible. Mais en tout cas, ils ont l' air vraiment énervé. Faut pas être enervé, voyons, la vie est belle!! Mwa, les gens énervé, ca me fait peuuuuur!

    Bon, j' attends un peu. Allez, bougez! Vous me faites peur... Finalement, la foule bouge, avec des gens qui crient, super fort!! Et des flammes de partout!!
    Oulalaaaa <3
    Mais bon, pourr tout vous dire, ma recherche de chaleur humaine est bien plus forte que la peur que je ressens. Enfin, j'crois, parce que j'commence à claquer des genoux, c'ets drôle... Bref, je les suis. Pis j'ai remarqué un tit gamin blond qui a l'air mignon mais pervers à souhait <3

    Ils arrivent devant un graaand château. Wah, il commence à faire froid. Mwa, j'suis toujours en manche courte, parce que j'préfère la chaleur humaine, de toute manière hihihi.
    Enfin bref, j'ai faim, il fait froid, et les gens ils sont méchants et ils ont des flammes, des haches et tout. Même le tit blond. Mon dieu, ils sont tous devenus fouu!!
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MessageSujet: Re: Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]   Jeu 24 Juil - 18:01

Cela faisait des heures qu'elle était là à observer la Lune, adossé à un cerisier. Le vent soulevait doucement ses cheveux et tout était paisible, il n'y avait pas un chat et pas un bruits au bord de l'eau. Sans était presque effrayant. On aurait dit qu'il n'y avait plus de trace de vie, ou de mort, au environs. Elle était seule avec Hitomi, son petit Lapin Rose. Elle se leva, un peu de marche l'occuperai un peu. Mais au moment où elle s'apprêtait à arpenté les abords du Lac silencieusement, des cris s'élevèrent au abord du village, de l'autre côté des bois.

Les cris qui résonnait au loin, n'était pas des cris de peur, ni des cris effrayés, mais des cris de Haine et de rage s'élevait du village. Meako était très intrigué par tant de bruit et décida d'aller jeté un oeil à tout ce rafus. Elle se mit à courir le long du lac s'aider de son ouïe pour localiser la source. Hélas les talons compensée n'était pas ce qu'il y avait de plus pratique en matière de sport et encore moins sur une surface sableuse où se mélange l'herbe. Elle s'éleva de quelque centimètre du sol et continua son chemin à toute vitesse.

Au bout de quelque minutes elle s'arrêta et remit un pied à terre. Elle était toujours dans les bois, et n'osa pas s'approcher du sentiers qui le coupait. On voyait de l'autre côté des arbres tout le village armé avec tout ce qu'ils avaient pût trouvé: Des fourches, des fusils, des couteaux de cuisine, des pelles... Il préparait une guerre, certes, mais contre qui? Contre quoi? Meako n'en avait pas entendu parler. Elle préférait se tenir à l'écart du village pour le moment et ne se sentait pas concerné par tout cela. Mais quelque chose la frappa, pas littéralement bien sûr, mais elle remarqua que tout les villageois n'était pas... Vivant.. Elle se mit à trembler... Il y avait des esprits ici, maléfique et bénéfique. Mais aucun d'eux ne faisait attention à elle. Ils étaient tous bien trop occuper à grimper la colline plus décider que jamais.

C'était la première fois qu'elle voyait une union pareil et compris que pour que cela se réalise un jour c'était que ça concernait tout le monde et qu'elle faisait parti du lot. Elle ne savait pas encore si elle allait agir mais pour le moment elle décida de monter à travers les bois, parrallement au sentier.

Les torches brillaient dans la nuit et jetaient leurs ombre sur les villageois et fantômes.. Ils arrivèrent enfin à destination. Un grand Château de pierre. Elle avait entendu que c'était le baron qui y logeait. Elle attendit, caché derrière un arbre. C'était un véritable chantier: Tout le monde criait, la porte avait été enfoncé à l'aide d'un bélier, les esprits affichaient leurs satisfaction de destruction, les livres de la bibliothèque volait à travers les fenêtre, les villageois saccageais tout sur leur passage, les tables était retournées, le lustre de l'entrée était tombé. Tout le monde courait dans tous les sens. Elle aperçu un blondinet plus engagée que les autres, en tête de ligne, elle se demandait ce que la place d'un enfant faisait ici. D'un autre côté elle apercevait quelqu'un les mains rempli de nourriture, une autre un peu perdu dans tout ce brouhaha...


Et elle que devait-elle faire? Elle décida de se faufiler entre le carnage et passa un mur au hasard. De l'autre côté elle se retrouva nez à nez avec un villageois qui pillait une sorte de bureau. Ils restèrent quelque seconde à se regarder avec de grand yeux. Puis ils crièrent effrayer de l'autre. Il lâcha les livres qu'il tenait entre les mains et qui chutèrent sur les pieds du malheureux. Il poussa un cri de douleur puis sauta à cloche-pied en arrière. Puis il trébucha sur une chaise qui avait été renversé. Meako s'inclina plusieurs fois en s'excusant.

"Ah.. Je suis vraiment confuse, excuser moi je ne voulais pas..."

Mais le villageois ne prit pas en compte des excuses de la jeune fille morte et s'enfuit en rampant. Elle regarda autour d'elle, la pièce était grande c'était un grand bureau où le baron devait se réunir avec ceux de son rang pour parler d'affaires. Tout était retourné, saccagé.. à l'autre bout de la pièce des esprit s'amuser à brûler des dossiers avec les chandelles. Meako resta là terrifier de se retrouver seul avec 3 esprit maléfique. Toute ses peurs lui remontèrent dans la gorge..

*Il faut partir pendant qu'il ne t'ont pas vu! Bouge! Allez sort!!*

Mais elle resta planté là, son corps ne répondait plus. Les esprit finirent par s'apercevoir de sa présence et se regardèrent un sourire mesquin sur les lèvres. Ils percevaient la peur de la jeune fille et lâchèrent les dossiers. Ils avaient trouvé un jouet beaucoup plus amusant. Ils se dirigèrent vers Meako qui les regardaient arrivé, bêtement, comme une quiche, au lieu de faire demi-tour et s'enfuir.
Au moment où ils n'étaient plus qu'à quelque mètre d'elle. Elle se retourna précipitamment et se mit à voler vers le couloir à toute vitesse.


*Fonce! Fonce! Fonce! Ne te retourne surtout pas*

Elle fila tout droit s'en se préoccuper de ce qui l'entourait. Elle faillit traverser à plusieurs reprises plusieurs villageois, les mains rempli de trésors trouvé au quatre coin du château.
Un des 3 esprit lui coupa la route. Elle tourna rapidement à droite. Passant devant une fille qui essayait désespérément d'éteindre un garde incendié. Elle se retrouva encore nez-à-nez avec un des 3. Hop! Tourne à gauche... Elle ne s'arrêtait pas, espérant qu'elle finirait par les semer. Ce château était un véritable labyrinthe...


*A l'aide... N'importe qui.. Mon Dieu aidez-moi!!!*
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L'Oracle
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Capacités: J'ai tous les pouvoirs ! Hahaha tremblez pauvres mortels !!

MessageSujet: Re: Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]   Jeu 24 Juil - 20:50

Il les entendait crier en bas de la tour, armés de leurs fourches et leurs hachoirs, il les voyait à la lueur vacillante des torches lorsqu'il se penchait par la fenêtre. Bientôt ils arriveraient à passer la première porte, la plus solide, et monteraient les escaliers pour le trouver... et il ne donnerait pas cher de sa peau. Malgré tous ces gardes autour de lui, malgré l'épaisseur des trois portes et de la pierre, il avait peur, plus que peur, même; il était terrifié... Cela devait faire plusieurs heures qu'ils étaient arrivés. Il se doutait bien qu'une rébéllion n'allait pas tarder à éclater, mais il ne s'y attendait pas en de telles circonstances, et pas si soudainement! Comment avaient-ils osé, comment osaient-ils... investir sa propre demeure, son château si bien gardé...!!!! Les tremblements de terreur laissèrent place à des bouillonnements de rage. Ils allaient payer, ils allaient payer pour ce qu'ils avaient fait...

Déjà il avait sorti les deux grimoires à la couverture noire, sur lesquels luisait un A majuscule, un A cerclé de sang... Il avait toujours cru à la magie, cette magie profonde et ancestrale qui permettait les meilleures choses comme les pires. Il avait toujours eu une foi démesurée pour le Créateur, et une crainte éperdue des forces du mal. Et maintenant, il savait que Dieu ne le sauverait pas. Quel autre choix restait-il...? Son âme ne valait certainement pas bien cher, mais quitte à la vendre, autant se débarasser de tous ces vauriens. Il pourrait régner en maître sur la région désormais, craint et respecté de tous, sans la moindre petite tentative de révolution!

Tournant les vieilles pages de l'ouvrage, il surprit sa main à trembler légèrement. D'excitation, de nervosité? Quel acte défendu était sur le point d'être réalisé? La magie, la magie, si attirante et si effrayante à la fois... Il ne pensait même pas à tous les malheureux qui étaient morts brûlés vifs, accusés à tort de sorcellerie. Frénétique, il parcourut rapidement les petites lignes manuscrites. Des bougies, de l'encens, du sel, du sang... Bien d'autres ingrédients étaient nécessaires, mais il n'était pas en mesure de les trouver tous, dans la petite pièce en haut du donjon qui lui servait de refuge. Il ferait sans. Peut-être même... -il eut un regard vers les gardes- que des vies devraient être sacrifiées. Si telle était la volonté du Malin, alors il en serait ainsi!

Tripotant sa barbe, l'homme, petit, gras et trapu, donnait des ordres à ses soldats. Chacun s'affairait, faisant du mieux qu'il pouvait, à trouver les éléments nécessaires. Bientôt un pentacle de sel fut tracé, suivant le modèle du livre. Des idéogrammes significatifs y furent ajoutés à la craie, pour obtenir enfin une immense étoile à cinq branches, au bout desquelles brillait une bougie. Au centre se trouvait Artus et les ingrédients principaux. Tout était prêt, et il était plus que temps. Les villageois avaient réussi à défoncer la première porte; leurs cris se répercutaient dans l'escalier.Le Baron inspira un grand coup et se mit à psalmodier, tenant le livre fermement entre ses doigts boudinés.

-Cette pièce et ces objets seront utilisés au service de la seule magie noire, dans des intentions purement mauvaises...

La voix était dure et monorcode. De leur côté, les gardes, mal à l'aise, n'osaient défier l'autorité et protester, voire s'enfuir, eux qui étaient censés être tout entiers dévoués à leur Seigneur le Dieu Tout Puissant et non à son pire ennemi.

-Satan, ô empereur du mal, toi qui commandes la volonté de tes sujets, toi qui règnes en maître sur les démons et l'Enfer; moi ton humble serviteur...

Ils tremblèrent tous à la simple évocation du nom maudit. Qu'allait-il advenir à présent? L'atmosphère de la pièce semblait se refroidir au fur et à mesure qu'Artus incantait. Ils auraient donné cher pour pouvoir partir en courant, mais qui savait de quel maléfice était capable leur maître à présent... Une aura malsaine investissait les lieux, et semblait grimper le long de leurs bottes pour les enlacer, telle un succube aux griffes douces, s'enroulant autour de leurs jambes, leurs ventres, leurs bras, partout s'immiscer en eux et les transir jusqu'aux os. D'un seul seul souffle, l'homme prononça les paroles fatidiques...

-Je t'invoque.

Un vent froid anima la pièce, éteignant toutes les bougies. La garde n'osait plus respirer. Quant à lui, Artus semblait étrangement calme, si l'on exceptait la lueur de fascination horrifiante dans ses yeux sombres. Poussés par un instinct d'effroi collectif, les soldats se resserrèrent, et ce n'était pas que pour se tenir chaud.

-C'est quoi, ça?

Une voix sépulcrale avait résonné dans la pièce sans qu'on en pût déceler l'origine. Une voix forte, une voix d'homme puissante et sans ambages, dotée d'une autorité sans concessions. Le ton semblait assez ennuyé.

-Ô Satan, je suis ton...
-Qui est Satan?

Cette question mordante fit place à un silence glacial. Les gardes se regardèrent entre eux, stupéfaits, avant de reporter leur attention sur le Baron. Qu'il se débrouille tout seul! Le Démon Suprême était-il pris d'une soudaine crise d'amnésie, ou alors c'était une épreuve à laquelle on avait intérêt à bien répondre?

-Ben, euh... c'est vous, Maître.

Intimidé, il était passé au vouvoiement. La voix d'outre-tombe se tut un moment, sans avoir manifesté le moindre signe visible de sa présence. Et tout à coup un rire tonitruant éclata dans la petite salle, résonnant entre les murs et assaillant les pauvres oreilles des misérables mortels, aussi fort que le bruit d'une cavalcade de centaines de chevaux, d'une avalanche de rochers ou de la clameur de tous les oiseaux du monde réunis. Artus, terrifié, ne savait que dire ni faire. Avait-il provoqué la colère du Malin?
Tout à coup, le rire se calma, et la même voix, un peu plus faible, comme si elle ne s'adressait pas à eux, déclara:

-Hé, Mo, il y a un drôle de gus qui est en train de m'apprendre mon nouveau nom.

C'est alors qu'apparut la deuxième voix. C'était un timbre léger, aérien, mais en même temps froid et dur comme la glace, alors qu'en comparaison celui de l'homme semblait convivial et aimable.

-C'est pour cette raison qu'on se retrouve là? Ils nous a invoqués pour nous rebaptiser? Il y a des choses importantes que les dieux ont à faire, bien plus importantes que de jouer avec un mortel grassouillet. Je fais quoi, Dag, je le tue tout de suite ou tu veux t'amuser un peu?
-A...attendez! Vous... vous n'êtes pas Satan? Qui êtes vous?
-Haha, il est drôle. Nous sommes Dagda et Morrigan, dieux de la vie et de la mort, qui régnons sur le monde, quelle question. On ne te l'a jamais appris à l'école?

Le Baron tombait des nues. Il y avait dû avoir une erreur dans le procédé, l'incantation, quelque part, ça n'était pas possible!! L'énervement commençait à se sentir dans la voix de l'homme, et pour sa part la femme s'était tue.

-Il... il y a une erreur sur la personne...
-Trop tard, mortel, il n'y a pas de seconde chance. Tu nous as dérangés pour rien...
-Mais vous pouvez m'aider!
-Quelle serait la requête?
-Je veux... que vous réduisiez à la servitude tous les rebelles qui me menacent!
-Rien que ça? Quelle insolence. Bon, nous avons autre chose à faire. Tu seras châtié pour ta témérité. Tu peux le tuer, maintenant, Morrigan.
-Avec plaisir <3


Un éclair noir surgit alors du néant pour frapper le petit homme au milieu de son pentacle inversé, sous les yeux horrifiés de sa garde personnelle. C'avait été une décharge, un immense courant d'énergie noire et pure, cinglante, brûlante et froide à la fois, qui le consuma sur place sans laisser le moindre cheveu. Et on sentait que ce n'était qu'une infime partie d'une minuscule parcelle de l'étendue des pouvoirs de la déesse.

Les deux entités entamèrent alors le retour vers leur propre monde, car ils ne faisaient pas partie de celui-ci. Dieu seul avait toujours régné sur cet univers, Dieu seul avait toujours joui de l'autorité suprême, Dieu, ses anges, les démons et Satan. En aucune façon ils ne pouvaient y rester, car ils avaient été appelés de loin, d'un monde lointain, par ce Baron impudent et sa formule tronquée.
Malgré les brèves apparitions qu'ils avaient pu faire chez les populations celtes il y avait quelques siècles, ils n'en avaient aucun droit. Alors ils retournèrent dans leur univers, libérés des attaches et des contraintes, car rien n'est impossible aux dieux...
Dagda ouvrit une faille entre l'espace et le temps, une faille modelée de ses mains, agrandie et façonnée avec soin, et il la franchit, suivi de sa compagne. Mais la fissure, au lieu de se satisfaire des deux divinités, s'agrandit. S'élargit. S'accrut encore et encore, jusqu'à englober toute la pièce de ses rayons lumineux. Les gardes, éblouis, furent happés, les meubles, les tapis, la pierre, tout disparut dans la faille qui ne cessait de s'amplifier. Bientôt, tout le donjon, le château, les villageois surpris, les chevaux... L'onde de choc était partie du centre du donjon, pour s'étendre du château aux champs, au village puis au lac, à la forêt et à la mer. Elle avait englouti tout ce qui se trouvait sur son passage; les esprits n'y échappèrent pas non plus. Ici, là-bas, depuis Killian qui se goinfrait dans les cuisines avec Lulubeth, Edward qui se demandait qui il allait bien pouvoir violer, Meako effrayée par d'autres âmes, jusqu'à Fey Tsubaki dans les escaliers à la poursuite du Baron, de la plus petite souris jusqu'au gros poisson qui sommeillait dans une calanque près de la plage, tous furent absorbés dans les méandres inconnus qui reliaient les deux dimensions.

Puis la faille se raccourcit, se resserra, ressouda ses bords immatériels, et disparut aussi vite qu'une étincelle dans la nuit. Comme si rien ne s'était passé. Mais il s'était tout de même passé quelque chose. Les villageois regardèrent autour d'eux, le ciel, le château, les arbres: tout semblait en place, on ne peut plus normal. Ils se demandèrent si c'était un miracle, que Dieu avait intercédé en leur faveur pour désister le Baron.

Alors, en trouvant les restes calcinés d'Artus, ils rentrèrent chez eux, et allèrent prier pour remercier le Seigneur de son acte. Débarrassés du joug du tyran, la vie reprit son cours, et tout semblait aller mieux. Jusqu'à ce que des créatures et des phénomènes étranges fassent leur apparition...

Indubitablement, quelque chose avait changé, mais on ne savait pas exactement quoi...
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Sus au Baron! [Intrigue] [Venez tous!]

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